Alice Bailey

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Alice LaTrobe Bateman, dite Alice Ann Bailey, Alice Bailey ou A.A.B. (16 juin 1880 à Manchester - 15 décembre 1949), était un écrivain britannique. Elle fut mariée à Foster Bailey.

Par son usage fréquent et précurseur de l'expression « New Age » dans ses ouvrages, elle est souvent présentée comme une des fondatrices du mouvement du New Age[1],[2], Alice Bailey a écrit une vingtaine d'ouvrages occultistes, ainsi que des articles pour le Lucis Trust, institut spiritualiste qu'elle fonda en 1920.

Esquisse biographique[modifier | modifier le code]

Dans son dernier ouvrage publié à titre posthume, Autobiographie inachevée, Alice Bailey relate son aventure littéraire et initiatique. Après avoir été chrétienne évangélique et adepte de la Société théosophique, Alice Bailey fonde l'École Arcane en 1923. Elle affirme que la plupart des ouvrages qu'elle a écrits lui ont été dictés par télépathie par le Tibétain Djwal Khul, un « maître de sagesse » (voir l'article Théosophie).

Le thème de ses ouvrages consiste en un enseignement ésotérique autonome, se proposant d'être un complément plus détaillé et structuré de l'étude des Stances de Dzyan, ouvrage sacré hindou analysé auparavant par la théosophe Mme Blavatsky dans son œuvre La Doctrine secrète. Ses 26 ouvrages ont popularisé des notions telles que la venue du Nouvel Age et l'avènement du « Nouveau Groupe des serviteurs du monde », au travers de « triangles ésotériques » – réunions d'individus par groupes de trois, supposés travailler en réseau avec leurs énergies pour l'aide spirituelle à l'Humanité – qu'Alice Bailey a commencé à organiser en 1937. Ces triangles se fondent sur un mantra connu sous le nom de Grande Invocation, utilisé par des milliers de groupes ésotériques à travers le monde encore aujourd'hui[3]. De nos jours, l'enseignement d'Alice Bailey continue d'être diffusé et étudié au travers de l'École Arcane et de sa maison d'édition le Lucis Trust.

Thèmes principaux[modifier | modifier le code]

Le corpus théorique d'Alice Bailey et du maître Djwal Khul s'articule autour de thématiques héritées de l'enseignement spiritualiste de la Société théosophique de Mme Blavatsky.

  • Le fonctionnement de l'âme à partir des Yoga Sutras de Patanjali
  • La méditation occulte
  • La réincarnation et la question du Karma
  • Les rayons, étude de l'influence des 7 rayons cosmiques - énergies spirituelles supposées influencer la vie dans les différents domaines de l'existence (civilisations, nations, animaux, psychologie et vie spirituelle de toute entité individualisée, etc.). Il a été révélé par Hiramash dernièrement une similarité de structure entre les 7 rayons et leurs chohans, et le groupe des 7 Archanges de l'Heptarchie mystique du XVIe siècle.

Bibliographie : œuvre littéraire[modifier | modifier le code]

Titres attribués au maître tibétain, Djwal Khul[modifier | modifier le code]

  • 01 - Initiation humaine et solaire (186 pages) (1922)
  • 02 - Lettres sur la méditation occulte (360 pages) (1922)
  • 03 - Traité sur le feu cosmique (1084 pages) (1925)
  • 04 - Traité sur la magie blanche (479 pages) (1934)
  • 05 - L'État de disciple dans le Nouvel Âge, vol. I (895 pages) (1944)
  • 06 - L'État de disciple dans le Nouvel Âge, vol. Il (726 pages) (1945)
  • 07 - Les Problèmes de l'humanité (194 pages) (1947)
  • 08 - Le Retour du Christ (154 pages) (1948)
  • 09 - La Destinée des nations (142 pages) (1949)
  • 10 - Le Mirage, problème mondial (190 pages) (1950)
  • 11 - La Télépathie et le Corps éthérique (199 pages) (1950)
  • 12 - Éducation dans le Nouvel Âge (130 pages) (1954)
  • 13 - Extériorisation de la hiérarchie (627 pages) (1957)

