Grades de l'armée française
|
|
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2012).
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». (Modifier l'article)
|
| Grades de l'armée française | ||
|---|---|---|
| Marine nationale | Armée de terre Armée de l'air Gendarmerie nationale |
|
| Officiers généraux | ||
| Amiral | Général d'armée | |
| Vice-amiral d'escadre | Général de corps d'armée | |
| Vice-amiral | Général de division | |
| Contre-amiral | Général de brigade | |
| Officiers supérieurs | ||
| Capitaine de vaisseau | Colonel | |
| Capitaine de frégate | Lieutenant-colonel | |
| Capitaine de corvette | Commandant | |
| Officiers subalternes | ||
| Lieutenant de vaisseau | Capitaine | |
| Enseigne de vaisseau 1 | Lieutenant | |
| Enseigne de vaisseau 2 | Sous-lieutenant | |
| Aspirant | Aspirant | |
| Sous-officiers et officiers mariniers | ||
| Major | Major | |
| Maître principal | Adjudant-chef | |
| Premier maître | Adjudant | |
| Maître | Sergent-chef / MCH | |
| Second maître | Sergent / MDL | |
| Militaires du rang | ||
| Quartier maître 1 | Caporal-chef / BCH | |
| Quartier maître 2 | Caporal / Brigadier | |
| Matelot | Soldat / Gendarme Adjoint | |
Les grades des forces armées françaises (armée de l’air, armée de terre, marine nationale et de la gendarmerie nationale) ainsi que ceux des services communs sont identiques d’un point de vue statutaire et protocolaire, car définis par le statut général des militaires français. Seuls les appellations[1] et les insignes diffèrent suivant les armées, les services et parfois même les armes ce qui constitue les hiérarchies particulières.
Les sapeurs-pompiers civils (volontaires et professionnels), bien que n’étant pas militaires, ont des grades et des insignes de grade semblables à ceux de l’armée de terre.
Hiérarchie militaire générale [modifier]
La hiérarchie militaire générale[2] est subdivisée en quatre grandes catégories regroupant les militaires du rang, les sous-officiers et officiers mariniers, les officiers et les maréchaux de France et amiraux de France.
- Les grades des militaires du rang
- soldat ou matelot
- caporal ou quartier-maître de deuxième classe
- caporal-chef ou quartier-maître de première classe.
- Les grades des sous-officiers et des officiers mariniers
- sergent ou second-maître
- sergent-chef ou maître
- adjudant ou premier maître
- adjudant-chef ou maître principal
- major
Dans la gendarmerie, le grade de gendarme prend place entre le grade de sergent et celui de sergent-chef
- Les grades des officiers
- sous-lieutenant ou enseigne de vaisseau de deuxième classe
- lieutenant ou enseigne de vaisseau de première classe
- capitaine ou lieutenant de vaisseau
- commandant ou capitaine de corvette
- lieutenant-colonel ou capitaine de frégate
- colonel ou capitaine de vaisseau
- général de brigade, général de brigade aérienne ou contre-amiral
- général de division, général de division aérienne ou vice-amiral
Les généraux de division, les généraux de division aérienne et les vice-amiraux peuvent respectivement recevoir rang et appellation de général de corps d'armée, de général de corps aérien ou de vice-amiral d'escadre et de général d'armée, de général d'armée aérienne ou d'amiral.
La hiérarchie militaire générale comporte également le grade d’aspirant entre les grades de major et de sous-lieutenant.
Maréchal de France et amiral de France [modifier]
Les dignités de Maréchal de France et Amiral de France ont été rétablies durant la guerre de 1914-1918. Dans toute cette section, on parlera de maréchal de France, sachant qu'il faut entendre amiral de France pour les marins.
Les quatre derniers maréchaux de France furent Alphonse Juin (1888-1967), élevé[3] à la dignité de maréchal en 1952 et dernier maréchal de son vivant, Jean de Lattre de Tassigny (1889-1952) et Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947), qui le furent à titre posthume la même année, et Marie-Pierre Kœnig (1898-1970), qui le fut à titre posthume en 1984.
