Amadou-Mahtar M'Bow

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Amadou-Mahtar M'Bow

Nationalité Sénégal Sénégal
Naissance 1921
Dakar, Sénégal
Profession enseignant
Carrière
Plus haut poste (Sénégal) Ministre de l'Education nationale
Plus haut poste () Ministre de la Culture
Plus haut poste international Directeur général de l'UNESCO
1974-1987
Prédécesseur René Maheu
Successeur Federico Mayor Zaragoza

Amadou-Mahtar M'Bow (né en 1921) est un homme politique sénégalais, plusieurs fois ministre dans son pays et directeur général de l'UNESCO pendant 13 ans.

Sommaire

[modifier] Biographie

Si l'on en croit l'hebdomadaire Jeune Afrique[1], Amadou-Mahtar M'Bow « affiche un CV kilométrique », dont il est difficile de rendre pleinement compte.

Né à Dakar en 1921, il effectue ses études supérieures à Paris où il préside l'Association des étudiants africains de Paris. Il prend part à la Seconde Guerre mondiale sous le drapeau français, puis il enseigne l'histoire et la géographie au Sénégal.

Déjà ministre de l'Éducation et de la Culture en 1957-58 il s'implique dans la lutte pour l'indépendance qui sera effective en 1960. Il devient ministre de l’Éducation nationale en 1966, puis de la Culture et de la jeunesse en 1968.

Il est aussi élu à l'Assemblée nationale et au Conseil exécutif en 1966.

En 1970 il est d'abord nommé sous-directeur général de l’UNESCO pour l’éducation. Puis, élu à deux reprises, il est directeur général de l'UNESCO de 1974 à 1987. Sous sa direction, la commission dirigée par Seán MacBride délivre un rapport intitulé Many Voices, One World qui présente des recommandations pour établir un nouvel ordre mondial de l'information et de communication, plus équitable.

En 2008, âgé de 87 ans, il a accepté de présider les Assises nationales du Sénégal lancées par le Front Siggil Senegaal qui ont réuni pendant près d'un an les principaux partis d'opposition au pouvoir du président Abdoulaye Wade et des dizaines d'organisations diverses. Expérimenté et conscient de ses responsabilités, il avait auparavant rencontré le chef de l'État, les représentants de la société civile, ainsi que les dignitaires religieux[2]. Le 24 mai 2009 il a officiellement prononcé la clôture des Assises.

Après la fin des travaux, il a annoncé son intention de poursuivre la rédaction de ses Mémoires et de reprendre ses conférences[3].

[modifier] Publications (sélection)

  • Enquête préliminaire sur le village de Gaya, et les villages de Sénoudébou et Dembakané, 1955-1956
  • Le temps des peuples, 1982 (discours)
  • De la concertation au consensus : l'UNESCO et la solidarité des nations, 1979
  • Quel avenir pour l'Afrique ?, 1990 (conférence)
  • Collectif, La science et la technologie dans les pays en développement : pour une renaissance scientifique de l'Afrique, 1992 (symposium)

[modifier] Notes

  1. Cheikh Yérim Seck, « Amadou Makhtar Mbow, un patriarche en première ligne », dans Jeune Afrique, n° 2474, du 8 au 14 juin 2008, p. 34
  2. Jeune Afrique, loc. cit.
  3. Jeune Afrique, n° 2525, du 31 mai au 6 juin 2009, p. 8

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Bibliographie

  • (fr) Thassinda Uba Thassinda, Amadou Mahtar M'Bow : un sahélien à l'Unesco, Paris, Présence africaine, 1989, 388 p. (ISBN 2708705369)

[modifier] Liens externes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Amadou-Mahtar M'Bow.

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