Traité sur les Sept Rayons (1936-1960) [1][modifier | modifier le code]

  • 14 - Vol. I - Psychologie ésotérique I (420 pages) (1936) [2]
  • 15 - Vol. II - Psychologie ésotérique II (692 pages) (1942)
  • 16 - Vol. III - Astrologie ésotérique (609 pages) (1951) [3]
  • 17 - Vol. IV - Guérison ésotérique (557 pages) (1953) [4]
  • 18 - Vol. V - Les Rayons et les Initiations (621 pages) (1960)

Ouvrages d'Alice Bailey[modifier | modifier le code]

  • La Conscience de l'atome (1922)
  • La Lumière de l’âme (1927) (Les Yoga-sutra de Patanjali, paraphrasés par le Tibétain et commentés par Alice Bailey)
  • L'Ame et son mécanisme (1930)
  • De l'intellect à l'intuition (1932)
  • De Bethléem au Calvaire (1937)
  • Les Travaux d'Hercule (1974) (textes descriptifs des travaux paraphrasés par le Tibétain et commentés par Alice Bailey)
  • Autobiographie inachevée (1951)
  • Réfléchissez-y (compilation posthume d'extraits de ses œuvres)
  • Une compilation sur la sexualité (compilation posthume d'extraits de ses œuvres)
  • Les Sept Rayons de vie (1995) (compilation posthume d'extraits de ses œuvres)
  • Le Septième Rayon (1995) (compilation posthume d'extraits de ses œuvres)
  • Le Royaume animal (2005) (compilation posthume d'extraits de ses œuvres)
  • Servir l'humanité (1972) (compilation posthume d'extraits de ses œuvres)
  • La Mort, la grande aventure" (1985) (compilation posthume d'extraits de ses œuvres)
  • Master Index of the Books of Alice A. Bailey (1974) (793 pages- aujourd'hui uniquement en anglais)

Études sur Alice Bailey[modifier | modifier le code]

  • Marc-Alain Descamps, Rencontres avec douze femmes remarquables, Alphée, 2006, p. 27-39.

À propos de la pagination des œuvres[modifier | modifier le code]

Traduites en beaucoup de langues à travers le monde, les œuvres de l'auteur comportent au milieu des pages des notes de références généralement notées en gras. Ces notes sont en fait une référence à la numérotation des pages du texte original anglais, figurant dans le libellé même du texte (par exemple : et donc que le travail qui l'avait 314 occupé en tant qu'âme ...) - figurant que ce passage situé à la page 252 du texte français du titre : Les Rayons et les Initiations, se chevauche en réalité sur la page 314 du texte écrit en version originale anglaise). Ce système a l'avantage de permettre le référencement universel en rapport à l'anglais du texte d'origine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pike, Sarah M. (2004). New Age and Neopagan Religions in America. Columbia University Press. p. 64. ISBN 0-231-12402-3.
  2. Jenkins, Philip (2000). Mystics and Messiahs: Cults and New Religions in American History. Oxford University Press. p. 87. ISBN 0-19-512744-7. « Writers of the 1920s and 1930s presented themselves as advocates of a New Age of occult enlightenment, and Alice Bailey did much to popularize the dual terms 'New Age' and 'Aquarian »
  3. L'organisation ayant servi de média pour la diffusion de cette invocation à l'origine, le Lucis Trust, comporte aujourd'hui officiellement environ 6000 membres de par le monde. Si on y ajoute l'ensemble des sympathisants et pratiquants des différents groupements, mouvements et philosophies du Nouvel Age se réclamant de l'héritage des travaux d'Alice Bailey, le chiffre vague mais conséquent de "plusieurs milliers de groupes ésotériques" de par le monde peut être avancé.

Liens externes[modifier | modifier le code]