Chloé Sainte-Marie

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Chloé Sainte-Marie

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Photo prise le 26 mars 2010

Informations générales
Surnom Marie-Alyne Joyal
Nom de naissance Marie-Aline Joyal
Naissance (52 ans)
Saint-Eugène, Québec, Canada
Activité principale Chanteuse
Genre musical Variété francophone, pop, adulte contemporain.
Instruments voix
Années actives 1982 – aujourd’hui
Labels GSI Musique
Site officiel Site officiel

Chloé Sainte-Marie (née Marie-Aline Joyal le à Saint-Eugène, dans le Centre-du-Québec) est une chanteuse et actrice québécoise.

Elle s'est également fait connaître en tant que muse, aidante et conjointe du cinéaste Gilles Carle, lequel fut atteint de la maladie de Parkinson qui, sur 18 ans, le rendit progressivement inapte à se déplacer et à parler. Peu avant la mort de Gilles Carle, en 2009, elle a fondé la Fondation Maison Gilles Carle qui vient en aide aux « aidants naturels » en leur offrant du répit[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Chloé Sainte-Marie en mars 2007.

C’est d’abord par le cinéma, dans les années 1980, que Chloé Sainte-Marie est connue du public, révélée par le cinéaste Gilles Carle dans des films où elle chante et incarne des rôles clés. Devenue une actrice accomplie, elle se mérite pour le rôle principal dans La guêpe en 1986, le prix d’interprétation féminine au Festival du film d’aventure de Pau, en France. En 1990, la pièce de théâtre La terre est une pizza de Gilles Carle est encensée au festival d’Avignon et présenté deux mois durant à Paris. La comédienne connaîtra aussi d’autres succès: La postière en 1991 et Pudding chômeur en 1996.

En 1985, elle interprète avec François Guy la chanson thème que ce dernier a écrit pour le film Cinéma, cinéma, premier élan vers le monde de la musique, guidée par l’esprit visionnaire de Gilles Carle. La même année elle interprète un rôle crucial dans le film Ô Picasso qui témoigne de l’admiration et de la passion de Gilles Carle pour les arts picturaux en particulier pour l’œuvre du grand maître Pablo Picasso. Un peu plus tard, elle est de la distribution du film Vive Québec, un documentaire-fiction autour de l’histoire de la capitale québécoise, où elle joue et chante à nouveau. Ce sont les premiers pas de ce qui allait nourrir définitivement sa véritable flamme créative, c’est-à-dire : la chanson. Son premier album, L’emploi de mon temps sorti en 1993 et signé Fernando Arrabal aura été davantage un banc d’essai.

Au milieu de la décennie suivante, elle enregistre une trilogie d’albums sur lequel elle chante les grands poètes québécois. Je pleure, tu pleures sort en 1999 et est accueilli comme la surprise de l’année et récolte pas moins de six nominations au gala de l’Adisq. En octobre 2002, l’album Je marche à toi est lancé et la critique est encore une fois unanime à souligner la qualité et l’originalité de cet album qui remporte le Félix dans la catégorie Album de l’année – Folk contemporain au gala de l’Adisq 2003. L’année suivante, une importante tournée conduit Chloé en France, en Suisse et en Belgique où elle récolte plusieurs prix, dont le prix Charles Cros. En 2005, Chloé propose un album intitulé Parle-moi, album presque entièrement consacré à la poésie de Gaston Miron et qui consacre Chloé Sainte-Marie comme l’une des pionnières de la résurgence du genre country-folk au Québec et comme l’une des grandes interprètes des grands poètes du territoire. Trois albums et trois spectacles marquants de la scène musicale québécois, trois mises en scène pas Paul Buissonneau, homme de théâtre de renom et ami de longue date de la chanteuse avec qui elle avait fait ses débuts sur scène avec La terre est une pizza.

Suit, en 2009, un album en langue innue, Nitshisseniten e tshissenitamin « Je sais que tu sais », en hommage à Philippe McKenzie fondateur du mouvement folk innu, le premier à chanter dans sa langue maternelle. À l’aide de la poète Joséphine Bacon, Chloé Sainte-Marie se consacre à l’apprentissage du parler innu, de la langue des premières nations et fait de ce projet un spectacle émouvant et engagé mis en scène par Brigitte Haentjens qui a été acclamé par la critique.

En novembre 2011, elle présente l’album « Une étoile m’a dit », un conte musical de Gilles Carle et Michèle Cournoyer mis en musique par François Guy qui avait été conçu sous forme de scénario et qui avait été oublié faute de budget. Pour ce projet, Chloé s’est entouré d’Yves Desrosiers, Émile Proulx-Cloutier, Bernard Adamus, Florent Vollant, Yves Lambert, Éloi et Jonathan Painchaud, Henry-Paul Besnard, Le Vent du Nord et la Bande Magnétique.

L’année 2014 marque la parution de l’album, À la croisée des silences sur lequel Chloé Sainte-Marie s’est entourée d’une vingtaine de poètes québécois, dont les mots ont été mis en musique par Sylvie Paquette et Yves Desrosiers, et la réalisation et les arrangements signés par Réjean Bouchard. Un album qui pointe vers le sacré de la vie, ce qui s'y partage et ce qui s'y perd, mais aussi ce qui s'y crée et ce qui s'y espère.

Parallèlement à son activité artistique, Chloé Sainte-Marie a pris soin de son conjoint Gilles Carle, atteint de la maladie de Parkinson. Elle s’est fait porte-voix des aidants naturels et a fondé la Fondation Maison Gilles-Carle, un organisme destiné à venir en aide aux personnes en perte d’autonomie et à leur proche aidant. Elle s’est alliée avec Le Regroupement de soutien aux aidants de Brome-Missisquoi et à sa directrice Mme Veerle Beljaars afin de mettre sur pied la première Maison Gilles Carle qui a ouvert ses portes en avril 2012, qui a pour mission d’accueillir les personnes en perte d’autonomie et ainsi donner répit aux aidants.

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

  • 1986 : La Guêpe
  • 1992 : La Postière
  • 1996 : Pouding Chômeur
  • 2005 : Gilles Carle ou l'indomptable imaginaire

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1993 : L'Emploi de mon temps
  • 1999 : Je pleure, tu pleures
  • 2002 : Je marche à toi
  • 2005 : Parle-moi
  • 2009 : Nitshisseniten E Tshissenitamin (Je sais que tu sais)
  • 2011 : Une étoile m'a dit
  • 2014 : À la croisée des silences

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Chloé Sainte-Marie, la voix des sans-voix », par Jérôme Savary, le 15 octobre 2009, dans le journal L'Itinéraire.
  2. Site de la Maison Gilles-Carle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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