Charade (film, 1963)
Charade
| Titre original | Charade |
|---|---|
| Réalisation | Stanley Donen |
| Scénario | Peter Stone |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | Stanley Donen Films Universal Pictures |
| Pays d’origine | |
| Genre | Comédie policière |
| Sortie | 1963 |
| Durée | 113 minutes (1 h 53 ) |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Charade est un film américain réalisé par Stanley Donen, sorti en 1963. Un remake est sorti en 2003 sous le titre La Vérité sur Charlie, avec Thandie Newton et Mark Wahlberg.
Sommaire |
Synopsis [modifier]
Regina Lampert est à Megève pour les sports d'hiver, elle a pris la décision de divorcer, elle fait la connaissance de Peter Joshua. À son retour à Paris, elle découvre son appartement dévasté et vidé de ses meubles et de ses animaux de compagnie (chats et chiens). L'inspecteur Grandpierre lui apprend l'assassinat de son mari dans un train alors qu'il se préparait à partir vers l'Amérique du Sud. Fait troublant, on a retrouvé quatre passeports différents à son nom. En fait, Reggie ne sait rien de son mari, ni de sa famille, ni de son travail.
L'agent Bartholomew de la CIA lui apprend que pendant la Seconde Guerre mondiale, son mari et quatre complices ont volé 250 000 dollars US, destinés à financer la Résistance française. Arrêtés par les Allemands, l’un des résistants, Dyle, a été abattu.
Reggie est poursuivie par les complices du forfait, ceux-ci étant persuadés que son mari lui a transmis le butin. Elle s’appuie sur Joshua, l’homme rencontré à Megève, mais il s’avère qu'il est de connivence avec les voleurs. De plus, elle lui découvre successivement plusieurs identités. Ses poursuivants sont mystérieusement assassinés les uns après les autres et les recherches révèlent le secret du butin : l'argent a été converti en trois timbres de collection.
Finalement, l’agent Bartholomew de la CIA n’est autre que le complice que tout le monde croyait mort, et Peter Joshua appartient aux services secrets américains. La restitution donne lieu à une demande en mariage.
Fiche technique [modifier]
- Titre original : Charade
- Réalisation : Stanley Donen, assisté de Marc Maurette
- Scénario : Peter Stone d'après l'histoire The Unsuspecting Wife de Peter Stone et Marc Behm
- Producteur : Stanley Donen
- Musique : Henry Mancini
- Directeur artistique : Jean d'Eaubonne
- Photographie : Charles Lang et Henri Persin (seconde équipe)
- Costumes : Hubert de Givenchy
- Montage : Jim Clark
- Tournage : Studios de Boulogne (Boulogne-Billancourt)
- Producteurs : Stanley Donen et James H. Ware
- Production : Universal Pictures
- Format : couleur par Technicolor – 1.85:1 – monophonique (Westrex Recording System) – 35 mm
- Pays :
États-Unis - Langue : anglais
- Genre : comédie policière
- Durée : 113 minutes
- Sortie : 5 décembre 1963 aux
États-Unis
Distribution [modifier]
- Audrey Hepburn (V.F : Marcelle Lajeunesse) : Regina "Reggie" Lampert
- Cary Grant (V.F : Maurice Dorleac) : Brian Cruikshank, alias Peter Joshua, alias Alexander Dyle, alias Adam Canfield
- Walter Matthau (VF : René Arrieu) : Carson Dyle, alias Hamilton Bartholomew
- George Kennedy (V.F : Henri Djanik) : Herman Scobie
- James Coburn : Tex Penthollow
- Ned Glass (V.F : Jean Berton) : Leopold W. Gideon
- Jacques Marin : inspecteur Édouard Grandpierre
- Thomas Chelimsky : Jean-Louis Gaudet
- Dominique Minot : Sylvie Gaudet
- Paul Bonifas : M. Félix
- Max Elloy : le veilleur de nuit
- Bernard Musson : le réceptionniste de l'hôtel
- Clément Harari : le touriste allemand
- Raoul Delfosse : un chauffeur de taxi
- Michel Thomass : le chauffeur de l'ambassade
- Roger Trapp : l'employé de la morgue
- Claudine Berg : la femme de chambre
- Marcel Bernier : un chauffeur de taxi
- Colin Drake : Bartholomew, le chef de la sécurité
- Monte Landis : le meneur de jeu au Black Sheep Club
- Jacques Préboist : le vendeur de glace
- Peter Stone : un homme dans l'ascenseur
- la voix de Stanley Donen : doublant Peter Stone
- Chantal Goya : une figurante
Prix [modifier]
Prix Edgar-Allan-Poe du meilleur scénario
Lieux de l'histoire [modifier]
Megève au début, puis dans un hôtel à Paris. La capitale sert de décor avec des scènes dans les rues et dans le métro, ainsi que dans les jardins des Champs-Élysées et la cour d'honneur du Palais-Royal.
