Françoise Sullivan

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Françoise Sullivan, née à Montréal le 10 juin 1925, est une peintre, sculptrice et danseuse québécoise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès l'âge de dix ans, elle veut être artiste. Elle s'inscrit à des cours de dessin, de danse, de piano et de peinture.

En 1940, elle fait son entrée à l'École des beaux-arts de Montréal pour y suivre des cours d'arts plastiques. Ses premières peintures étaient influencés par le fauvisme et le cubisme. Elle entre en contact avec Paul-Émile Borduas et le groupe des Automatistes. Des œuvres des Automatistes sont choisies en 1943 par l'historien d'art Maurice Gagnon pour l'exposition Les Sagittaires à la galerie Dominion de Montréal.

De 1945 à 1946, Sullivan étudie la danse moderne à New York avec Franziska Boas, la fille de l'anthropologue Franz Boas, quelque temps, de même qu'avec Martha Graham et Louis Horst[1]. En 1948, elle publie l'essai La danse et l'espoir, qui est ajouté au recueil du manifeste Refus global dont elle est l'une des signataires[2]. Sa performance avec sa partenaire de danse, Jeanne Renaud en 1948 à la maison Ross est considérée comme l'événement fondateur de la danse moderne au Québec[3].

En 1949, Sullivan épouse le peintre Paterson Ewen. Entre 1952 et 1956, elle travaille comme chorégraphe et danseuse pour la télévision de Radio-Canada. À la fin des années 1950, elle se tourne vers la sculpture sous la direction d'Armand Vaillancourt et apprend la soudure à l'École technique de Lachine. En 1960, elle suit un cours de trois mois en sculpture avec Louis Archambault à l'École des Beaux-arts. Pour l'Exposition universelle de 1967, elle crée une sculpture monumentale. À la fin des années 1960, Sullivan et Ewen expérimentent le plexiglas comme matériau. En 1976, ils collaborent avec le sculpteur David Moore.

Montagnes, fragment

Au cours des années 1980, Sullivan se tourne vers la peinture, et produit entre 1982 à 1994 plusieurs cycles de tableaux, qui sont considérées comme l'aboutissement de son travail dans ce domaine. En 1997, elle réalise Montagne, une murale de granit située dans le hall principal du pavillon Président-Kennedy du Complexe des sciences de l'Université du Québec à Montréal qui lui remet en l'an 2000 un doctorat honorifique.

À partir de 1997, Sullivan enseigne la danse à l'Université Concordia[4]. En 2001, elle est nommée membre de l'Ordre du Canada. Le Musée d'art contemporain de Montréal montre une rétrospective de ses œuvres en 2001[5].

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et liens externes[modifier | modifier le code]

  1. L'Encyclopédie canadienne: Françoise Sullivan
  2. Smart, Patricia. -- Les femmes du Refus global. -- Montréal : Boréal, 1998. -- 334 p. (OCLC 38886108)
  3. Collections Canada: Françoise Sullivan
  4. ccca.concordia.ca
  5. collectionscanada.gc.ca