Le symbole du maréchalat - outre les 7 étoiles portées sur l’uniforme - est le bâton de velours bleu parsemé d’étoiles sur lequel est écrit : « Terror belli, decus pacis » (Terreur durant la guerre, honneur en temps de paix). Les boutons de leur uniforme sont ornés de deux bâtons étoilés en sautoir reliés par un ruban, ceints de lauriers.
La dignité de Maréchal ne peut être conférée qu'à un officier général ayant commandé victorieusement en temps de guerre[4].
Contrairement à une idée répandue, la dignité de maréchal de France a été décernée tout au long du XXe siècle par décret et non par voie législative. Toutefois, une loi a pu préalablement autoriser un décret.[réf. nécessaire]
Armée de terre [modifier]
Marine nationale [modifier]
Armée de l'Air [modifier]
Gendarmerie nationale [modifier]
Service de santé des armées [modifier]
Médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, vétérinaires et internes des hôpitaux [modifier]
Les praticiens des armées[5] sont constitués en cinq corps d'officiers de carrière comprenant :
- les internes des hôpitaux des armées ;
- les médecins des armées ;
- les pharmaciens des armées ;
- les vétérinaires des armées ;
- les chirurgiens-dentistes des armées.
La hiérarchie des corps de praticiens des armées comporte, par correspondance aux grades de la hiérarchie militaire générale, les grades suivants[1] :
- officiers généraux:
- médecin général des armées (4 étoiles): seuls le directeur central du service de santé des armées (SSA) et l’inspecteur général du SSA ont accès à cette appellation (le grade est médecin chef des services hors classe).
médecin/pharmacien/chirurgiens-dentistes/vétérinaire chef des services hors classe
médecin/pharmacien/chirurgien-dentiste/vétérinaire chef des services de classe normale
Les médecins/pharmaciens/chirurgiens-dentistes/vétérinaires chefs des services hors classe et de classe normale ayant un commandement (écoles, hôpitaux...) sont appelés également médecins généraux inspecteurs. Dans ce cas, ils portent respectivement trois et deux étoiles. Les médecin/pharmacien/chirurgien-dentiste/vétérinaire des services ayant reçu rang et prérogatives de général de brigade ou de division sont appelés sont appelés monsieur (ou madame) le médecin/pharmacien/chirurgien-dentiste/vétérinaire général[1]. Les autres officiers médecins/pharmaciens/chirurgiens-dentistes/vétérinaires des services sont appelés monsieur (ou madame) le suivi de leur grade[1] sans énoncé de leur classe.
- officiers subalternes et supérieurs:
médecin/pharmacien/chirurgien-dentiste/vétérinaire en chef à partir du 4e échelon
médecin/pharmacien/chirurgien-dentiste/vétérinaire en chef
médecin/pharmacien/chirurgien-dentiste/vétérinaire principal
médecin/pharmacien/chirurgien-dentiste/vétérinaire
interne (médecin : à partir de la septième année jusqu'au diplôme d'État de docteur)
- élèves :
Les internes et les officiers sont appelés réglementairement monsieur le ou madame le suivi du grade. Ils peuvent également être appelés par les appellations de la hiérarchie militaire générale lorsqu'ils servent au sein des forces terrestres ou aériennes[1]. Ils sont aussi appelés simplement docteur par les patient dans le cadre de leur activité professionnelle.
Les galons des médecins et chirurgiens sont or, passepoilés de velours cramoisi. Leur attribut est un caducée soutenu par une demi-couronne de chêne et de laurier, or.
Les galons des pharmaciens sont or, passepoilés de velours vert. Leur attribut est un caducée soutenu par une demi-couronne de chêne et de laurier, or.
Les galons des chirurgiens-dentistes sont or, passepoilés de velours prune. Leur attribut est un caducée soutenu par une demi-couronne de chêne et de laurier, or.
Les galons des vétérinaires portant le treillis ou affectés dans une unité de l’armée de terre et portant la tenue terre de France sont argent, passepoilés de velours grenat. Leur attribut est une couronne de branches de sauge, argent. Les galons des vétérinaires portant la tenue interarmées sont or, passepoilés de velours grenat. Leur attribut est une couronne de branches de sauge, or.
