Crise politique de 2009 à Madagascar

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Manifestants à Antananarivo, le 26 janvier 2009.

La crise politique de 2009 à Madagascar est une série de manifestations, d'émeutes et de confrontations politiques qui secouent Madagascar à partir de la deuxième moitié du mois de janvier 2009. Elle oppose les partisans du maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, aux partisans de Marc Ravalomanana, Président de la République de Madagascar, élu en 2006.

Les manifestants reprochent à ce dernier la hausse des prix[1], sa mainmise sur l'économie malgache[1] notamment l'achat d'un Boeing présidentiel avec l'argent public en partie et la location en bail longue durée de la moitié de la surface cultivable à Madagascar à l'entreprise coréenne Daewoo, ainsi que le recours aux unités anti-émeute (EMMO-REG, EMMO-FAR...) pour arrêter leur mouvement.

Environ 135 personnes sont mortes depuis le début des violences. La majorité sont des pilleurs piégés dans des bâtiments en flammes durant le 26 janvier 2009, le "Lundi Noir". D'autres meurent le 7 février 2009 quand la garde présidentielle tire sur la foule qui avance vers le Palais Présidentiel d'Ambohitsorohitra.

Après la prise du Palais Présidentiel d'Ambohitsirohitra le 16 mars 2009 par des militaires favorables à Andry Rajoelina, le 17 mars 2009, le président Marc Ravalomanana remet ses pouvoirs à l'armée qui les transmet à son tour à Andry Rajoelina[2].

Sa prise de pouvoir est considérée comme un Coup d'État par une partie de la communauté internationale.

Andry Rajoelina, nouvel « homme fort », est confronté à des mouvements de contestation des partisans de Marc Ravalomanana et de ceux des deux anciens présidents de la République - Didier Ratsiraka et Albert Zafy -. Les quatre présidents se livrent alors à un jeu d'échecs politique qui enfonce Madagascar dans une crise sans issue.

Face à la suspension des aides économiques de la communauté internationale prononcées en automne 2008 en l'absence de réponse de Marc Ravalomanana aux demandes d'explications sur l'utilisation de ces aides, et dans l'éventualité de sanctions plus sévères liées à la crise provoquée par le renversement du régime de Marc Ravalomanana, Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana et les deux anciens Présidents de la République Albert Zafy et Didier Ratsiraka se réunissent et signent les Accords de Maputo le 8 août 2009 qui devrait signifier l'arrêt de la crise politique de 2009 si elle est respectée par les différentes mouvances.

Fermeture de la chaîne de télévision Viva TV[modifier | modifier le code]

Le début des émeutes fait suite à la décision gouvernementale, le 13 décembre 2008, de fermer la chaîne de télévision Viva TV, propriété de Andry Rajoelina. Cette décision fait suite à la diffusion par la chaine d’un enregistrement contenant des propos de l’ancien président Didier Ratsiraka - qui est actuellement un réfugié en France mais poursuivi par l'État Malgache - du 13 décembre 2008 de 20 heures, lesquels propos étant « susceptibles de troubler l’ordre et la sécurité publique »[3]. En réalité, cet enregistrement diffusé par Viva TV, l'a également été en partie et non en totalité par quelques chaînes de télévisions dans leurs journaux télévisés du 13 décembre 2008. Seule la chaîne de télévision du maire a décidé de diffuser en intégralité le discours de Didier Ratsiraka soit 45 minutes avec programmation de rediffusion.

Cette décision, condamnée par Reporters sans frontières, entraîne la réaction de ce dernier, qui, le 17 décembre 2008, soutenu par des représentants importants de l'opposition politique et de la société civile (notamment Madeleine Ramaholimihaso et Nadine Ramaroson), demande la réouverture de tous les médias fermés par l'État, et l'ouverture de la télévision et de la radio nationale à des représentants de l'opposition. À cette réunion, Andry Rajoelina s'est autoproclamé comme chef naturel de l'opposition politique à Madagascar (chose qui irrita beaucoup les autres partis comme l'Arema, le Leader Fanilo...)[4].

Ultimatum du 13 janvier 2009[modifier | modifier le code]

Il lance un ultimatum au gouvernement, qui expire le 13 janvier 2009 sans réaction du pouvoir.

