Participation de l'Armée polonaise dans la bataille de France

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L'Armée polonaise en France désigne une armée polonaise reconstituée sur le sol français après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie et l'Union soviétique, conformément à l’accord franco-polonais datant du 9 septembre 1939 et confirmé par celui du 4 janvier 1940. Forte de plus de 80 000 hommes, l'Armée polonaise participe à la bataille de France en tant qu'armée alliée sous ses propres drapeaux mais sous le commandement de l'état major français[1].

Création, cadre légale et statut[modifier | modifier le code]

La France était liée à la Pologne par des accords, dont celui du 19 février 1921 qui fait obligation à la France d'intervenir, tant sur mer que sur terre, pour assurer la sécurité de son alliée en cas d'attaque de la Pologne par l'Allemagne ou l'URSS. Un autre accord militaire fut signé en 1925, en vertu duquel une division d'infanterie de vingt cinq mille ressortissants polonais pourrait, en cas de guerre, être formée en France.

En mai 1939, le général Kasprzycki, ministre polonais des affaires militaires, négocie une convention avec la France en vue de créer une division d’infanterie dans l’armée française avec les Polonais émigrés sur le sol français. L’invasion allemande de la Pologne précipite les négociations et le 9 septembre 1939, l’ambassadeur de Pologne J. Lukasiewicz et le ministre des affaires étrangères français G. Bonnet, signent une première entente. Après l'agression de la Pologne par l'URSS, un protocole d'exécution relatif à la formation d'une division polonaise en France est signé le 21 septembre 1939.

Le 12 septembre, le camp de Coëtquidan (Morbihan) est mis à la disposition de l’armée polonaise par les autorités françaises, sous le commandement du général Jerzy Ferek-Błeszyński. Mille volontaires le rejoignent la première semaine. Ensuite, jusqu’à six à sept cents recrues arrivent chaque jour.

Dès le printemps 1940, Coëtquidan devient trop petit pour contenir cette nouvelle armée polonaise qui s'est considérablement renforcée par les soldats polonais qui sont parvenus à fuir la Pologne défaite. Ils sont environ 38 000[2] dont de nombreux cadres à s'être échappés par la Hongrie et surtout par la Roumanie, convoyés le plus souvent par les Britanniques, à venir en France pour se mettre à la disposition du Gouvernement polonais en exil. Ces militaires polonais ont pour la plupart l'expérience du combat contre les Allemands et un encadrement de qualité. Ils étaient surtout animés d'un fort désir de revanche après la défaite de 1939.

Une nouvelle convention militaire signée le par le général Sikorski, le chef du gouvernement polonais et Edouard Daladier, le chef du gouvernement français, donne à cette armée polonaise reconstruite le statut d’une armée nationale étrangère et la place, en tant qu’armée d’un Etat allié, sous les ordres du commandement en chef de l’armée française. Son commandant en chef polonais est le général Władysław Sikorski. Au 11 juin 1940, cette armée est forte de 88 000 hommes dont 50 000 sont fils d’immigrés ou immigrés polonais et 38 000 sont venus de Pologne[3]. Elle constitue la première formation de l'Armée polonaise de l'ouest[N 1].

L'organisation et les effectifs de l'Armée polonaise en France[modifier | modifier le code]

1ere Brigade du Nord (Brigade autonome de chasseurs de Podhale)[modifier | modifier le code]

En février 1940, quatre bataillons, regroupés dans la Brigade autonome de chasseurs de Podhale, sont prêts à participer à un corps expéditionnaire franco-polonais en Scandinavie. La brigade fut « baptisée » en Bretagne le 21 avril 1940 devant les autorités civiles et militaires françaises, polonaises et britanniques[4]. Le corps expéditionnaire participe à la bataille de Narvik, puis revient pour combattre en France mais le 15 juin 1940, la défaite des armées alliées est déjà consommée.

Brigade de chasseurs des Carpates[modifier | modifier le code]

La 1re Brigade de chasseurs des Carpates, constituée de 3 270 hommes et commandée par le général Stanisław Kopański, est formée en avril 1940 au Levant (Syrie-Liban sous mandat français) par des soldats polonais évadés de Pologne par la Roumanie. Cantonnée à Beyrouth, elle ne participe pas aux opérations de la Bataille de France.

