Vincent Lafforgue

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Vincent Lafforgue
Naissance (41 ans)
Nationalité Drapeau de France Français
Champs Mathématiques
Institutions Université d'Orléans
Distinctions Prix EMS (2000)
Prix Servant (2014)
Médaille d’argent du CNRS (2015)

Vincent Lafforgue, né le , est un mathématicien français, directeur de recherches à l'université d'Orléans. Il est lauréat du prix de la Société mathématique européenne en et de la médaille d'argent du CNRS en .

Initialement spécialiste de géométrie non commutative, il est également auteur de travaux remarqués sur le programme de Langlands.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille, études et première recherches[modifier | modifier le code]

Vincent Lafforgue démontre très tôt de brillantes aptitudes en mathématiques : alors lycéen, il participe à deux reprises aux Olympiades internationales de mathématiques, en et , qu'il remporte dans les deux cas avec un score maximal, résultat qui n'a jamais été égalé depuis par les membres de l'équipe de France.

Il est le plus jeune d'une fratrie de trois garçons, qui ont la particularité d'avoir tous intégré l’École normale supérieure de Paris en mathématiques.

Ainsi, en , Vincent est reçu major au concours d’entrée à l'École normale[1], soit au même rang que son frère Laurent quelques années auparavant[N 1]. Il est aussi reçu major au concours d’entrée à l'École polytechnique[2] mais choisit Normale.

A l’École normale, Vincent Lafforgue a pour camarade de promotion Cédric Villani[N 2]. Comme ce dernier, Vincent Lafforgue est agrégé-préparateur (« caïman ») à l'École tout en travaillant à sa thèse. Il prépare celle-ci à l'université d'Orsay sous la direction de Jean-Benoît Bost. Soutenue en , elle s'intitule K-théorie bivariante (de) pour les algèbres de Banach et conjecture de Baum-Connes, et contient la première démonstration d'une partie d'une vaste conjecture de géométrie non commutative. Pour ces résultats, il obtient, à l'âge de seulement vingt-six ans, le prix de la Société mathématique européenne — en .

Contributions au Programme de Langlands[modifier | modifier le code]

Dans les années qui suivent, Vincent Lafforgue continue tout d'abord à travailler autour de la conjecture de Baum-Connes et de la « propriété (T) », à la suite de son recrutement en à l'institut de mathématiques de Jussieu, en tant que chargé de recherches au CNRS.

Puis, il change de domaine de recherches en s'intéressant au programme de Langlands géométrique ainsi qu'à la géométrie arithmétique, ce qui apparaît dans l’habilitation à diriger des recherches qu'il soutient en 2009 et qui est intitulée « Conjecture de Baum-Connes, théorie de Fontaine en caractéristique p, et programme de Langlands géométrique ».

En outre, depuis le , il est directeur de recherches au CNRS, au sein du laboratoire de « mathématiques, analyse, probabilités, modélisation » (le « MAPMO ») à Orléans[3]. Il se consacre alors à l'étude du programme de Langlands sur les corps de fonctions, sujet pour lequel son frère aîné Laurent a reçu la médaille Fields. Vincent Lafforgue, par une approche géométrique, produit une nouvelle démonstration d'une partie des travaux de son frère, mais dans un cadre plus général : celui des groupes réductifs. Cumulés à ses précédents travaux, ceux-ci sont récompensés par la médaille d'argent du CNRS en .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Lafforgue est lauréat de la médaille Fields en .
  2. Cédric Villani est lauréat de la médaille Fields en .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « JORF no 243 du 18 octobre 1992 : Arrêté du 23 septembre 1992 fixant la liste de classement au concours 1992 pour l'entrée à l'École normale supérieure section des sciences (premier concours) » [RTF], sur legifrance.gouv.fr, Paris, République française,‎ (consulté le 23 juillet 2015).
  2. « JORF no 207 du 6 septembre 1992 : Arrêté du 13 août 1992 portant nomination des élèves admis en 1992 à l'École polytechnique (la liste ne comporte que les 117 premiers admis) » [RTF], sur legifrance.gouv.fr, Paris, République française,‎ (consulté le 23 juillet 2015).
  3. « Membres du MAPMO », sur univ-orleans.fr, Orléans, Université d’Orléans (consulté le 23 juillet 2015).

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]