Fléac-sur-Seugne

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Fléac-sur-Seugne
Le clocher Renaissance de l'église domine le village.
Le clocher Renaissance de l'église domine le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Canton Pons
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute-Saintonge
Maire
Mandat
Daniel Frédéric
2014-2020
Code postal 17800
Code commune 17159
Démographie
Gentilé Fléacais
Population
municipale
377 hab. (2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 06″ N 0° 32′ 17″ O / 45.535, -0.53805555555645° 32′ 06″ Nord 0° 32′ 17″ Ouest / 45.535, -0.538055555556  
Altitude Min. 11 m – Max. 56 m
Superficie 8,28 km2
Localisation

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Fléac-sur-Seugne

Fléac-sur-Seugne est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Fléacais et les Fléacaises[1].

Cette petite commune rurale et viticole, se transforme de plus en plus en une petite commune résidentielle au sud de Pons.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

La commune de Fléac-sur-Seugne se situe dans le sud du département de la Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[2], au cœur de l'arc atlantique, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.

Cette petite commune rurale est entièrement située sur la rive droite de la Seugne et se trouve au sud de Pons, à environ 5,5 km du chef-lieu de canton.

Appartenant au canton de Pons, elle a des limites communales avec l'arrondissement de Jonzac au sud par les communes voisines de Mosnac et de Saint-Grégoire-d'Ardennes, ces deux dernières appartenant au canton de Saint-Genis-de-Saintonge.

A l'écart des grandes voies de communication routière, la commune a cependant pu rompre cet isolement grâce à la voie ferrée Nantes-Bordeaux qui a été réalisée dans le courant de l'année 1870 avec construction d'une petite station au chef-lieu du village. Dès son entrée au sud de la commune, la voie ferrée longe la rive droite de la vallée de la Seugne. Mais il est vrai que le train ne s'arrête plus en gare de Fléac-sur-Seugne, les habitants devant le prendre à celle de Pons qui est la plus proche, à environ 5 km.

Cet isolement a été doublement rompu lors de la construction d'un pont sur la Seugne pour relier le village de Fléac à celui de Belluire et à la grande route Saintes-Bordeaux, actuelle RD 137 (ex RN 137).

Le cadre géographique[modifier | modifier le code]

Fléac-sur-Seugne est une petite commune rurale partagée entre deux sites géographiques bien distincts.

  • À l'ouest, la vallée de la Seugne, où le village chef-lieu occupe le site d'un petit méandre, est le domaine par excellence des prairies, souvent inondables lors des crues hivernales.
  • À l'est, le plateau se relève assez abruptement ; il est caractérisé par les coteaux de la Champagne de Pons, souvent recouverts de vignes ou mis en culture céréalière au sud, tandis qu'à l'est et au nord-est, ils sont occupés par des bois qui se prolongent sur la commune voisine d'Avy dans le Bois des Guillins.

L'altitude moyenne de la commune est assez peu élevée dans son ensemble, étant de 11 mètres dans la vallée sinueuse de la Seugne, son point le plus bas, et de 56 mètres son point le plus élevé. Ce dernier correspond à un coteau boisé du sud-est de la commune, le bois de Sainte-Hermine, en limite de la commune voisine de Marignac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Pons,
vallée de la Seugne
Pons Avy Rose des vents
Belluire, Mosnac
vallée de la Seugne
N Avy
O    Fléac-sur-Seugne    E
S
Mosnac,
vallée de la Seugne
Saint-Grégoire-d'Ardennes Marignac

Histoire[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Municipalité[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Daniel Frédéric    
2008 2014 Daniel Frédéric    
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune de Fléac-sur-Seugne fait partie du canton de Pons et appartient à l'arrondissement de Saintes. Ses limites communales la mettent directement en contact avec l'arrondissement de Jonzac.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Bien qu'elle soit limitrophe de la commune de Pons et qu'elle appartienne à son canton, la commune de Fléac-sur-Seugne a choisi d'adhérer à la communauté de communes de la Haute-Saintonge qui dépend de Jonzac, ainsi qu'au Pays de Haute-Saintonge dont le siège administratif est agalement situé à Jonzac.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 377 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600 556 506 630 634 652 639 629 629
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
586 547 545 524 518 493 530 535 515
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
524 517 515 430 452 408 383 402 376
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
370 356 310 295 340 319 339 342 377
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Une petite commune résidentielle en devenir[modifier | modifier le code]

Après avoir enregistré une baisse continuelle de sa population de 1946 à 1982, la commune de Fléac-sur-Seugne a vu sa population croître assez fortement entre 1982 et 1990, puis de nouveau entre 1999 et 2006. Cette croissance démographique est le signe de sa transformation progressive en commune résidentielle aux portes de Pons dont sa proximité immédiate, environ cinq kilomètres du centre-ville, en constitue un avantage appréciable.

Son site de vallée, en bordure de la Seugne, et ses endroits boisés et doucement vallonnés en font de plus en plus un lieu recherché par les citadins qui désirent vivre à la campagne sans être trop éloignés de la ville et de ses services.

