Service maritime roumain

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Le Service maritime roumain (en roumain : Serviciul maritim Român) fut une compagnie de navigation de l’État roumain fondée en 1895 et dont le siège était à Bucarest. Il possédait une trentaine de navires, dont douze paquebots (les plus connus étant les NMS Împaratul Traian, Dacia, Carol I, România, Polonia, Transilvania, Basarabia, Alba-Iulia et Suceava) qui assuraient les liaisons maritimes entre Constanza, Istanbul, Smyrne, Le Pirée, Alexandrie, Haïfa, Beyrouth et retour. Ils desservaient également les ports bulgares et turcs de la Mer Noire.

Affiche du SMR de 1897, par le peintre Verona

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Service maritime roumain est connu par les écrits de Panaït Istrati, qui fut soutier à leur bord avant d'être passager, mais surtout par des sauvetages rendus possibles par l'action d'un groupe d'humanistes œuvrant au sein de sa direction :

À l'issue de la guerre, le Service maritime roumain se vit confisquer par l'URSS les seize navires qui lui restaient (moins de la moitié de la flotte de 1939). En 1945 il fut dissous et remplacé par la Sovromtransport, une entreprise soviéto-roumaine à laquelle l'URSS restitua en 1951 deux navires, le Transilvania et l’Ardeal. La plupart de ses dirigeants s'exilèrent, tels N.G. "Dan" Malioglu qui se réfugia en Grèce, et quelques-uns furent arrêtés à cause de leur appartenance à l’Étoile du Danube jugée "organisation bourgeoise", pour finir leurs jours en prison, tels Iancou Grigorescu.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annales du Musée naval de Constanta, (ISBN 973-98883-6-4)
  • Hubert Huertas, La passagère de la Struma, Presses de la Cité 2002

Quelques navires[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Grigore Gafencu, Préliminaires de la guerre à l'Est, Éditions Egloff et L.U.F. (Librairie de l'université de Fribourg), Fribourg - Paris, 1944.
  2. En 1942 et jusqu'en août 1944 le SMR dut interrompre ses rotations avec des réfugiés juifs en raison de l'état de guerre depuis le entre la Grande-Bretagne (dont dépendait la Palestine mandataire) et la Roumanie ; toutefois Alyah, association sioniste de Bucarest présidée par Eugen Meisner et Samuel Leibovici, affrétait des navires sous pavillon neutre comme le Darien II, le Struma, le Bülbül ou le Mefküre à cet effet ; cette action de sauvetage fut endeuillée par l'action des sous-marins soviétiques ShCh-213 et 215. À partir de septembre 1944 le SMR put reprendre les rotations vers Haïfa, mais il était trop tard pour les victimes de la Shoah en Roumanie. De 1946 à 1951, le principal navire ayant convoyé des réfugiés fut le paquebot Transilvania.