Croix camarguaise

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Croix camarguaise

La croix camarguaise est un symbole de la Camargue créé en 1926.

Création[modifier | modifier le code]

Croix camarguaise sur coucher de soleil

La croix camarguaise fut créée en 1926 par Hermann Paul [1] qui la conçut et la dessina à la demande du Marquis de Baroncelli.
Elle incarne les trois vertus fondamentales : la Foi, l'Espérance et la Charité. Elle symbolise à elle seule la « Nation camarguaise » (ou « Nation gardiane ») car elle associe symboliquement les gardians, les pêcheurs et les saintes Maries, les trois disciples féminines de Jésus venues, selon la légende, s'établir en Camargue :

  • la croix et ses tridents de gardians expriment la foi,
  • l'ancre des pêcheurs symbolise l'espérance,
  • le cœur représente la charité des saintes Maries.

La croix originelle, réalisée par Joseph Barbanson, forgeron aux Saintes-Maries-de-la-Mer, fut fabriquée dans son atelier de la Place de la Révolution (l'actuelle place du Grenier à Sel) et c'est lui qui suggéra à son créateur d'y rajouter les trois tridents des gardians afin de symboliser encore mieux la Camargue.

Monument[modifier | modifier le code]

La croix camarguaise en 2003

Cette croix fut inaugurée le 7 juillet 1926 sur un terre-plein à côté de la recette postale (face à l'actuel bâtiment du « Grand Large »). Lors de cette fête, de nombreuses personnalités et les amis du marquis de Baroncelli furent présents. On pouvait y voir le poète Joseph d'Arbaud, Delly, Maguy Hugo (la petite-fille du poète Victor Hugo), Madame de la Garanderie, Fanfonne Guillierme, la famille des éditeurs Aubanel, le peintre Hermann-Paul, et bien d'autres personnalités locales.

Une dizaine d'années plus tard la croix fut transférée au Pont du Mort (ou du Maure), à l'entrée ouest du village, route d'Aigues-Mortes. Après avoir été légèrement déplacée, elle s'y trouve encore aujourd'hui en gardienne du village. Malheureusement la croix originelle fut dérobée et c'est une copie qui est actuellement visible.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Pierre Cassely, Provence insolite et secrète, Paris, Éditions Jonglez, 2011 (ISBN 978-2-36195-009-5)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Provence insolite et secrète, de Jean Pierre Cassely, p. 181.