Einsteinium

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Einsteinium
CaliforniumEinsteiniumFermium
Ho
   
 
99
Es
 
               
               
                                   
                                   
                                                               
                                                               
   
                                           
Es
?
Tableau completTableau étendu
Informations générales
Nom, symbole, numéro Einsteinium, Es, 99
Famille d'éléments Actinide
Groupe, période, bloc –, 7, f
Masse volumique 8,840 g·cm-3
Couleur Blanche argentée
No CAS 7429-92-7[1]
Propriétés atomiques
Masse atomique 252 u
Configuration électronique [Rn] 7s2 5f11
Électrons par niveau d’énergie 2, 8, 18, 32, 29, 8, 2
Propriétés physiques
État ordinaire Solide
Point de fusion 859,85 °C
Divers
Électronégativité (Pauling) 1,3
Énergies d’ionisation[2]
1re : 6,42 eV 2e : 12,0 eV
Isotopes les plus stables
Iso AN Période MD Ed PD
MeV
Précautions
Élément radioactif
Radioélément à activité notable
Directive 67/548/EEC

Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

L'einsteinium (symbole Es) est l'élément chimique de numéro atomique 99, ainsi nommé en l'honneur d'Albert Einstein[3]. C'est un élément transuranien de la famille des actinides, radioactif et synthétique.

Tube de quartz (diamètre : 9 mm) contenant env. 300 µg d'einsteinium 253. La lumière produite est le résultat de l'intense irradiation de 253Es qui se désintègre via des rayons alpha (6,6 MeV, 1 000 W/g) avec une demi-vie de 20,5 jours.

Dans les conditions normales de température et de pression, le corps simple est un métal blanc argenté, de structure cristalline cubique à faces centrées. Sa température de fusion est de 860 °C[4]. Il forme différents composés avec l'oxygène et les halogènes : Es2O3, EsF3, EsF4, EsCl3, EsBr3, EsI3 et EsOCl.

L'einsteinium a été découvert en 1952 par Albert Ghiorso sous la forme de son isotope 253, récupéré dans les débris résultant d'une explosion thermonucléaire. Il est produit en bombardant des actinides plus légers avec des neutrons. Plus particulièrement, on obtient de faibles quantités d'einsteinium 253 en bombardant des atomes de plutonium 239 avec des neutrons thermiques :

239
94
Pu
+ 14 1
0
n
253
99
Es
+ 5 β.

Comme pour tous les éléments synthétiques, les isotopes de l’einsteinium sont tous extrêmement radioactifs et doivent être considérés comme hautement dangereux pour la santé par ingestion. Dix-neuf isotopes sont connus ainsi que trois isomères nucléaires, de masse atomique allant de 240 à 258. Le moins instable est 252Es avec une demi-vie d'environ 471,7 jours. Des trois isomères nucléaires le moins instable est 254mEs (demi-vie d'environ 39,3 heures).

Historique[modifier | modifier le code]

L'einsteinium a été découvert en 1952 en même temps que le fermium lors de l'explosion thermonucléaire Mike. Les travaux autour de l'einsteinium n'ont été déclassifiés et publiés dans la littérature scientifique qu'en 1955[5].

Le symbole de l'einsteinium n'a pas toujours été Es, il a d'abord été E[6].

Composés[modifier | modifier le code]

Triiodure d'einsteinium rougeoyant dans le noir.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

L'Es 99 est utilisé dans le jeu Singularity sous l'ancienne dénomination E99. Il aurait été découvert par les soviétiques en 1952 sur l'île fictive Katorga 12.

L'Es 99 est un des minéraux du jeu Motherload. Il se présente sous la forme de polygones gris-bleu. Assez curieusement, il n'a pas l'air radioactif, puisqu'il est même utilisé comme coque de bonne qualité. Il se vend plutôt cher, à mi-chemin entre le prix du Platine et de l'Émeraude.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Base de données Chemical Abstracts interrogée via SciFinder Web le 15 décembre 2009 (résultats de la recherche)
  2. (en) David R. Lide, CRC Handbook of Chemistry and Physics, CRC, , 89e éd., p. 10-203
  3. Description de l'einsteinium sur webelements.com, consulté le 04/02/2015
  4. (en) « Einsteinium - EniG. Tableau périodique des éléments » (consulté le 8 janvier 2017)
  5. (de) Siegfried Flügge, Handbuch der Physik, vol. 42, p. 283.
  6. (en) Modern Alchemy: Selected Papers of Glenn T. Seaborg, vol. 2, Hackensack, New Jersey, World Scientific Publishing Company, , p. 6.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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