Claude Gauvreau

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Claude Gauvreau

Activités Écrivain, poète, dramaturge
Naissance 19 août 1925
Montréal Drapeau : Québec Québec
Décès 7 juillet 1971 (à 45 ans)
Montréal
Mouvement Automatiste

Claude Gauvreau, (Montréal, 19 août 1925 - 7 juillet 1971) est un poète dramaturge et un critique d'art engagé québécois.

Sommaire

Biographie[modifier]

Il fait des études classiques au Collège Sainte-Marie de Montréal et obtient un baccalauréat en philosophie de l'Université de Montréal.

Il découvre les arts modernes par son frère Pierre, qui fréquentait l'École des beaux-arts de Montréal, et rencontre le peintre Paul-Émile Borduas. Il devient alors un avocat inconditionnel du mouvement Automatiste. Il est le seul poète, donc théoricien, du groupe automatiste et est aussi un des signataires du Refus Global.

En 1947, il présente sa première pièce, Bien-être, avec l'actrice Muriel Guilbault, la muse incomparable dont il est profondément amoureux, bien que ce soit un amour à sens unique.

Après le décès (suicide) de Muriel, Claude Gauvreau connaît des moments psychologiques difficiles, et fait parfois des séjours à l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu où il reçoit des soins psychiatriques. Il se sent affreusement coupable car la veille de sa mort, elle lui avait téléphoné pour lui demander de lui dire "quelque chose de gentil" et il n'a pas trouvé les mots. Étant homme de lettres, il ne peut pas concevoir ne pas avoir été capable de lui dire quelque chose de gentil. Après 18 mois en asile, ses premiers mots inventés (un trait typique de l'œuvre de Claude Gauvreau) apparaissent dans ses œuvres.

Le groupe automatiste se dissout peu à peu et, dans un fantasme d'agression, il croit que le groupe se rebelle contre lui ou du moins, contre leur propre union. Jean-Paul Riopelle nie son art abstrait et réussit à en vivre décemment par la suite. Il joint aussi le groupe surréaliste ce qui est contraire à leur pensée puisque, selon eux, ils les ont surpassés. Marcelle Ferron fait de l'art alimentaire; elle est engagée par le gouvernement pour une œuvre au palais de justice de Granby. Jean-Paul Mousseau, lui, est acheté par le clergé. Or, ce groupe était opposé au clergé et à l'État.

Il participe à la Nuit de la poésie du 27 mars 1970.

En 1971, il travaille jusqu'à tard le soir avec Jean-Pierre Ronfard, metteur en scène de Les oranges sont vertes. Gauvreau refuse l'idée de Ronfard de continuer le lendemain, jour où débuteront les premières répétitions, et ils s'efforcent de tout finir cette nuit-là. Le lendemain, Gauvreau est retrouvé mort - près d'un immeuble de Montréal - empalé par une clôture. Il s'était défenestré.

En 1974, il était le sujet d'un long métrage documentaire Claude Gauvreau - Poète, réalisé par Jean-Claude Labrecque et produit par l'Office national du film du Canada[1].

Œuvres[modifier]

Les entrailles (1944-1946)[modifier]

L'une des phrases préférées de Claude Gauvreau sur le fragment d'une œuvre de l'artiste Michel Goulet

Un langage « exploréen »[modifier]

Il y a chez Claude Gauvreau une façon de dire qui tend vers l'inconnu. Fils de militaire, Gauvreau exprime ses secrets et son désir de provocation au moyen d'un langage mystérieux à mi-chemin entre le langage parlé et l'onomatopée (ou ce que la dactylo permet)... En fait, comme Gauvreau faisait partie du mouvement automatiste, il décide de décomposer les mots pour retourner à leur nature propre: les phonèmes.

Bibliographie[modifier]

OCLC: Titres trouvés

  • Œuvres créatrices complètes de Claude Gauvreau, Ottawa, Parti pris, 1971 et 1977. (OCLC 3770470)
  • Lettres à Paul-Émile Borduas, Montréal, PUL, 2003.

Voir aussi[modifier]

Articles connexes[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. Claude Gauvreau - Poète, sur ONF.ca, 197. Consulté le 1 septembre 2011

Liens externes[modifier]