André Friederich

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André Friedrich, sculpteur, par Mathias Gerschel (1860)

André Friederich[1], né le 17 janvier 1798 à Ribeauvillé et mort le 9 mars 1877 à Strasbourg, est un sculpteur et statuaire français, établi à Strasbourg, qui réalisa de nombreux monuments funéraires et statues de personnalités en grès rose.

Biographie[modifier | modifier le code]

A. Friedrich, couché et dormant, par Émile Haberer et Édouard Hubert (1867)

André Friederich est d'abord sculpteur sur bois comme son père. Il poursuit son enseignement à Strasbourg, en Allemagne, puis à Paris dans l'atelier de Bosio, avant de s'établir en 1826 à Strasbourg où il réalise la plupart de ses œuvres[2].

Au cours de ses années de formation, il eut également des contacts avec Johann Gottfried Schadow, sculpteur et directeur de l'Académie de Berlin, et le sculpteur danois Bertel Thorvaldsen à Rome[3].

Sa première épouse, Maria Anna (1807-1838), mourut des suites de l'une des premières césariennes pratiquées à Strasbourg en 1838[4]. Le nouveau-né ne survécut pas. Un monument sculpté par André Friederich perpétue leur mémoire au cimetière Sainte-Hélène de Strasbourg.

Il épousa en secondes noces Marie-Antoinette Momy (morte le 19 janvier 1890) qui lui donna une fille, Amélie (1834-1858). L'artiste réalisa pour elle un monument funéraire qui abrite aussi sa propre sépulture et celle de sa femme[5]. Leur tombe se trouve également au cimetière Sainte-Hélène.

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Le cimetière Saint-Gall de Strasbourg (Koenigshoffen) abrite plusieurs monuments funéraires de Friederich, dont ceux des dramaturges Ehrenfried Stoeber (1779-1835) et Johann Georg Daniel Arnold (1780-1829), pionniers du théâtre alsacien en langue dialectale, mais également le cénotaphe de Louis Charles Henri Knoderer, un enfant décédé en 1850 à l'âge de 11 mois. La décoration de ce monument se distingue par un globe terrestre finement gravé de méridiens et un enfant entouré d'un voile qui monte vers le ciel[15].

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Distinctions[modifier | modifier le code]

En 1842 André Friederich reçut du grand-duc Léopold la décoration du Lion d'or du Zoehringen[2].

Iconographie[modifier | modifier le code]

Auguste Wittman (?-1841) lui consacra deux huiles sur toile, Portrait du sculpteur André Friederich et Portrait du sculpteur André Friederich dans son atelier (1837) où il représenté de manière non conformiste dans le désordre de son atelier à colombages, entouré de son matériel et de réminiscences de sa formation auprès du statuaire anatomiste Johann Martin Fischer (de) de Vienne et de Boettiger à Dresde[16]. Les deux œuvres sont détenues par le Musée des beaux-arts de Strasbourg. Théophile Schuler réalise son portrait à la plume[17].

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Cathédrale de Strasbourg et ses détails, mesurés et dessinés par A. Friederich et gravés sur pierre par K. Sandmann, 1839
  • Restauration du chœur de la Cathédrale de Strasbourg (s. d.)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Parfois othographié « Friedrich ».
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Gustave Vapereau, dictionnaire universel des contemporains, Hachette, 1858, p. 705 books.google.fr
  3. Agnès Acker (dir.), Encyclopédie de l'Alsace, vol. 7, Éditions Publitotal, p. 4008
  4. Cimetière Sainte-Hélène, Guide des cimetières no 4 de la Ville de Strasbourg, 2009, p. 41
  5. Cimetière Sainte-Hélène, op. cit., p. 106-107
  6. Base Mérimée
  7. a, b, c, d et e Alfred Dantès, Tables biographiques et bibliographiques des sciences, des lettres et des arts indiquant les œuvres principales des hommes les plus connes en tour pays et à toutes les époques avec mention des éditions les plus estimées, Delaroque, 1866, p. 176 books.google.fr
  8. a et b Roland Recht et Marie-Jeanne Geyer (dir.), Le portrait dans les musées de Strasbourg, Les musées de la ville de Strasbourg, 1988, p. 334
  9. Base Palissy [1]
  10. Fiche détaillée Petit Patrimoine [2]
  11. Fiche détaillée Petit Patrimoine [3]
  12. Office de tourisme de Colmar [4]
  13. Inventaire général du patrimoine culturel inventaire.culture.gouv.fr
  14. (de) Michael Puls, « Strassburg - Köln und retour : André Friedrichs Denkmal für Johann Hültz in Köln (1846-1847) und sein Geschick », in Kölner Domblatt : Jahrbuch des Zentral-Dombau-Vereins, 2002, p. 223-284
  15. Strasbourg-Koenigshoffen. Cimetière Saint-Gall, Ville de Strasbourg, 2008, p. 25, 60 et 76
  16. Le portrait dans les musées de Strasbourg, op. cit., p. 207 et 324
  17. Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, CALAMES [5]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Louis Ludes, « Les monuments d'André Friederich dans les cimetières de Strasbourg et environs », in Cahiers alsaciens d'archéologie, d'art et d'histoire, XLI, 1998, p. 108, 111 et 112
  • Hans Haug, L'Art en Alsace, Arthaud, Grenoble, 1962, p. 183
  • Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, notice rédigée par François Joseph Fuchs, vol. 12, p. 1046

Liens externes[modifier | modifier le code]