Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory

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LIGO
Northern leg of LIGO interferometer on Hanford Reservation.JPG

Le bras nord de l'interféromètre.

Présentation
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LIGO Scientific Collaboration (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Le Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory (« Observatoire d'ondes gravitationnelles par interférométrie laser »), en abrégé LIGO, est une expérience de physique à grande échelle dont le but est de détecter directement les ondes gravitationnelles. Cofondé en 1992 par Kip Thorne et Ronald Drever du Caltech et Rainer Weiss du MIT, le LIGO est un projet conjoint entre les scientifiques du MIT, du Caltech et de nombreuses autres institutions et universités. L'analyse des données astronomiques sur les ondes gravitationnelles est à la charge du LIGO Scientific Collaboration (LSC) qui regroupe 900 scientifiques dans le monde. LIGO est financé par la National Science Foundation (NSF), avec des contributions importantes du UK Science and Technology Facilities Council (Royaume-Uni), de la Société Max-Planck (Allemagne) et de l'Australian Research Council (Australie). À la mi-septembre 2016, le plus grand centre mondial sur les ondes gravitationnelles devrait terminer une rénovation complète de 5 ans et 200 millions de dollars, pour atteindre un coût total de 620 millions de dollars. LIGO est le projet le plus grand et le plus ambitieux financé par la NSF[1].

D'autres détecteurs similaires à LIGO sont en fonctionnement dans le monde, notamment l'interféromètre européen Virgo, construit à Cascina en Italie. Depuis 2007, Virgo et LIGO sont liés par un accord de collaboration[2] incluant l'échange des données enregistrées par les différents détecteurs et une politique de publication commune des résultats de physique obtenus en analysant conjointement ces données. Cette coopération est nécessaire : les détecteurs interférométriques géants ne sont pas directionnels (ils observent l'ensemble du ciel) et cherchent des signaux d'amplitudes extrêmement faibles, rares et perturbés par des bruits instrumentaux d'origines très variées. Ainsi, seule la détection simultanée d'une onde gravitationnelle dans plusieurs instruments permettra de conclure à une découverte et d'obtenir des informations sur la source de ce signal.

Les deux détecteurs LIGO sont des interféromètres de Michelson géants d'une longueur de 4 km construits aux États-Unis : au Complexe nucléaire de Hanford dans l'État de Washington et à Livingston (Louisiane).

Le LSC se charge également d'étudier la conception de capteurs plus sensibles.

Mission[modifier | modifier le code]

La mission du LIGO est d'observer directement les ondes gravitationnelles d'origine cosmique. Ces ondes ont été prédites la première fois en 1916 par théorie de la relativité générale d'Einstein alors que la technologie nécessaire à leur détection n'existait pas encore. Leur existence a été confirmée indirectement en 1974, quand les observations du pulsar binaire PSR B1913+16 ont montré un raccourcissement de son orbite correspondant aux prédictions d'Einstein, dû à la perte d'énergie liée au rayonnement gravitationnel. Le prix Nobel de physique a été attribué en 1993 à Russell Alan Hulse et Joseph Hooton Taylor pour cette découverte.

Observations[modifier | modifier le code]

Le 11 février 2016, une observation directe d'ondes gravitationnelles par le LIGO datée du 14 septembre 2015, issues de la collision de deux trous noirs, est annoncée lors d'une conférence[3],[4].

Physical Review Letters annonce le qu'une deuxième collision a été détectée le (GW151226), correspondant à deux trous noirs d'une dizaine de masses solaires[5].

Une troisième collision est détectée le (GW170104) entre deux trous noirs deux fois plus éloignés que les précédents, à environ 3 milliards d'années-lumière. Ces trous noirs qui avaient des masses équivalentes à 31,2 et 19,4 masses solaires ont fusionné en une masse équivalente à 48,7 Soleils. Ce qui signifie que lors de cet événement l'énergie d'à peu près deux Soleils a été transformée en ondes gravitationnelles avant d'être détectée par LIGO et Virgo[6].

L'ensemble des observations de LIGO et Virgo permet d'évaluer le nombre de fusions de trous noirs dans l'Univers à plus de 12 par gigaparsecs cube par an (un cube de 3,26 milliards d'années-lumière de côté)[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « LIGO » (voir la liste des auteurs).

  1. LIGO Fact Sheet at NSF
  2. Memorandum of Understanding Between VIRGO and LIGO
  3. (en) « Einstein's gravitational waves found at last », sur nature.com
  4. (en) B. P. Abbott LIGO Scientific Collaboration and Virgo Collaboration, « Observation of Gravitational Waves from a Binary Black Hole Merger », Physical Review Letter 116, 061102 (2016),‎ (DOI 10.1103/PhysRevLett.116.061102, lire en ligne)
  5. « Ondes gravitationnelles et trous noirs, acte 2 », sur CNRS Le journal, (consulté le 15 juin 2016)
  6. a et b Sean Bailly, « Ondes gravitationnelles : Ligo vibre de nouveau », sur pourlascience.fr, (consulté le 2 juin 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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