Dans l’armée de terre, les bandeaux de leurs képis sont de la même couleur que le passepoil de leurs galons. Cependant, les officiers, servant dans les troupes de marine sont autorisés à porter une ancre de marine sur le bandeau du képi ainsi que les turban et calot de couleur bleu foncé ; les officiers servant dans la Légion étrangère peuvent porter la grenade « Légion » sur le bandeau. Ceux qui sont affectés dans les unités de la Gendarmerie nationale ont une grenade « à bois de cerf » sur le bandeau, qui est de velours et de la couleur correspondant à leur spécialité ; le reste du képi est du modèle de la Gendarmerie, avec fond bleu gendarmerie et galon d'élite.
Officiers du corps technique et administratif [modifier]
La hiérarchie particulière des officiers du corps technique et administratif du service de santé des armées est la même que la hiérarchie militaire générale.
Ils portent des galons dorés et ont pour attribut de collet une grenade à neuf flammes soutenue par deux rameaux d’olivier croisés, or, et comme attribut de fourreau d’épaules un caducée soutenu par une demi-couronne de chêne et de laurier, or.
Sous-officiers et militaires du rang [modifier]
Les sous-officiers servant dans l’armée de terre portent des galons dorés et les militaires du rang servant dans cette armée des galons garance. Leur attribut de collet est une grenade à neuf flammes, celui des fourreau d’épaules un caducée soutenu par une demi-couronne de chêne et de laurier, or.
Militaires infirmiers et techniciens des hôpitaux des armées (MITHA) [modifier]
Les militaires infirmiers et techniciens des hôpitaux des armées (MITHA) sont des personnels médicaux, paramédicaux et périmédicaux dont le statut est calqué sur celui de la fonction publique hospitalière mais ressortit simultanément au statut général des militaires.
Ils portaient, jusqu’à une époque récente, des galons bleus avec un liseré or ou argent, selon leur grade, mais ont maintenant des galons or, identiques à ceux des autres militaires, passepoilés de drap amarante. Leur attribut est un caducée soutenu par une demi-couronne de chêne et de laurier, or, sur les fourreaux bleu marine utilisés actuellement par tout le service de santé.
- MITHA directeur des soins de 1re classe
- MITHA directeur des soins de 2e classe
- MITHA cadre supérieur de santé (ou appellation de corps correspondant "capitaine")
- MITHA cadre de santé (ou appellation de corps correspondant "lieutenant"
- infirmier [nom de la spécialité] de classe supérieure(ou appellation de corps correspondant "adjudant chef, puis major") (ICS)
- infirmier [nom de la spécialité] de classe normale (ou appellation de corps correspondant "sergent chef, puis adjudant, puis adjudant chef") (ICN)
Commissariat des armées [modifier]
Commissaires des armées [modifier]
Depuis le 1er janvier 2013, le corps des commissaires des armées[6] se substitue aux trois corps des commissaires de l'armée de terre, de la marine et de l'air.
La hiérarchie de ce corps est la suivante:
- Commissaire général hors classe;
- Commissaire général de 1re classe;
- Commissaire général de 2e classe;
- Commissaire en chef de 1re classe;
- Commissaire en chef de 2e classe;
- Commissaire principal;
- Commissaire de 1re classe;
- Commissaire de 2e classe;
- Commissaire de 3e classe;
Aumôniers militaires [modifier]
Les aumôniers militaires détiennent le grade unique d’aumônier militaire, sans correspondance de rang avec la hiérarchie militaire générale (par souci de simplicité et de modestie, on dit généralement que l'aumônier a le grade de son interlocuteur). Ils sont cependant assimilés à des officiers. En fonction des responsabilités exercées, ils reçoivent en outre diverses dénominations, sur décision du ministre de la défense.
Depuis le 1erjanvier 2012, les aumôniers militaires sont rattachés au service du commissariat des armées[7].
Réglementairement, on les appelle « Monsieur (ou Madame) l’aumônier. ».
Dans la pratique, les appellations familières varient selon la confession religieuse et la structure où s'exerce la mission :
- l'aumônier catholique, quand il est prêtre, est souvent appelé « Padre » (appellation à l'origine réservée aux aumôniers parachutistes mais qui s'est « répandue » par la suite) ; ou, plus communément, « Mon père » ;
- les aumôniers embarqués de la Marine nationale reçoivent traditionnellement à bord le titre de « Monseigneur »[8] ou de « Bohut »[9]
- les élèves des lycées et classes préparatoires militaires qualifient, selon les lieux, leurs aumôniers de « Marab » (appellation propre au Prytanée National Militaire[10]), « Bohut »[9], « Babasse », etc. ;
- les aumôniers protestants sont souvent appelés « Pasteur » ;
- les aumôniers israélites « Monsieur le rabbin » ;
- l'aumônerie musulmane étant de création récente, donc sans tradition, il semble que ses aumôniers n'ont pas encore reçu d'appellation familière[11].
Leur insigne de grade est, pour l’armée de terre, la gendarmerie nationale et les services communs, un rameau d’olivier stylisé, porté en barrette, or ou argent selon leur statut ou leur fonction, encadré ou non selon leur fonction, porté :
- avec l’insigne de l’aumônerie du culte concerné pour l’armée de terre (croix pour les aumôniers catholiques et protestants, tables de la loi pour les israélites, croissant pour les musulmans) ;
- avec la grenade « bois de cerf » or surmontée de deux chevrons pour la gendarmerie nationale.
Les aumôniers de marine portent une ancre chargée de l’insigne de culte, ceux de l’Armée de l’air l’insigne de culte et l’épervier de cette armée.
Direction générale de l'armement (DGA) [modifier]
La DGA[12] offre la particularité d’avoir trois corps d’officiers distincts, celui des ingénieurs de l’armement (IA), celui des ingénieurs des études et techniques de l’armement (IETA) et celui des officiers du corps technique et administratif de l’armement (OCTAA). L'appellation réglementaire est monsieur le ou madame le suivi du grade[1].
Les différents corps sont différenciés par l'ajout de parements de différentes couleurs encadrant le ou les galons sur les manchons, sur les pattes d'épaules et sur le bas des manches des vestes et des manteaux:
- IA : noir ;
- IETA : gris plomb ;
- OCTAA : bleu azur.
À noter que les attentes des officiers généraux reprennent la couleur de leur corps d'appartenance contrairement à celles des autres officiers qui ne portent aucune marque de distinction.
| Grade | Ingénieurs de l'armement | Ingénieurs des études et techniques de l'armement |
Officiers du corps technique et administratif de l'armement |
|---|---|---|---|
| Général de classe exceptionnelle | |||
| Général hors classe | |||
| Général de première classe | |||
| Général de deuxième classe | |||
| Chef de première classe (IETA et OCTAA) Chef (IA plus de deux ans de grade) |
|||
| Chef de deuxième classe (IETA et OCTAA) Chef (IA moins de deux ans de grade) |
|||
| Principal | |||
| Ingénieur ou officier | (4e au 9e échelon) |
(6e au 10e échelon) |
(6e au 10e échelon) |
(2e et 3e échelons) |
(2e au 5e échelon) |
(2e au 5e échelon) |
|
(1er échelon) |
(1er échelon) |
(1er échelon) |
|
| Aspirant (Élèves en première année de l'ENSTA Bretagne) | |||
| Volontaire de haut niveau | |||
Les volontaires de haut niveau (VHN) - créés en 2001 - sont des officiers recrutés sur contrat avec le grade d’aspirant pour une durée de un à cinq ans et justifiant d’un bac +2 minimum. Ils servent dans toutes les spécialités de la DGA (scientifique et technique, enseignement et recherche, ressources humaines, management et qualité, droit, communication et médias, systèmes d'information, etc.). Leur galon ne porte aucun parement (les 3 premières promotions ne portaient pas le galon barré de l'aspirant mais l’alpha complété de l’inscription « VHN » en lettres dorées). La dernière promotion de VHN date de septembre 2007. Ce choix s'explique probablement par l'obligation pour la DGA de diminuer ses effectifs d'officiers. Le VHN signe un engagement de 1 an pouvant être renouvelé au maximum 4 fois. Autrement dit, courant septembre 2012, il ne devrait plus y avoir de VHN en activité.
À l'instar de la marine, les insignes de grade se portent de diverses manières, suivant la tenue et le grade :
- Galons de manches : veste, vareuse, manteau ;
- Galons d'épaules : chemises et chemisettes, veste blanche, pull.
Enfin, les casquettes et tricornes portent un macaron (deux branches croisés de trois feuilles de lauriers et cinq points disposés au sommet d'un pentagone régulier entourant un motif géométrique dérivé de ce pentagone) de couleur or mais de dessin différents suivant la catégorie de grade. Le bandeau des casquettes varie également en fonction du grade :
- Officiers généraux : étoiles sur le macaron et bandeau comportant un motif brodé de feuilles de chênes et de gui ;
- Officiers : bandeau ayant le même nombre de galons que le grade associé.
Service des essences des armées [modifier]
Le service des essences des armées (SEA) comporte des militaires du rang (EVSEA) portant les grades de conducteur à brigadier-chef de 1re classe, deux corps de sous-officiers (sous-officiers du SEA et sous-officiers du soutien pétrolier) et deux corps d’officiers (officiers du corps technique et administratif et ingénieurs militaires des essences. Les officiers sont désignés par le terme de monsieur le ou madame le suivi du grade[1]. Les autres personnels reçoivent les appellations de la hiérarchie militaire générale.
Ingénieurs militaires des essences [modifier]
Ingénieur général de première classe
Ingénieur général de deuxième classe
Ingénieur en chef de première classe
Ingénieur en chef de deuxième classe
Ingénieur principal
Officiers du corps technique et administratif [modifier]
- Général de division
- Général de brigade
- Colonel
- Lieutenant-colonel
- Commandant
- Capitaine
- Lieutenant
- Sous-lieutenant
Sous-officiers du service des essences des armées [modifier]
- Major
- Agent technique en chef, ATC, correspond au grade d'adjudant-chef ou maître principal
- Agent technique, AT, correspond au grade d'adjudant ou premier maître
- Élève agent technique (en période de formation), EAT, galon d'adjudant sabordé.
Précédemment ces sous-officiers constituaient le corps des "Agents techniques des Poudres et des Essences". Les grades progressifs étaient, Agent technique de 3ème classe, Agent technique de 2ème classe, Agent technique de 1re classe, Agent technique principal de 3ème classe, Agent technique principal de 2ème classe, Agent technique principal de 1re classe (Décret no 78-1138 du 5 décembre 1978 déterminant les conditions d'intégration des agents techniques des poudres dans le corps des sous-officiers du service des essences des armées.)
Sous-officiers du soutien pétrolier [modifier]
- Major
- Adjudant-chef
- Adjudant
- Maréchal des logis-chef
- Maréchal des logis
Engagés volontaires du service des essences des armées [modifier]
- Brigadier-chef de 1re classe
- Brigadier-chef
- Brigadier
- Conducteur de 1re classe
- Conducteur
Service d'infrastructure de la défense (SID) [modifier]
Le Service d'infrastructure de la défense (SID) est composé d'un unique corps d'officiers, celui des ingénieurs militaires d'infrastructure de la défense.
Ingénieurs militaires d'infrastructure de la défense [modifier]
ingénieur général hors classe
ingénieur général de première classe
ingénieur général de deuxième classe
ingénieur en chef de première classe
ingénieur en chef de deuxième classe
ingénieur principal
ingénieur (échelon 6 à 10)
ingénieur (échelon 2 à 5)
ingénieur (1er échelon)
aspirant
Contrôle général des armées [modifier]
Le corps du contrôle général des armées, directement rattaché au ministre de la Défense, est chargé de vérifier au sein du ministère et dans les organismes placés sous sa tutelle l’application des textes législatifs et réglementaires et le bon usage des deniers publics. Il est commandé par un contrôleur général des armées, mais possède une hiérarchie propre afin qu’il puisse exercer sa mission en dehors de toute subordination hiérarchique vis-à-vis des organismes qu’il contrôle. Il a en outre en charge l’inspection des ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement) et l'inspection du travail des établissements appartenant au ministère de la Défense ou sous sa tutelle.
La hiérarchie propre du corps militaire du contrôle général des armées ne comporte aucune assimilation avec les grades des autres corps d’officiers.
Justice militaire [modifier]
Pour assurer le service des juridictions militaires, avait été institué par la loi n°56-1115 du 9 novembre 1956, un corps de magistrats militaires affectés exclusivement aux services de la justice militaire et aux parquets des juridictions militaires, constituant un corps autonome à hiérarchie propre, et comportant les classes suivantes :
- magistrat général
- magistrat militaire de 1re classe
- magistrat militaire de 2e classe
- magistrat militaire de 3e classe
- magistrat militaire adjoint
Ce corps a ultérieurement été mis en extinction, par l'article 7 de la loi n°66-1037 du 29 décembre 1966. En application de l'article 1er de cette dernière loi, "les fonctions de magistrats du parquet et de l'instruction auprès des juridictions des forces armées sont exercées [...] par des magistrats du corps judiciaire placés, sur leur demande, en position de détachement auprès du ministre chargé de la défense".
Après la dissolution de la dernière juridiction militaire au 1er janvier 2012 (loi du 13 décembre 2011) : le tribunal aux armées qui se trouvait à Paris, il n'existe plus que des magistrats civils du corps judiciaire placés en position de détachement auprès du ministère de la défense. Ceux-ci n’exercent plus aucune fonction à caractère judiciaire.
À propos [modifier]
Anciens grades [modifier]
- Général commandant la place de Paris : rang accordé dans la première moitié du XXe siècle au général de division commandant Paris. Il avait rang juste après les maréchaux.
- Maréchal-Général : titre honorifique donnant une préséance. Seulement sept maréchaux portèrent ce titre: Charles de Gontaut-Biron (1562-1602), François de Bonne de Lesdiguières (1543-1626), Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne (1611-1675), Claude Louis Hector de Villars (1653-1734), Maurice de Saxe (1696-1750), Victor-François, duc de Broglie (1718-1804) Nicolas Jean-de-Dieu Soult (1769-1851).
- Amiral de la flotte : titre créé le 6 juin 1939 pour l’Amiral François Darlan, afin qu’il ne se trouve pas en position inférieure, au point de vue protocolaire, vis-à-vis de son homologue britannique. En effet, ce dernier portait le grade d’admiral of the fleet… l’amiral Darlan fut le seul à porter ce titre.
- Brigadier : fonction normalement occupé par un colonel ou lieutenant-colonel. Alors non considéré comme officier général mais prenant pas sur les colonels alors mestres de camp. Un Brigadier commandait plusieurs camps et était sous l'autorité du Maréchal de Camp aujourd'hui général de brigade. Ce grade est apparu le 8 juin 1657 et a disparu lors du Règlement de 1776 puis à la Révolution. Sa distinction : 1 étoile sur les épaulettes du grade actuel (colonel ou lieutenant-colonel).
- Adjudant-général : sous le Premier Empire, grade compris entre celui de colonel et de général de brigade. Cet officier portant feuilles de chênes, mais sans étoile, occupait les fonctions de chef d'état-major au sein des divisions et brigades.
- Sergent-major ou Maréchal-des-logis-major : ces grades furent créés en 1776. Ils étaient les sous-officiers les plus gradés dans les compagnies d'infanterie et cavalerie. Ils existaient jusqu’en 1972 et la réforme des grades et distinctions
- Jusqu’au 1er juillet 1974 le grade de second maître était subdivisé en deux classes. La marque de grade du second maître de deuxième classe était représentée par un seul chevron doré ; seul le grade de second maître de première classe, dont l'insigne correspond à deux chevrons dorés, a été conservé, prenant son titre actuel de second maître.
- Sergent, Maréchal-des-logis, Second-maître appelés. Ces grades existaient jusqu’à la professionnalisation des armées en 2001.
Sergent appelé- Maréchal-des-logis appelé
Second-maître appelé
Quartier-maître de plus de 10 ans de services
- Fourrier : ce grade de sous-officier fut créé en 1758. Il était le quartier-maître de la compagnie. Sous l'Ancien Régime il comptait comme dernier sergent de la compagnie.
Féminisation des grades [modifier]
Le Conseil d’État estime qu’« il n’est pas contraire aux textes statutaires régissant le corps des contrôleurs des armées d’utiliser le cas échéant des termes féminisés pour désigner les membres de ce corps ; qu’une telle utilisation de termes féminisés est sans incidence sur la légalité de l’arrêté dont la modification est demandée, dès lors qu’elle n’emporte aucune ambiguïté quant au grade de la requérante ; que la féminisation des termes désignant le grade ou l’emploi occupé par une femme ne saurait être regardée comme une méconnaissance du principe constitutionnel d’égalité » (arrêt du 28 novembre 2003, Elisabeth X, N° 224820).
La féminisation des grades n’est pas appliquée dans la Marine nationale, que ce soit pour l’appellation officielle, comme pour le surnom, pour des raisons évidentes.
Par exemple, le grade de « Maître » féminisé en « Maîtresse » serait inacceptable en raison de l'altération sémantique induite.
Néanmoins, le terme familier de « marinette » peut être employé pour désigner les équipages et officiers-mariniers féminins, et ceci sans aucune connotation péjorative.
Notes et références [modifier]
- Instruction N°201710/DEF/SGA/DFP/FM/1 d'application du décret relatif à la discipline générale militaire
- Article L4131-1 du Code de la défense
- ou créé maréchal de France (terme littéraire)
- Les grades, site du Ministère de la Défense
- Décret n°2008-933 du 12 septembre 2008 portant statut particulier des praticiens des armées
- Décret n° 2012-1029 du 5 septembre 2012 portant statut particulier du corps des commissaires des armées
- Décret N°2011-1983 modifiant certaines dispositions réglementaires relatives aux aumôniers de la défense
- Dans la tradition des carrés d'officiers subalternes (lors de la lecture du menu).
- Prononcer "bo_hutte' ; argot marine de "Marabout".
- Argot de "Marabout".
- Mais, en toute logique, celui de "Marabout" (déjà accordé sous forme argotique aux aumôniers catholiques) leur conviendrait parfaitement.
- Instruction N°20/DEF/DGA/DRH relative à la composition des tenues des officiers des corps de l'armement
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Jérôme Bodin, Les officiers français, grandeur et misères. 1936-1991, éd. Perrin, 1991 (ISBN 2262007470)
- Benoît Léger, Contribution à l'étude des tenues des vétérinaires militaires dans l'armée française au cours du XXe siècle, Thèse de doctorat vétérinaire, Toulouse, École nationale vétérinaire et Université Paul-Sabatier, 2001, 240 p. (ill.). http://oatao.univ-toulouse.fr/177/1/picco_177.pdf
- À propos des couleurs de l'Armée française
- Maurice Agulhon, Les couleurs dans la politique française, dans Ethnologie française, t. XX, 1990/4, p. 391-398.
Cité, note 256, dans Michel Pastoureau, Bleu. Histoire d'une couleur, Paris, 2002 [2000] (Points. Histoire, 362) (ISBN 2-02-086991-8) ; voir particulièrement son chapitre Naissance du bleu politique et militaire, p. 137-142.
Articles connexes [modifier]
- Grades de la marine nationale
- Grades de l'armée de terre
- Grades de l'armée de l'air
- Grades de la gendarmerie nationale
- Élève officier de réserve
- Grade militaire
- Grades de l'administration pénitentiaire française
- 4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint Cyr
- Tableau chronologique des grades et emplois militaires des armées françaises