Anzy-le-Duc

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Anzy-le-Duc
Vue du sud
Vue du sud
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Marcigny
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Marcigny
Maire
Mandat
Jean-Marc Pommier
2014-2020
Code postal 71110
Code commune 71011
Démographie
Population
municipale
437 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 15″ N 4° 03′ 39″ E / 46.3208333333, 4.0608333333346° 19′ 15″ Nord 4° 03′ 39″ Est / 46.3208333333, 4.06083333333  
Altitude Min. 243 m – Max. 345 m
Superficie 25,06 km2
Localisation

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Anzy-le-Duc

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Anzy-le-Duc

Anzy-le-Duc est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Anzy-le-Duc fait partie du Brionnais.

  • Hameaux

(liste non exhaustive)

  • Le Lac, dit aussi : Saint-Martin-du-Lac, avant la Révolution. Aujourd'hui commune, dont un des écarts dit Rejus, situé entre l'église et Champceau, était la possession des moines de Saint-Martin d'Autun, sur la paroisse d'Anzy-le-Duc, au XVIe siècle[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vindecy Montceaux-l'Étoile Saint-Didier-en-Brionnais Rose des vents
N Sarry
O    Anzy-le-Duc    E
S
Baugy Semur-en-Brionnais

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

On sait peu de chose sur l'installation des premiers habitants sur le site d'Anzy-le-Duc. Il est fort probable qu'une villa rustica romaine se soit installée sur ce site propice à l'agriculture et proche des premières voies de communications (Loire et voies gallo-romaines qui passent sur le territoire de la commune). C'est sans doute de cette villa que le seigneur Letbalde fit don en 876 à l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun pour y fonder un établissement bénédictin. Son premier prieur, Hugues de Poitiers fut choisi pour édifier ce monastère dès 880. La renommée de ce prieur donna rapidement une certaine importance au prieuré dans le Brionnais. Mais c'est sa mort qui finit de donner une grande notoriété à cet établissement. Il devint en effet un important lieu de pèlerinage au Xe siècle et XIe siècle où les reliques de saint Hugues de Poitiers étaient exposée. Ce pèlerinage apporta de nombreuses richesses à ce monastère et une population s'installa rapidement à l'ombre du prieuré. Le Pape Alexandre III, réfugié en France, confirme Saint-Martin d'Autun dans sa propriété du Prieuré par une Bulle d'avril 1164[2].

Le Hameau Le Lac dit aussi Saint-Martin du Lac, appartient au XVe siècle à la famille Petitjean, qui donnera son dernier abbé régulier à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun. Le fief passera vers 1550 à la famille de Massenet. Guillaume de Massenet est le mari de Jeanne de Digoine, la sœur du doyen de la collégiale de Saint-Hilaire de Semur[3].

En 1770, le Prieur, paie 40 écus de patronage à l'abbé de Saint-Martin.
Saccagé à de nombreuses reprises, le prieuré commença de décliner à partir du XVIIe siècle. En 1789, avant la Révolution, le prieuré ne comptait plus que 2 à 3 moines. Le prieuré fut alors vendu comme bien national et l'église, promise à la démolition du fait de l'existence d'une église paroissiale, fut rachetée par 3 habitants de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Curés

(liste non exhaustive)

  • 1562- Ambroise Frichot curé du Lac[4].
Maires élus
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Françoise Larue    
mars 2008 en cours Jean-Marc Pommier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 437 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
738 795 791 876 870 935 962 983 1 015
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
994 1 013 977 995 1 016 1 018 1 011 978 879
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
866 842 819 710 674 643 642 606 564
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
543 518 447 428 458 434 441 439 440
2011 - - - - - - - -
437 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

En littérature[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]


Sources, Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Beigbeder, « Symbolisme des chapiteaux de la nef d'Anzy-le-Duc », in Gazette des beaux-arts, 1962, 20 p.
  • Circuit des églises du Brionnais, Documentation du Centre international d'Études des Patrimoines culturels du Charolais-Brionnais
  • Félix-Pierre Fornas, Art roman en Bourgogne, tome I : L'Architecture, Édition La Taillanderie, 2000
  • Félix-Pierre Fornas, Art roman en Bourgogne, tomeII : La Sculpture, Édition La Taillanderie, 2001

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Gregaine, Journal d'un bourgeois de Marcilly, pendant la Ligue en Brionnais (1589-1596), MSE, tome 38, 1910, BnF, Gallica
  2. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun: Charte N°XVIII.
  3. Jean Gregaine: Journal d'un bourgeois de Marcilly pendant la Ligue (1589-1596)-MSE,t.38, 1910, BnF-Gallica.
  4. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte 160.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. « Église Notre-Dame-de-l'Assomption », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Prieuré (ancien) d'Anzy-le-Duc », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Édition dite du Furne, vol. 6, p. 392-93-98, 400, 401, 410.