Galerie [modifier]
Commentaires [modifier]
Stanley Donen s'est spécialisé dans la comédie musicale, avec notamment Chantons sous la pluie (Singin' in the Rain) en 1952. Avec Charade, il nous propose une comédie policière où le spectateur oscille entre le suivi de l'intrigue avec une série d'assassinats et la veine comique dont procède le jeu des acteurs.
Au dialogue piquant du duo Cary Grant / Audrey Hepburn s'ajoute la balourdise de l'inspecteur Grandpierre (Jacques Marin), dont les corrections confinent au burlesque.
Le film est parcouru par de nombreuses références cinématographiques, citations parfois même directes : déambulant sur les quais de Seine, Reggie dit : « C'est ici que Gene Kelly dansait dans Un Américain à Paris » Vincente Minnelli . Il y a beaucoup de références à l'œuvre d'Hitchcock aussi, avec la scène de lutte sur le toit qui est une allusion à Sueurs froides, et le meurtre dans une salle de bains qui en est une à Psychose, et l'intrigue, de même que Cary Grant, qui constitue lui-même une référence vivante à La Mort aux trousses. Ce même Cary Grant glisse par ailleurs une réplique de My Fair lady, tandis qu'Audrey Hepburn rappelle Ingrid Bergman dans les Enchainés.
Lors de la fameuse scène de bagarre sur le toit de l'American Express, on peut voir à un moment Cary Grant porter sa main à son dos. Il s'était réellement fait mal lors de cette scène. Il est allé ensuite consulter Boris Dolto, kinésithérapeute et père de Carlos. Ce dernier raconta un jour aux Grosses Têtes comment il avait du traduire les propos de l'acteur à son père, ce qui lui avait d'ailleurs donné l'occasion de le voir nu.
Une erreur s'est glissée dans le film : une scène se passe dans la station de métro Saint-Jacques à Paris. La station filmée est une station souterraine, alors que la vraie station est aérienne. Erreur d'autant plus impardonnable que l'un des scénaristes du film, Marc Behm, habite près de cette station ! Par ailleurs, il paraît peu plausible à partir de cette station, de rejoindre Palais Royal en si peu de temps et sans aucun changement. En réalité, il s'agit d'une seule et même station, la station Varenne, sur l'ex-ligne 14 qui est l'actuelle ligne 13. L'histoire situe l'hôtel et la station de métro du côté de la " tour St Jacques" à proximité du châtelet ce qui justifie le rendez-vous aux halles avec Bartholomew et l'accessibilité à la cour d'honneur du palais Royal et des jardins des Champs-Élysées par la ligne 1 du métro parisien.
Les trois timbres supposés valoir 250 000 $ sont effectivement des timbres de valeur, parmi lesquels figure un timbre moldave datant de 1858, coté aujourd'hui à 3 000 €[1].
Absence de droit d'auteur [modifier]
Pour bénéficier de la protection par copyright, le droit américain imposait, avant 1978, que les œuvres portassent une mention de copyright[2]. Universal Pictures n'ayant pas correctement rempli cette obligation, le film est entré dans le domaine public dès sa sortie.
Le film est disponible en téléchargement libre à l'Internet Archive[3].
Liens externes [modifier]
- (en) Charade (film, 1963) sur l’Internet Movie Database
- Fiche détaillée sur le film (scénario, distribution, anecdotes, photos)
- Téléchargement de Charade
Notes et références [modifier]
- Se réferer à la page de L'internaute : http://www.linternaute.com/argent/patrimoine/diaporama/timbres/2.shtml
- Copyright Basics. Washington, DC. U.S. Copyright Office. 2008, pp.3-4. www.copyright.gov
- Charade. Internet Archive, Feature Films