Le 14 janvier 2009, jour de l'expiration de l'ultimatum ou plus précisément de la menace lancée par le maire, le président de la République déclare : « C’est toujours l'hésitation qui permet aux autres de lancer un ultimatum », « Personne de sensé, qui se dit militant de la démocratie, ne devrait lancer d'ultimatum[5]. »

Andry Rajoelina convoque ainsi l'ensemble de la presse le 14 janvier 2009, pour lui faire part de ses projets suite au refus du régime de répondre à son ultimatum réclamant plus de démocratie et de liberté d'expression à Madagascar. Il déclare « Aleo halan' andriana toy izay halam-bahoaka » citation symbolique signifiant « mieux vaut être haï par les rois que par le peuple ». Il décide alors d'inviter le 17 janvier 2009 à l'inauguration de la dite "Place de la Démocratie" à Ambohijatovo tous les Malgaches attachés aux principes de démocratie et de liberté[6],[7].

Le porte-parole du parti présidentiel, Raharinaivo Andrianantoandro a immédiatement minimisé les portées de ce rassemblement, en qualifiant cette place de la Démocratie de « simple gadget ». 2009)[8].

Le 17 janvier 2009, Andry Rajoelina procède donc à l'inauguration de la "Place de la Démocratie", devant une audience estimée entre 15 000 et 25 000 personnes. Il prononce alors un discours relatant les actions réalisées par la Mairie depuis un an et procède ensuite à un grand déballage[9] sur la conduite des affaires publiques à Madagascar. Il fait part à la foule des méthodes de fonctionnement de Marc Ravalomanana qu'il dit bien connaître, et de son régime et ce depuis son élection à la mairie d'Antananarivo en 2000. Il condamne les contrats passés en 2000 entre la mairie et la chaîne de télévision Malagasy Broadcasting System (MBS) appartenant à Marc Ravalomanana et à ses proches, autorisant cette société à s'installer pour une durée de 50 ans sur les terrains et les locaux de la mairie pour un loyer minimal, ensuite transformé en échange de services[10].

Le maire d'Antananarivo critique également les décisions prises par le régime Ravalomanana au niveau national, tel l'achat d'un avion présidentiel estimé à 60 millions de dollars alors que la majorité de la population vit dans la pauvreté et que cette acquisition, effectuée sans appel d'offre, a été financée selon le ministre du Budget par « un report de crédit non utilisé de 2008 » et par la « fortune personnelle du président à hauteur de 30 millions de dollars »[11],[12]. Il renchérit dans la polémique en mettant en cause la location gratuite de 1,3 million d'hectares de terres arables pour une durée de 99 ans à la société Daewoo Logistics[13].

Peu après, Andry Rajoelina lance un nouvel ultimatum exigeant la démission du ministre du Budget Haja Nirina Razafinjatovo et du ministre de l'Aménagement du territoire Marius Ratolojanahary, jetant dans l'oubli ses plaintes initiales concernant la réouverture de sa chaîne télévisée Viva. Ces ministres auront jusqu'au 21 janvier 2009 pour quitter le gouvernement, avant un nouveau rassemblement populaire à Antananarivo[14].

Lors d'un nouveau rassemblement, Andry Rajaoelina exige la démission du président Ravalomanana, au-delà donc de ses précédentes demandes de démission de ministres. Face aux autres partis d'opposition qu'il nargue, il veut apparaître comme le défenseur de la démocratie, et par voie de fait nouveau chef d'une opposition qu'il dit décapitée par sept ans de régime du Président Marc Ravalomanana.

Une autre manifestation anti-gouvernementale suit le 24 janvier, et débouche sur des émeutes et des pillages durant lesquels l'immeuble de la télévision publique est incendié.

Le 26 janvier 2009, l'État envoie des soldats — "mercenaires" selon les partisans d'Andry Rajaoelina — pour confisquer les émetteurs de la radio Viva. Mais le matin, les partisans de Andry Rajaoelina (surnommés les TGVistes) accourent à la place du 13-Mai. Arrivé à son tour, le maire ordonne à ses partisans de tenir meeting devant le tribunal Anosy pour obtenir la libération de trois étudiants inculpés dans une affaire de cocktail molotov et l'interruption du remblayage qu'il dit non autorisé des rizières d'Andohatapenaka. À Anosy, la manifestation n'est pas maîtrisée. Des partisans s'en prennent aux locaux de la radio et de la télévision nationales, les pillent et les incendient. Ces partisans attaquent aussi les magasins et usines appartenant au groupe Tiko ou à des sociétés privées avec des agressions violentes, attaquant aussi des collèges aux environs d'Anosy[réf. nécessaire].