Économie[modifier | modifier le code]

Les activités agricoles[modifier | modifier le code]

Les activités économiques de Fléac-sur-Seugne sont essentiellement agricoles, où la polyculture est associée à la viticulture.

  • Sur les prairies naturelles de la vallée de la Seugne, l'élevage bovin pour la production laitière prédomine grâce à la collecte du lait qui approvisionne la laiterie de Chadenac, unique centrale laitière de tout le sud du département de la Charente-Maritime et qui dépend de Charentes-Lait dont le siège régional est situé à Surgères.
Le village de Fléac-sur-Seugne

.

  • Au centre de la commune, les exploitations agricoles se sont tournées vers la production des céréales dont les sols bien amendés se prêtent bien à leur culture. Il s'agit en fait d'une bonne terre à blé, très anciennement exploitée, qui alimentait encore jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale les trois moulins à grains de la commune, tous implantés sur la rive droite de la Seugne, et dont il ne subsiste aujourd'hui que des toponymes fort évocateurs (le Grand Moulin, au sud du village, le Petit Moulin, près du village entre la rivière et la voie ferrée). Tout au nord de la commune et en limite de Pons, toujours sur la rive droite de la Seugne, se trouvent les ruines d'un moulin abandonné.
  • Au sud du finage communal, sur les coteaux crayeux du crétacé de la Champagne de Pons les vignes sont cultivées avec soin aux côtés des bois de feuillus. Les vignes sont situées dans la zone d'appellation des Bons Bois pour la production des eaux de vie de cognac et du pineau des Charentes.
  • Enfin, la polyculture agricole associe également l'exploitation du bois (bois de chauffage principalement), prédominant dans le nord-est de la commune (forêt de feuillus).

Une petite commune à fort potentiel résidentiel[modifier | modifier le code]

Du fait de sa proximité géographique de la ville voisine de Pons, la commune est appelée à se transformer en une petite commune résidentielle où d'autres atouts ne manquent pas et, mis en valeur, servent de levier pour exercer cette attractivité potentielle (site de vallée, nombreux sites de coteaux et de sites boisés; intéressant patrimoine rural et historique; quelques commerces et services au petit village de Fléac, typiquement saintongeais).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Plusieurs édifices intéressants sont présents dans cette petite commune rurale et ne manquent pas d'intérêt bien que deux monuments civils soient du domaine privé et ne peuvent être visités, il est cependant possible de les admirer de loin.

  • L'église Saint-Pierre

Tout d'abord, l'église du village a la rare particularité de faire partie des églises rurales issues de la Renaissance comme l'admirable église Renaissance de Lonzac. Cependant, elle fut édifiée originellement dans le courant du XVe siècle, puis subit des aménagements au début du XVIe siècle. Toute l'église primitive est d'inspiration gothique flamboyant, à l'exemple de son portail, tandis que les colonnes torsadées relèvent de la période de la Renaissance ainsi que le clocher avec coupole à lanternon[5]. Ce rare monument Renaissance a été classé Monument Historique en mars 1904.

Le château d'Ardennes.
  • Le château d'Ardennes

Ce petit château, assez modeste par son architecture, retient cependant l'attention en raison d'un illustre personnage qui y résida. Il fut en effet la propriété du seigneur Pierre Dugua de Mons, personnage issu d'une famille noble, convertie au protestantisme pendant le XVIe siècle, et fondateur méconnu de l'Acadie. Il fut également le maire de Pons en 1610. Il résida dans ce logis dans les dernières années de sa vie pour y vivre une paisible retraite jusqu'à sa mort en 1628, l'année du siège de La Rochelle et de la capitulation de la cité huguenote. Ce petit château est d'origine médiévale, il a été fondé au XIIe siècle, puis a été agrandi et reconstruit au XVe siècle. Il a conservé un pont-levis qui a été aménagé dans le courant du XVIIIe siècle[6].

  • Les autres constructions civiles

Près de l'église se trouvent les ruines du château de Fléac, avec entrée de souterrain. Il existe également dans la commune un petit logis d'origine médiévale, le Manoir des Forges, qui date du XVe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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  • Jules Pandin de Lussaudière (1880-1915), historien et archiviste mort pour la France, naquit dans la commune. Il fut nommé en 1906 directeur des archives départementales de la Charente-Maritime (on disait alors archiviste du département de la Charente-inférieure), fonction qu'il exerça jusqu'à sa mobilisation en août 1914. Il fut grièvement blessé par un éclat d'obus le 28 mai 1915 au Bois Le Prêtre (Meurthe-et-Moselle) et mourut le 11 juin 1915. Il avait consacré sa thèse de l'Ecole des Chartes à Charles de Coucis, seigneur de Burie, capitaine et lieutenant du roi en Guyenne en l'absence du roi de Navarre (1451-1565).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. (fr) « L'église Saint-Pierre », sur Eglises-de-charente-maritime (consulté le 19 février 2010)
  6. « Le château d'Ardennes dans la liste des châteaux de la Charente-Maritime », sur www.chateau-fort-manoir-chateau.eu (consulté le 24 mai 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]