Unbihexium

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Unbihexium
UnbipentiumUnbihexiumUnbiseptium
   
 
126
Ubh
 
               
               
                                   
                                   
                                                               
                                                               
   
                                           
Ubh
Tableau completTableau étendu
Informations générales
Nom, symbole, numéro Unbihexium, Ubh, 126
Série chimique Superactinide[1]
Groupe, période, bloc SA, 8, g
No CAS 54500-77-5[2]
Propriétés atomiques
Configuration électronique Peut-être[3] :
[Og] 8s2 8p1 7d1 6f2 5g2
Électrons par niveau d’énergie Peut-être :
2, 8, 18, 32, 34, 20, 9, 3
Isotopes les plus stables
Iso AN Période MD Ed PD
MeV
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

L'unbihexium (symbole Ubh) est la dénomination systématique attribuée par l'UICPA à l'élément chimique hypothétique de numéro atomique 126. Dans la littérature scientifique, il est généralement appelé élément 126.

Cet élément de la 8e période du tableau périodique appartiendrait à la série des superactinides, et ferait partie des éléments du bloc g. Il se situerait dans l'îlot de stabilité prédit par le modèle en couches du noyau atomique. Sa configuration électronique serait, par application la règle de Klechkowski, [Og] 8s2 5g6, mais a été calculée, en prenant en compte les corrections induites par la chromodynamique quantique et la distribution relativiste de Breit-Wigner (en)[4], comme étant [Og] 8s2 8p1 6f4 5g1, ce qui ferait de cet élément le premier à posséder un électron dans la sous-couche 5g ; d'autres résultats ont été obtenus par des méthodes un peu différentes, par exemple [Og] 8s2 8p1 7d1 6f2 5g2 par la méthode Dirac-Fock-Slater[3].

Stabilité des nucléides de cette taille[modifier | modifier le code]

Aucun superactinide n'a jamais été observé, et on ignore si l'existence d'un atome aussi lourd est physiquement possible.

Le modèle en couches du noyau atomique prévoit l'existence de nombres magiques[5] par type de nucléons en raison de la stratification des neutrons et des protons en niveaux d'énergie quantiques dans le noyau postulée par ce modèle, à l'instar de ce qui se passe pour les électrons au niveau de l'atome ; l'un de ces nombres magiques est 126, observé pour les neutrons mais pas encore pour les protons, tandis que le nombre magique suivant, 184, n'a jamais été observé : on s'attend à ce que les nucléides ayant environ 126 protons (ce qui est par définition le cas de l'unbihexium) et 184 neutrons soient sensiblement plus stables que les nucléides voisins, avec peut-être des périodes radioactives supérieures à la seconde, ce qui constituerait un « îlot de stabilité ».

La difficulté est que, pour les atomes superlourds, la détermination des nombres magiques semble plus délicate que pour les atomes légers[6], de sorte que, selon les modèles, le nombre magique suivant serait à rechercher pour Z compris entre 114 et 126.

Recherche des isotopes les plus stables de l'élément 126[modifier | modifier le code]

Des calculs menés par la méthode Hartree-Fock-Bogoliubov avec l'interaction non relativiste de Skyrme ont proposé la valeur Z=126 pour une couche complète de protons avec, dans cette région, N=184 et N=196 pour avoir des couches et sous-couches de neutrons complètes ; il s'ensuit que les isotopes les plus stables seraient les nucléides 310126 et 322126.

La première synthèse de l'élément 126 a été tentée au CERN en 1971 par Bimbot et al.[7] en bombardant une cible de thorium 232 avec des ions krypton 84 :

84
36
Kr
+ 232
90
Th
316
126
Ubh*
échec.

Une radioactivité α de haute énergie avait alors été observée et prise pour un indice possible de la formation de l'élément 126, mais des études récentes ont montré que la sensibilité du dispositif d'alors était bien trop faible (d'au moins cinq ou six ordres de grandeurs) pour pouvoir observer quoi que ce soit en rapport avec l'unbihexium.

Propriétés chimiques calculées[modifier | modifier le code]

Du point de vue chimique, il pourrait y avoir un monofluorure stable résultant d'une orbitale moléculaire liante établie entre la sous-couche électronique 5g de l'élément 126 et la sous-couche 2p du fluor[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'élément 126 n'ayant jamais été synthétisé ni a fortiori reconnu par l'UICPA, il n'est pas classé dans une série chimique. On le range éventuellement parmi les superactinides à la suite des travaux de Glenn Seaborg sur l'extension du tableau périodique dans les années 1940, mais, en toute rigueur, il est chimiquement « non classé ».
  2. Base de données Chemical Abstracts interrogée via SciFinder Web le 15 décembre 2009 (résultats de la recherche)
  3. a et b (en) B. Fricke et G. Soff, « Dirac-Fock-Slater calculations for the elements Z = 100, fermium, to Z = 173 », Atomic Data and Nuclear Data Tables, vol. 19, no 1,‎ , p. 83-95 (DOI 10.1016/0092-640X(77)90010-9, Bibcode 1977ADNDT..19...83F, lire en ligne)
  4. (en) Koichiro Umemoto et Susumu Saito, « Electronic Configurations of Superheavy Elements », Journal of the Physical Society of Japan, vol. 65,‎ , p. 3175-3179 (DOI 10.1143/JPSJ.65.3175, lire en ligne)
  5. Encyclopaedia Britannica : article « Magic Number », § « The magic numbers for nuclei ».
  6. (en) Robert V. F. Janssens, « Nuclear physics: Elusive magic numbers », Nature, vol. 435,‎ , p. 897-898(2) (DOI 10.1038/435897a, lire en ligne)
  7. (en) Johen Emsley, Nature's Building Blocks: An A-Z Guide to the Elements, New York, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-960563-7), p. 588
  8. (en) Mitch Jacoby, « As-yet-unsynthesized superheavy atom should form a stable diatomic molecule with fluorine », Chemical & Engineering News, vol. 84, no 10,‎ , p. 19 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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