Après, le maire et ses partisans empruntent la route-digue et partent à l'assaut du remblayage dénoncé. D'autres manifestants se dirigent vers Anosimpatrana et y incendient la station audiovisuelle du président, MBS (Malagasy Broadcasing System). Puis les TGVistes s'en prennent à diverses sociétés appartenant au président Marc Ravalomanana (Malagasy Grossiste, Blue Print, Auditorium), les incendiant après les avoir dévalisées. D'autres sociétés privées subissent le même sort. Les manifestants s'emparent d'un sac de riz, de cartons de cahiers, de bouteilles d'huile, de matelas ou d'appareils électroménagers[réf. nécessaire]. Les pilleurs s'en prennent aussi à des magasins et sociétés appartenant à des investisseurs étrangers. De nombreux magasins et boutiques sans lien avec la crise (n'appartenant à aucun des deux partis) sont pillés; on notera par exemple le centre commercial Zoom et le centre en électronique Citic[réf. nécessaire]. Les forces de l'ordre sont totalement absentes[réf. nécessaire].

L'Île commence alors à s'embraser et les provinces sont également touchées par les mêmes scènes d'émeutes et de pillages.

Au moins 68 personnes périssent en moins de trois jours lors d'émeutes et de pillages liés aux manifestations appelées par le maire de la capitale contre le régime[15]. Les responsables de la gendarmerie annoncent officiellement 68 morts alors que le secrétaire d'État français à la Coopération, Alain Joyandet, fait état de « plus de 80 morts en quelques jours ». La plupart des victimes ont péri dans des incendies lors de pillages. Dans la capitale, à Antananarivo, les autorités ont annoncé 42 morts dans l'incendie d'un centre d'achats dont la toiture s'est effondrée sur des pillards. En province, le bilan des forces de l'ordre décompte : 4 morts à Antsirabe, 2 à Fianarantsoa (centre de l’île), 2 à Toamasina (côte est), 1 à Sambava (côte nord-est), 1 à Mahajanga (côte ouest). À Toliara, sur la côte sud-ouest de l'île, ils ont recensé 16 morts, dont 11 victimes d'une « électrocution ».

Lutte de pouvoir[modifier | modifier le code]

Le 31 janvier 2009, Andry Rajoelina s'autoproclame « en charge » de la République de Madagascar sur la place du 13-Mai. Il déclare que c'est désormais lui qui donne les ordres aux forces de sécurité et que les bureaux et l'administration seront fermés le 2 février. Le soir même, Marc Ravalomanana tient une conférence de presse au palais présidentiel, au cours de laquelle il indique que si les 1546 maires malgaches s'autoproclamaient présidents la situation serait étrange. À une question sur d'éventuelles poursuites contre le maire, il répond que le ministère de la Justice statuerait en temps opportun.

Le 2 février 2009, les ministères, la plupart des commerces et entreprises sont restés ouverts. Le rassemblement de la place du 13-Mai ne regroupe plus que quelques dizaines de personnes, soit beaucoup moins que les jours précédents. Andry Rajoelina s'y présente pour annoncer qu'il lance une procédure de destitution contre le président de la République et qu'une demande dans ce sens sera déposée devant la Haute Cour constitutionnelle. La démarche est effectivement effectuée par l'entremise de Ny Hasina Andriamanjato, coordinateur général de la mairie et ancien ministre de l'ex-président Ratsiraka. Au cours de ce meeting, Andry Rajoelina indique également à ses partisans que, si la procédure de destitution n'aboutit pas, il leur demandera de marcher avec lui sur le palais présidentiel, à Iavoloha, pour y prendre le pouvoir.[réf. nécessaire]

Andry Rajoelina est destitué[16] de ses fonctions de maire par le ministre de l'Intérieur, Gervais Rakotoniriana, le 3 février 2009 en raison de manquements dans la conduite de la mission de la commune. Il est remplacé par un administrateur provisoire, officiellement appelé président de délégation spéciale.

Le 7 février, 28 manifestants sont tués et 212 autres blessés alors que l'armée tire sur la foule qui marchait vers le palais présidentiel, normalement et internationalement déclaré zone rouge[1].

Le même jour, Rajoelina prend la tête d'une Haute Autorité de transition[17] et nomme un « Premier ministre » en la personne de Roindefo Monja.

