Élection présidentielle malgache de 2013

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Élection présidentielle malgache de 2013
1er tour : 25 octobre,
2nd tour : 20 décembre
Type d’élection  Présidentielle
Élu
CENI-T

L'élection présidentielle malgache de 2013 se déroule le 25 octobre pour le 1er tour et le 20 décembre pour le second tour.

Après avoir été annoncées le 8 mai 2013 pour le 1er tour et le 3 juillet pour le second[1],[2], la Commission électorale nationale indépendante pour la transition (CENI-T) reporte le scrutin du 1er tour de la présidentielle au 24 juillet et le deuxième tour au 25 septembre[3]. Une controverse politico-juridique s'ensuit après la publication de la liste officielle des candidats admis à se présenter. C'est alors le gouvernement de transition qui décide de reporter le 1er tour de la présidentielle au 23 août[4], la date de l'éventuel second tour demeure inchangée au 25 septembre.

Après la publication définitive de la liste des candidats autorisés à se présenter, la CENI-T décide de fixer le 1er tour de la présidentielle au 25 octobre et le 2e tour au 20 décembre 2013, le même jour que des élections législatives[5].

Modalités[modifier | modifier le code]

Le président de la République de Madagascar, en malgache Madagasikara est élu pour un mandat de cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Les candidats qui veulent se présenter à cette élection doivent satisfaire aux conditions de la Constitution de Madagascar.

Candidats[modifier | modifier le code]

Dépôts de candidature[modifier | modifier le code]

Les dossiers de candidature doivent être déposés entre le 8 et le 28 avril 2013 auprès de la Cour électorale spéciale[6].

Le 8 avril, Hajo Andrianainarivelo, Jean Lahiniriko et Roland Ratsiraka sont les premiers à déposer leurs dossiers de candidature[7].

Le 13, c'est au tour de Pierrot Rajaonarivelo[8], de Robinson Jean-Louis[9], et de Vahombey[10].

Le 15, Saraha Georget Rabeharisoa est la première femme à se lancer dans la course[11]. Puis c'est au tour de Jean-Pierre Rakoto, de Sylvain Rabetsaroana[12] de la Plateforme nationale des jeunes (PNJ-Mazava). Le 21, Brigitte Rasamoelina est la 2e femme à déposer son dossier de candidature[13] du parti Ampela Manao Pôlitika (AMP).

Avec Julien Razafimanazato, candidat du parti Eto Sehatry ny Daholo be, Laza Razafiarison du parti Avotra ho an’ny firenena, Camille Vital[14] qui se dit « sans parti », Roindefo Monja et Joseph Martin Andriamampionona, sans parti connu, ce sont alors quinze candidats qui se sont déclarés.

Le 21, quatre autres candidats déposent leur dossier de candidature : Lalao Rakotonirainy[15], épouse de l'ancien président en exil Marc Ravalomanana, Avoko Rakotoarijaona, Ny Rado Rafalimanana et Roger Kolo[16].

Le 26, c'est au tour de Guy Rakotomaharo Rajemison du parti MAMAFISOA , du Dr Rolland Etienne Jules du parti Madagasikara Fivoarana (MaFi), de Jean Eugène Voninahitsy[17] du parti Les Autres Sensibilités (Les As), de Clément Razafisolo Ravalisaona du parti Antoko Miombon'Ezaka (AME) et de Sabine Harivola Rama­monjy de déposer leur dossier.

Le lendemain ce sont Alain Tehindrazanarivelo du parti Ezaka Nasionaly Iarahana (enina), Patrick Rajaonary, Fleury Rabarison Lezava, l'ancien président Didier Ratsiraka[18], Marcel Fleury Rakotomalala, Mickael Bréchard Dofo et Tabera Randriamanantsoa qui se déclarent.

Enfin le 28, ce dernier jour voit l'enregistrement de dix-huit dossiers de candidature supplémentaires : William Noelson, James Francklin Rakotomahanina, Guy Ratrimoarivony, Malala Savaron, Richard Rakotofiringa Razafy, Ratsimbalson Faharo, Stephan Narison, Roseline Emma Rasolovoahangy, Fetison Rakoto Andrianirina, William Ratrema, Dolin Rasolosoa, Zefania Mbohoazy, Patrick Raharimanana, Hasina Rakotoaritsifa, Freddy Tianasoa, Andriamparany Radavidson, Ndakana Antony et de Edgard Razafindravahy.

Après avoir annoncé le 15 janvier qu'il renonçait à se présenter à l'élection[19], le président de la Transition Andry Rajoelina déclare le 3 mai qu'il briguera sa propre succession à la présidence de la République[20].

Candidatures validées[modifier | modifier le code]

Parmi les 49 candidats qui ont déposé leur dossier de candidature[21],[22],[23], la Cour électorale spéciale (CES) publie le 3 mai 2013[24] la liste des candidats admis à participer au premier tour. Le 5 mai 2013 est procédé au tirage au sort pour définir l'ordre d'apparition des candidats sur le bulletin unique et les panneaux d'affichage officiels.

