Paul Gavarni

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Paul Gavarni

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Autoportrait de Paul Gavarni.

Nom de naissance Sulpice-Guillaume Chevalier
Naissance 13 janvier 1804
Paris
Décès 24 novembre 1866 (à 62 ans)
Paris
Nationalité Français
Activités aquarelliste et dessinateur
Un homme en chapeau haut-de-forme, veste gris-vert, gilet rouge et culottes blanches à grands careaux jaunes
Dandy de Paris.
Aquarelle de Paul Gavarni.

Sulpice-Guillaume Chevalier dit Paul Gavarni, né à Paris, le 13 janvier 1804 au no 5 de la rue des Haudriettes[1] et décédé à Paris, le 24 novembre 1866, est un aquarelliste et dessinateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

C'est à la suite de séjours qu'il fait dans les Pyrénées, et notamment à Gavarnie, qu'il choisit son pseudonyme Gavarni.

Remarqué par l’abbé de La Mésangère, qui publia plusieurs de ses œuvres dans le Journal des dames et des modes[2], puis par Émile de Girardin, il collabora à la Mode. Ses dessins furent aussi publiés dans d’autres journaux tels que L'Artiste et L'Illustration, avec notamment sa série des fumeurs de pipe. Vers 1835, il devient un collaborateur régulier du Charivari, quotidien satirique d'opposition républicaine (tirage 2.500 exemplaires en moyenne à l'époque). Ses lithographies pleine page y sont les plus connues avec celles d'Honoré Daumier et sont, à juste titre, considérées comme des originaux de l'artiste. Il meurt quelques mois après le décès de son plus jeune fils Jean âgé de 10 ans.

Il participa avec Grandville aux publications de Pierre-Jules Hetzel, Le Diable à Paris, ouvrages collectifs qui réunissaient contes et articles de Balzac, George Sand, Charles Nodier.

Un monument a été élevé à sa mémoire, place Saint-Georges à Paris (P. Gavarni a habité le quartier de 1837 à 1846), dont le socle est orné d'un bas-relief illustrant le Carnaval de Paris. Y figure notamment « un débardeur ».

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Ses séries lithographiques (Les Enfants terribles, Fourberies de femmes) et ses dessins en font un observateur moqueur, parfois amer, de la société parisienne sous Louis-Philippe et le Second Empire. Il rejoint en cela les Goncourt, qui l'admiraient, et avec lesquels il était très lié.

Gavarni s'était fait une spécialité de l'illustration du Carnaval de Paris, à tel point que, parlant de cette fête, un journal écrivait, plus de vingt ans après la disparition de l'artiste : « Le mot de Gavarni semble de plus en plus juste. – Le carnaval ! disait-il, ça n'existe pas, c'est moi qui l'ai inventé à raison de cinquante francs le dessin[3] ! »

Au nombre de ses œuvres, Gavarni publia en 1848 un recueil de gravures intitulé : Les Débardeurs. Dans sa préface, P. J. Stahl écrit : « Le débardeur, en effet, a un second père ; ce père, c'est Gavarni, par qui le carnaval, cette réalité souvent grossière, brutale et licencieuse, est devenu une folie charmante, une comédie pleine de sel et parfois de raison, une illusion gracieuse, une image enfin et un portrait dont tout le défaut est d'être supérieur en tout à son modèle, qui s'efforcerait en vain de l'égaler. » Le débardeur était un personnage typique du Carnaval de Paris : une femme ou une jeune fille vêtue d'un débardeur ou pantalon de préférence très moulant[4].

Paul Gavarni est enterré au cimetière d'Auteuil à Paris.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Scène de bal masqué : pierrots et colombines, dessin mine de plomb sur papier calque collé sur carton, 19,4 × 23,4 cm. Musée d'Évreux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Hillairet, Évocation du Vieux Paris, 2e édition, Les Éditions de Minuit, Paris, 1960, p.343.
  2. Annemarie Kleinert, Le Journal des dames et des modes ou La Conquête de l'Europe féminine, Stuttgart, Jan Thorbecke Verlag,‎ 2001, p. 152 sq.
  3. En Carnaval, Le Petit Parisien, 23 février 1887, page 2, 5e colonne.
  4. Du temps de Gavarni, une femme voulant sortir en public, en pantalon, en dehors de la période du Carnaval, avait besoin d'une autorisation spéciale délivrée par la police.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jeanne Landre, Gavarni, Paris : Louis-Michaud, Paris, s. d. [1912 ?], 192 p., 45 gravures et portraits
  • André Warnod, Gavarni, Paris : Rieder, Paris, 1926, 64 p., 40 planches hors texte en héliogravure
  • Emmanuel Fougerat, Gavarni, Paris : Chantereau, s. d., 12 p., illustrations en noir et blanc et une en couleurs

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