Le 4 mars 2009, des affrontements entre des manifestants de l'opposition et les forces de l'ordre à Ambositra font deux morts par balles parmi les manifestants et plusieurs blessés de part et d'autre[18].

Poursuivi par la justice, Andy Rajoelina se réfugie le 6 mars à l'ambassade de France[19].

Changement de main[modifier | modifier le code]

Mars 2009[modifier | modifier le code]

Le 11 mars, des militaires proches de l'opposition forcent le chef de l'État major à démissionner. Les 14 et 15 mars, l'armée apporte son soutien à Andry Rajoelina et prend un des palais présidentiel le 16 mars.

Le 17 mars 2009, 10 000 partisans de Rajoelina manifestent, et Andry Rajoelina envahit le palais présidentiel avec l'appui de l'armée, le président Ravalomanana s'étant réfugié dans une résidence hors de la ville et ayant annoncé dans la matinée sa démission[2],[20]. S'engage alors un débat pour savoir qui doit prendre la tête de l'État, le jeune maire d'Antananarivo étant trop jeune (d'après la constitution) pour briguer un mandat de président. Les fonctions de président de la République et de Premier ministre momentanément confiées à un directoire militaire[21] présidé par le plus ancien dans le grade le plus élevé, toutes armes confondues (ce dernier n'était pas présent mais travaillait à l'hôpital militaire de Soavinandriana), un certain vice-amiral Hyppolite Raharison était quand même présent mais ce n'était pas lui le plus haut gradé à ce moment.

Les 3 haut-gradés présents à l'Épiscopat d'Antanimena confie dans la soirée du 17 mars 2009 les pleins pouvoirs à l'homme de la rue Andry Rajoelina pour effectuer la transition politique[22],[23],.

Le 18 mars 2009, le Conseil constitutionnel de l'île officialise la prise de pouvoir de Andry Rajoelina, son investiture officielle devant avoir lieu le 21 mars 2009[24]. M. Rajoelina s'engage à organiser des élections sous 24 mois et rédiger une nouvelle constitution en vue de créer une IVe République.

L'Union européenne qualifie de coup d'État le changement de régime à Madagascar, tandis que les États-Unis jugent le transfert du pouvoir non démocratique[25]. Estimant pour sa part le changement de gouvernement non constitutionnel, l'Union africaine suspend Madagascar de ses instances, de même que la Communauté pour le développement de l'Afrique australe refuse de reconnaître le nouveau président[26].

Le 21 mars 2009, Andry Rajoelina, surnommé « TGV », comme son parti Tanora malaGasy Vonona (Les Jeunes Malgaches décidés)[27], prête serment dans la matinée à Antananarivo dans le stade de Mahamasina devant plus de 40 000 personnes. La communauté internationale ne voit pas d'un bon œil cette nomination et demande que se tiennent des élections le plus rapidement possible pour rétablir l'ordre démocratique et constitutionnel[28].

Le 23 mars 2009, des milliers de militants de l'ancien président Ravalomanana se rassemblent et manifestent pour le retour de celui-ci tout en dénonçant le coup d'Etat qui vient d'avoir lieu[29].

Vendredi 27 mars, Andry Rajoelina accorde la grâce présidentielle à une partie des prisonniers politiques[30].

Avril 2009[modifier | modifier le code]

Début avril, les assises nationales sous la présidence de la Haute autorité de transition fixent la tenue d'un référendum constitutionnel en septembre 2009, des élections législatives en mars 2010 et une élection présidentielle en octobre 2010, en l'absence des représentants du TIM[31] tenant des assises séparées[32] tandis que des tentatives de conciliations diplomatiques sont engagées[33]. Auparavant, le premier ministre ad interim du régime de transition dirigé par Andry Rajoelina, le général Charles Rabemananjara, transfère son pouvoir à Roindefo Monja.

