Mircea Geoană

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Mircea Geoană
Mircea Geoană en mars 2012.
Mircea Geoană en mars 2012.
Fonctions
42e président du Sénat roumain
19 décembre 200823 novembre 2011
Président Traian Băsescu
Prédécesseur Ilie Sârbu
Successeur Petru Filip
Ambassadeur de Roumanie aux États-Unis
199628 décembre 2000
Ministre des Affaires étrangères
28 décembre 200028 décembre 2004
Premier ministre Adrian Năstase
Prédécesseur Petre Roman
Successeur Mihai Răzvan Ungureanu
Biographie
Date de naissance 14 juillet 1958 (56 ans)
Lieu de naissance Bucarest
Drapeau : République socialiste de Roumanie République socialiste de Roumanie
Nationalité Roumaine
Parti politique Parti social-démocrate (2001-2011)
Diplômé de Université Politehnica
Université de Bucarest
École nationale d'administration
Académie d'études économiques
Religion Orthodoxe roumaine

Mircea Dan Geoană, né le 14 juillet 1958 à Bucarest, est un homme politique roumain, chef du Parti social-démocrate entre 2005 et 2010. Ministre des Affaires étrangères de 2000 à 2004 puis président du Sénat roumain de 2008 à 2011, il est battu par Traian Băsescu lors de l'élection présidentielle de 2009.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est diplômé en 1983 de la Faculté de génie mécanique de l'Institut polytechnique de Bucarest, il travaille alors plusieurs années dans l'énergie à Bucarest et à Giurgiu. En 1987, il entre à la faculté de droit de Bucarest.

Son père, le général Ioan Geoană (1928-2009)[1], qui a le contrôle des souterrains de Bucarest, apporte son soutien au renversement de Ceaucescu lors de la révolution roumaine de 1989 et l'accession au pouvoir de Ion Illescu[1]. Cette révolution contestée permet à l'ancienne nomenklatura communiste, dont la famille Geoană fait partie, de se maintenir au pouvoir[1].

Docteur en économie, ingénieur et juriste, Mircea Geoană suit également les cours de la prestigieuse ENA française, dont il sort en 1992[1] et des cours de management à Harvard Business School.

Mircea Geoană connait ensuite une ascension rapide au sein du Parti social démocrate (l'ex Parti communiste). En 1996, il est nommé ambassadeur de Roumanie aux États-Unis à l'âge de 37 ans[1], devenant le plus jeune ambassadeur du pays. Quelques mois plus tard, Ion Iliescu et le Parti social-démocrate perdent les élections face à l'opposition anticommuniste. Mircea Geoană écrit alors depuis Washington au nouveau président roumain Emil Constantinescu pour le féliciter d'avoir battu Iliescu qu'il qualifie alors de « cancer de la démocratie roumaine[1]».

De décembre 2000 à décembre 2004, il est ministre des Affaires étrangères de Roumanie (à ce titre, il est également président en exercice de l'OSCE en 2001). Il fait partie des signataires de la Constitution pour l'Europe, en tant que représentant d'un pays candidat.

Il ravit, en 2005, la présidence du Parti social-démocrate (PSD) à l'ancien président Ion Iliescu, en obtenant 964 voix contre 530, après de longues négociations en coulisses et un combat féroce entre les deux hommes (Illescu traite même son adversaire de « petit con » devant les membres du Congrès du parti[1]).

Il est élu, en 2005, sénateur PSD et président de la Commission des affaires étrangères du Sénat, puis devient président du Sénat. Le 10 décembre 2006, il est réélu président de son parti lors du congrès du PSD, contre Sorin Oprescu, avec sa plateforme programme « Roumanie sociale ».

En septembre 2008, les sociaux démocrates décident de ne plus soutenir le président Băsescu et les libéraux démocrates, provoquant une crise politique, le président ne disposant plus d'une majorité électorale au Parlement.

En novembre 2009, Mircea Geoană se présente à l'élection présidentielle contre Traian Băsescu, président de la République depuis 2004. Au premier tour, Mircea Geoană arrive en 2e position avec 31,5 % des suffrages. Le président sortant est réélu au second tour, avec 50,3 % des voix.

Président du Sénat en décembre 2008, il est révoqué de son poste par les sénateurs le 23 novembre 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Mirel Bran, « Le président Basescu brigue un second mandat pour “réformer” la Roumanie », Le Monde, 21 novembre 2009.

Source[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :