Xavier Géronimi

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Tox

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Xavier Géronimi
Description de cette image, également commentée ci-après
Xavier Géronimi avec Breizharock en 2015.
Informations générales
Surnom Tox, Textino
Naissance
Châtelaudren, Bretagne
Activité principale musicien
compositeur
Genre musical rock, chanson française, rock celtique
Instruments guitare
Années actives Depuis les années 1980
Influences musique bretonne

Xavier Géronimi, aussi appelé "Mr Tox", est un guitariste français né en 1960 à Châtelaudren (Côtes-d'Armor) et vivant à Guingamp.

Il a notamment collaboré avec Indochine, de 1996 à 1998, Étienne Daho depuis les années 1980, Alan Stivell, sur l'album Back to Breizh en 2000 et la tournée qui suit, Alain Bashung, notamment lors de la tournée Novice tour en 1992 et l'album Confessions publiques en 1995 et Hubert-Félix Thiéfaine sur la tournée 2001/2002... Également compositeur et arrangeur, il a notamment composé huit des onze titres de l'album L'invitation d'Étienne Daho en 2007 (Victoire de la musique), six morceaux pour Jeanne Mas, Jeu Dangereux pour Jakie Quartz.

Il joue avec son ami Frank Darcel, avec son groupe guingampais Electric Cowpokes et a rejoint en 2014 le collectif Breizharock et le groupe celto-berbère Taÿfa.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les expériences : rock 'n' roll, expérimentations...[modifier | modifier le code]

Xavier Géronimi naît en Bretagne, dans les Côtes-du-Nord, d'un père corse et d'une mère bretonne. L'écoute de la chanson Rock Around the Clock de Bill Haley marque son coup de foudre pour le rock des années 1950 et surtout, le son des guitares électriques. À 14 ans, après s'être essayé sur une guitare-jouet en bois, il obtient sa première guitare électrique, une Aria blanche Deluxe. Il a ensuite acquis et revendus environ quatre cents modèles. Il apprend en autodidacte, à l'oreille, en écoutant David Bowie ou du rhythm and blues (Otis Redding, Booker T) et en reproduisant les parties de guitare note pour note (d'où ses surnoms de Texto, Textino, Tox). Pour cela, il ralenti les parties les plus rapides en mettant ses disques 33 tours sur 16 tours[1].

Il démarre en jouant dans les bals. Repéré par Philippe Maujard, il est engagé à 17 ans pour jouer avec la première monture du groupe rennais Ubik[2]. Les compositions d'Henry Jégou et plus tard de Philippe Maujard sont orientées vers la musique expérimentale, ce qui est pour lui enrichissant sur le plan sonore et rythmique[1]. Il enregistre avec Ubik et Peter Hammill, leader de Van der Graaf Generator, l'album Surf à Bath, dans le sud de l'Angleterre. Il est alors l'un des seuls à posséder une guitare synthétiseur et se fait embaucher dans la foulée par Bernard Szajner pour son album Brute Reason, où l'on retrouve le leader de Magazine, Howard Devoto[3].

Les tournées : avec Daho, Bashung, en Asie...[modifier | modifier le code]

Frank Darcel, musicien producteur

En 1984, il sympathise avec Étienne Daho, présenté par son ami Frank Darcel, guitariste dans le groupe rennais Marquis de Sade. L'album La Notte marque le début de quinze ans de complicité et de travail en commun, jusqu'au milieu des années 1990, après le live à l'Olympia. En 2007, ils se retrouvent et Tox compose huit des onze titres de l'album L'Invitation d’Étienne Daho, dont Toi Jamais Toujours écrit par Brigitte Fontaine[4].

Sa curiosité pour les découvertes le mène d'abord à jouer avec la chanteuse Sapho, avec qui il découvre le Japon pour une tournée de quelques mois (où il rencontre Carlos Alomar, le célèbre guitariste de Bowie, dans un club branché de Tokyo). Ses collaborations ponctuelles sont nombreuses : Starshooter, Bill Pritchard, Daniel Darc ou Françoise Hardy[3]... Inconnu en France, il accompagne le chanteur rennais Patrick Gaspard en Chine et est témoin de l'attribution d'un statut par les Chinois qui fait d'eux les représentants "officiels" de la musique occidentale[3].

Par l'intermédiaire du bassiste d'Alain Bashung, il est engagé pour la deuxième partie de la tournée "Novice". Il alterne les tournées entre Daho et Bashung. À Lisbonne, il participe aux productions musicales assurées par Frank Darcel, dont plusieurs albums avec la star locale Paulo Gonzo, avec qui il se lie d'amitié[3]. En 2008, il forme avec Frank Darcel le groupe Republik, qui sort son premier album six titres en 2009[5]. Il quitte Republik en 2010 mais intervient en guest sur l'album Éléments en 2015.

La Bretagne : les musiques traditionnelles et actuelles[modifier | modifier le code]

Xavier Géronimi à Bénodet le 14 juillet 2014 avec Breizharock.

À la fin des années 1990, on le retrouve, en live ou en studio, aux côtés d'Indochine, Peter Kingsbery, Jacques Higelin[3]...

Dans la musique bretonne, il s'illustre aux côtés d'Alan Stivell pour l'album et la tournée Back to Breizh en 2000-2001, Denez Prigent pour Sarac'h, les Frères Guichen en 2004... Il est intégré au collectif Celtic Procession, fédéré par le guitariste Jacques Pellen. En 2013, le guitariste Jean-Charles Guichen fait appel à lui pour son groupe de rock breton et il enregistre sur l'album Les chansons de l'innocence retrouvée d’Étienne Daho. En 2014, il succède à Pat O'May dans le groupe Breizharock[6] et il intègre le groupe celto-berbère Taÿfa[7].

Discographie[modifier | modifier le code]

Avec Étienne Daho[modifier | modifier le code]

Autres participations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Rok, 2013, p. 164
  2. Qui Suis-je ?, maujard.com
  3. a, b, c, d et e Rok, 2013, p. 165
  4. Bruno Alvarez, Geronimi, guitariste à la corde sensible, Ouest-France, 17 décembre 2007
  5. Arnaud Morvan, « Guitar-hero. Geronimi on the rock », Le Télégramme, 20 octobre 2009
  6. Xavier Géronimi « TOX ». Repères, dossier de vente Breizharock, oz-live.com, p.5
  7. Stéphane Guihéneuf, Taÿfa. Nouvelle formation, nouvelle aventure, Le Télégramme, 12 juin 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]