Zenj

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Le terme Zanj, Zandj, Zenj, ou Zendj, voire Zinj selon la translittération, vient du persan (زنگبار Zangi-bar signifiant depuis l'Antiquité la « Côte des Noirs », ou de l'arabe Zanj[1]. Zingium est la translittération latine. Ce terme était utilisé par les musulmans pour désigner les peuples bantous[2] du sud-est de l'Afrique en particulier ceux Zanguebar, c'est-à-dire l'aire territoriale sur laquelle s'étend la culture swahilie, qui au XVIIIe siècle se superpose avec celle du sultanat de Zanzibar.

Division de la côte Est de l'Afrique[modifier | modifier le code]

Les géographes divisaient la côte Est de l'Afrique en plusieurs régions en fonction de leurs habitants.

  • L'Ethiopie ( ainsi que l'Erythrée) (al-Habash ou Abyssinie[3]) était habitée par les Habash ou Abyssins qui sont les ancêtres des Habeshas actuels (amharas, tigrés ...)[4]
  • La Somalie était habitée par les Berbères qui sont les ancêtres des Somalis actuels. Les géographes Arabes et Grecs et barbares désignaient cette région côtière nord-est de la Somalie Barbara, ou Bilad al-Barbar (Pays des Berbères), pays des Baribah de l'Est ou Barbaroi[5],[6],[7].
  • La région situé au sud de la Somalie et des hauts-plateaux de l'Ethiopie était habité par des peuples bantous surnomées Zanj, Zenj ou Zinj[5],[8],[9]. Ce terme va par extension, désigner les personnes emmenés en esclavage. La révolte des Zanj fut le premier grand soulèvement d'esclaves noirs contre le pouvoir des Abbassides entre 869 et 883 dans la région de Bassorah (actuel Irak). Le vizir Al-Mouaffak eut beaucoup de mal à la réprimer.

Il peut également désigner :

  • Le terme désignait également le gingembre[10] que les marchands arabes allaient chercher dans l'île de Zanzibar.
  • La mer de Zenj, mer à l'ouest de l'océan Indien selon les auteurs arabes du Moyen Âge, y intégrant même les Mascareignes.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Arabe : zanj, زنج, « nègre ».
  2. F. R. C. Bagley et al., The Last Great Muslim Empires (Brill: 1997), p. 174.
  3. Sven Rubenson, The Survival of Ethiopian Independence (Tsehai, 2003), p. 30.
  4. Jonah Blank, Mullahs on the mainframe: Islam and modernity among the Daudi Bohras (University of Chicago Press, 2001), p. 163.
  5. a et b F. R. C. Bagley et al., The Last Great Muslim Empires (Brill: 1997), p. 174.
  6. Mohamed Diriye Abdullahi, Culture and Customs of Somalia, (Greenwood Press: 2001), p. 13.
  7. James Hastings, Encyclopedia of Religion and Ethics Part 12: V. 12 (Kessinger Publishing, LLC: 2003), p. 490.
  8. (en) Walter Raunig, Afrikas Horn: Akten der Ersten Internationalen Littmann-Konferenz 2. bis 5. Mai 2002 in München, Otto Harrassowitz Verlag, , 130 p. (ISBN 3-447-05175-2, lire en ligne) :

    « ancient Arabic geography had quite a fixed pattern in listing the countries from the Red Sea to the Indian Ocean: These are al-Misr (Egypt) -- al-Muqurra (or other designations for Nubian kingdoms) -- al-Habasha (Abyssinia) -- Barbara (Berber, i.e. the Somali coast) -- Zanj (Azania, i.e. the country of the "blacks"). Correspondingly almost all these terms (or as I believe: all of them!) also appear in ancient and medieval Chinese geography »

    .
  9. Bethwell A. Ogot, Zamani: A Survey of East African History (East African Publishing House: 1974), p. 104.
  10. Arabe : zanjabīl, زنجبيل, « gingembre ».