Le revirement d'Andry Rajoelina et la validation des candidatures de Didier Ratsiraka et de Lalao Rakotonirainy provoquent la déception de la France[25]. Une partie des candidats conteste également cette décision : ainsi, le 21 juin, un collectif de 21 candidats annonce son retrait de l'organisation de l'élection tant que ces candidats participent; il leur est reproché de ne pas avoir respecté les conditions de dépot des candidatures, Ratsiraka et Rakotonirainy n'ayant pas résidé dans le pays dans les six mois qui précédent l'élection et le chef de la Haute Autorité de la transition ayant présenté sa candidature hors délai[26]. Le 13 juillet, la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), par le biais de son médiateur Joacquim Chissano, annonce des sanctions contre le pays si ces candidats ne se sont pas retirés d'ici la fin du mois[27]. Le 17 août, la cour électorale retire ces candidatures controversées, 5 autres candidatures sont également annulées; il ne reste alors que 31 candidats[28].

En remplacement de l'invalidation de leurs candidatures respectives, les candidats Kolo Roger et Jules Étienne proposent Hery Rajaonarimampianina comme candidat de substitution et devient ainsi le dernier sur la liste des candidats retenus à concourir à l'élection présidentielle[29].

Premier tour[modifier | modifier le code]

À l'issue du premier tour le 25 octobre, Jean-Louis Robinson et Hery Rajaonarimampianina sont qualifiés pour le second tour, emportant respectivement 21,16 % et 15,85 % des voix.

Second tour[modifier | modifier le code]

Le second tour se déroule dans le calme le 20 décembre, en même temps que les élections législatives. Le 27 décembre, après le dépouillement de 70 % des bulletins de vote, Hery Rajaonarimampianina arrive en tête avec 51,54 % des voix[30]. Le 17 janvier 2014, il est officiellement proclamé président de la République par la Cour électorale spéciale, avec 53,49 % des suffrages exprimés, contre 46,51 % pour Jean-Louis Robinson[31].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Madagascar : présidentielle le 8 mai 2013, Le Figaro, 1er août 2012.
  2. Madagascar : la présidentielle aura lieu les 8 mai et 3 juillet 2013, Libération, 1er août 2012.
  3. « Madagascar : report des élections », Le Figaro, 5 février 2013.
  4. « La présidentielle malgache reportée au 23 août », Radio France internationale, 6 juin 2013.
  5. « Elections présidentielles - 1er tour le 25 octobre, 2nd tour le 20 décembre », La Vérité, 23 août 2013.
  6. « Madagascar : ouverture officielle du dépôt des candidatures à l'élection présidentielle de juillet », Radio France internationale, 8 avril 2013.
  7. « Hajo Andrianainarivelo, Jean Lahiniriko et Roland Ratsiraka, les premiers sur la ligne de départ », Madagascar-tribune, 9 avril 2013.
  8. Pierrot Rajaonarivelo dépose son dossier de candidature, Madagascar-tribune, 11 avril 2013.
  9. Le Dr Jean Louis Robinson crée la surprise, Madagascar-tribune, 12 avril 2013.
  10. Vahombey dépose sa candidature, L'Express de Madagascar, 12 avril 2013.
  11. « Un grand nombre de candidatures est important », Madagascar-tribune, 16 avril 2013.
  12. « Rabetsaroana officialise sa candidature », L'Express de Madagascar, 20 avril 2013.
  13. « Ambohidahy : Brigitte Rasamoelina a déposé sa candidature, hier », Midi Madagasikara, 22 avril 2013.
  14. « Camille Vital : Officiellement candidat à la présidentielle », La Gazette de la Grande Ile, 23 avril 2013.
  15. « Madagascar : l'ex-première dame officiellement candidate à la présidence », Radio France internationale, 26 avril 2013.
  16. « Kolo Roger : 19e candidat à la présidentielle », Midi Madagasikara, 26 avril 2013.
  17. « Candidat lui aussi », Madagascar-tribune, 20 avril 2013.
  18. « Didier Ratsiraka candidat à la présidentielle à Madagascar », Le Nouvel Observateur, 27 avril 2013.
  19. « Madagascar : Rajoelina renonce », Le Figaro, 15 janvier 2013.
  20. « Madagascar : Rajoelina candidat », Le Figaro, 3 mai 2013.
  21. Madagascar : 49 candidats à la candidature pour la présidentielle, Le Monde, 28 avril 2013.
  22. 49 dépôts de candidatures aux présidentielles, Madagascar-tribune, 29 avril 2013.
  23. Une liste arrêtée à 49 candidats, L'Express de Madagascar, 29 avril 2013.
  24. Malgré les menées contraires le maintien des élections : près de 25 candidatures en expriment la volonté politique, NEWSMADA, 27 avril 2013.
  25. Madagascar : Paris déçu des candidatures, Le Figaro, 6 mai 2013.
  26. 21 contre 3 : la présidentielle se polarise à Madagascar, Le Monde.fr, 21 juin 2013.
  27. Madagascar : ultimatum aux trois candidats controversés de la présidentielle, Le Monde.fr, 13 juillet 2013.
  28. Madagascar fait un pas vers la présidentielle, Le Monde.fr, 17 août 2013.
  29. Hery Rajaonarimampianina, nouveau candidat à l’élection présidentielle Malgache, Starafrica, 20 août 2013.
  30. «  Présidentielle malgache: les militaires assurent n'avoir aucun camp politique », RFI, 27 décembre 2013
  31. http://www.hcc.gov.mg/election/arret/arret-n10-cesar-du-17-janvier-2014-portant-proclamation-des-resultats-definitifs-du-second-tour-de-lelection-presidentielle-du-20-decembre-2013/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]