Le 14 avril, Marc Ravalomanana en exil au Swaziland nomme à son tour un Premier ministre « légal », Manandafy Rakotonirina[34],et revient de sa démission présidentielle le 17 mars. Cette nomination, est aussitôt dénoncée par le pouvoir en place[35] et le ministre de la justice de la HAT lance un mandat d'arrêt contre le président déchu et son ministre des finances[36]. L'ONU et les officiels étrangers sont ballottés. Le lendemain, la HAT nomme 11 nouveaux ministres qui rejoignent le gouvernement le 31 mars[37], essentiellement composé de politiciens de premier plan[37].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Madagascar : retour au calme après une manifestation meurtrière, Le point.fr, 8 février 2009
  2. a et b « L'armée malgache confie le pouvoir à Andry Rajoelina » sur le site de L'Express, 17 mars 2009
  3. Article « Décision ministérielle » publié par le Madagascar Tribune.
  4. Article Leader naturel de l'opposition ? publié par le Madagascar Tribune.
  5. Article publié par L'Express de Madagascar, consulté le 18 octobre 2011, lien mort
  6. Article « Andry Rajoelina: "Nous nous levons pour défendre la démocratie quoi qu'il advienne" », propos recueillis par Solofo Andrianjakarivelo, publié sur le site de moov.mg, le 14 janvier 2009
  7. Site iarivo-town.mg.
  8. Article « La Place de la démocratie » publié par le Madagascar Tribune.
  9. Article publié par l'Express de Madagascar.
  10. Article « Le contrat de la MBS dénonce » publié par le Madagascar Tribune.
  11. Article « Marc Ravalomanana reconnaît publiquement son immense fortune », Paul Brisseau, publié le 10 janvier 2009 sur le site exprimanoo.com
  12. Article « Le nouvel avion du président dans le radar du FM », Paul Brisseau, publié le 9 janvier 2009 sur le site exprimanoo.com.
  13. Article « Daewoo gagne le gros lot » publié le 20 novembre 2008 par Courrier international.
  14. Article publié par l'Express de Madagascar.
  15. Article « Au moins 68 morts à Madagascar depuis lundi » publié le 29 janvier 2009 par Liberation.
  16. Andry Rajoelina, le rebelle qui veut gouverner Madagascar Le Figaro, 3 février 2009
  17. Rajoelina prend la tête d'une Haute Autorité de transition, Le Monde, 7 février 2009
  18. Madagascar : deux morts dans la dispersion d'une manifestation d'opposants mercredi, Le point.fr, 5/3/2009.
  19. Rajoelina réfugié à l'ambassade de France, Le Figaro, 10 mars 2009
  20. Le président de Madagascar remet ses pouvoirs à l'armée, Le Monde, 17 mars 2009
  21. Décret n° 2009/239 du 17 mars 2009 : démission (cela reste un débat car il y a plutôt délégation de fonctions) du président de la République et dissolution du gouvernement.
  22. http://www.france-info.com/spip.php?article266960&theme=69&sous_theme=69
  23. L'armée confie les pleins pouvoirs à Andry Rajoelina, Le Monde, 17 mars 2009
  24. Andry Rajoelina fête sa prise du pouvoir à Madagascar, Le Monde, 18 mars 2009
  25. Agence AFP : Madagascar : l'Union européenne dénonce un "coup d'Etat", in Le monde, 20/03/2009 article en ligne
  26. Agence Reuters :L'Union africaine suspend Madagascar, in Le Monde, 20/03/2009, article en ligne
  27. Vincent Hugeux, Madagascar: où fonce Andry-TGV?, in L'Express, 24/03/2009, en ligne
  28. Madagascar : le nouveau président a prêté serment, France Info, 21 mars 2009
  29. A Madagascar, les partisans du président déchu manifestent à leur tour, Le Monde, 24 mars 2009
  30. Alphonse Maka, crasse présidentielle - Grogne des détenus politiques, in La Vérité, 27/03/2009, article en ligne
  31. Tiako i Madagasikara, parti de Marc Ravalomanana
  32. au Carlton 4 étoiles Tananarivo
  33. Madagascar: discussions directes entre délégués de Ravalomanana et Rajoelina, agence AFP, 10/04/2009, en ligne
  34. politicien éprouvé et tête de liste du parti Militant pour le Progrès de Madagascar
  35. Le pouvoir malgache récuse le dirigeant choisi par Ravalomanana, agence Reuters, cité par l'Express, le 17/04/2009, article en ligne
  36. Lovasoa Rabary, Madagascar: mandat d'arrêt contre Ravalomanana, BBC Afrique, 17/04/2009, article en ligne
  37. a et b Agence AFP, Madagascar : le régime de transition complète son gouvernement, 18/04/2008, article en ligne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Solofo Randrianja (dir.), Madagascar, le coup d'État de mars 2009, Karthala, Paris, 2012, 336 p. (ISBN 9782811106058)