1re division d'infanterie (Division de Grenadiers polonais)[modifier | modifier le code]

Commandée par le général Bolesław Bronisław Duch et fortes de 16 165 hommes, elle opère au sein de la 4e armée française. Cette division est déclarée opérationnelle le 18 mai 1940 ;

2e division d'infanterie (Division de Chasseurs)[modifier | modifier le code]

Commandée par le général Bronisław Prugar-Ketling, elle est déclarée opérationnelle seulement le 10 juin 1940,

3e DIP[modifier | modifier le code]

En cours d'instruction à Coëtquidan, elle n'est pas prête avant la fin de la bataille de France, mais ces jeunes recrues mal armées et mal habillées prennent position et combatant aux côté de la 1ère Brigade du Nord dans la région de Couesnon.

4e DIP[modifier | modifier le code]

Placée sous le commandement du général Rudolf Eugeniusz Dreszer et toujours en cours d'instruction, elle n'est pas prête avant la fin de la bataille de France. Ses unités combattent sur la Loire.

10e brigade de cavalerie blindée[modifier | modifier le code]

Composée de 5 305 hommes et commandée par le général Maczek, qui combattit avec la 3e division cuirassée, dont :

  • le 1er bataillon de chars composés de 45 tanks légers,
  • le 2e bataillon de chars, qui ne combattit pas ; reformé en Écosse en 1942, il constitua ultérieurement l'ossature de la future 1re division blindée polonaise
  • un régiment de cavalerie motorisée,
  • des éléments organiques (une batterie antichar, une batterie anti-aérienne).

Les principaux camps de l’Armée de terre polonaise en France étaient situés à Coëtquidan, Saint-Loup-sur-Thouet près de Parthenay[4] et Airvault[5].

Les projets du haut-commandement polonais de constituer deux corps d’armée n'ont jamais été jamais réalisés. L’expérience acquise contre les Allemands en septembre 1939 n'a pas été mise en œuvre.

L'aviation polonaise[modifier | modifier le code]

En mai 1940, la force aérienne polonaise renaissante en France compte 8 240 aviateurs polonais (pilotes et rampants) et elle est stationnée à Lyon-Bron où est créé le CIC (Centre d'Instruction de la Chasse). 138 pilotes polonais qui y sont formés participent aux opérations de la Bataille de France. Une partie des « rampants » fait son instruction au camp de Judes. [N 2].

L'organisation de l'aviation polonaise est complexe[N 3] :

  • deux groupes de chasse (GC) purement polonais :
    • Groupe de Chasse Polonaise de Varsovie, GC I/145 (groupe Kępiński ou GC I/145), composé de deux escadrilles, dotées de Caudron-Renault C.714 Cyclone. Ces appareils avaient été refusés par l'Armée de l'air française, qui avait cherché à les envoyer à la Finlande en guerre, avant la capitulation de cette dernière. "Très délicat à piloter, décollages et atterrissages trop longs, vitesse ascensionnelle insuffisante, manque de souplesse aux ailerons, fonctionnement aléatoire du train, échauffement anormal du moteur, entretien délicat, fragilité chronique des vilebrequins, démarreurs vite hors d'usage. Tels sont les commentaires rapportés par les pilotes : seuls auront été appréciés un armement bien concentré et une maniabilité en virage étonnante",
    • groupe Pamuła, théoriquement composé de deux escadrilles dotées de MS 406. Ce groupe ne sera jamais pleinement opérationnel, sur les quatre escadrilles prévues, à peine une et demi fut opérationnelle ;
  • six patrouilles polonaises de chasse (de trois pilotes chacune) affectées aux GC de l'Armée de l'air française. Ces groupes polonais volent le plus souvent sur MS 406 ou sur MB.151 et 152.

La bataille de France[modifier | modifier le code]

1re division d'infanterie (Division de grenadiers polonais)[modifier | modifier le code]

Composée de 16 165 hommes sous le commandement du général Bolesław Bronisław Duch, elle était basée en Lorraine près de Colombey-les-Belles. Tenant une partie de la ligne Maginot à partir du 9 juin, elle était intégrée dans le dispositif de la 4e armée française. Les premiers jours, ce furent seulement des activités de patrouilles et quelques escarmouches. Elle vint au combat à compter du 14 juin. Après deux jours de combats, ayant contenu les assauts allemands sur ses positions près de Lagarde (Moselle), sur le canal de la Marne au Rhin, elle fut contrainte de reculer, couvrant la retraite de la 52e division française en complète désintégration. Ce furent ensuite des combats de retardement, des contre-attaques pour dégager des unités risquant d’être encerclées. Le 21 juin, constatant l’effondrement des défenses françaises dans le secteur, le général Duch ordonna la dissolution de son unité afin de se constituer en petits groupes ; nombre des soldats, y compris le général, parvinrent à évacuer vers la Grande-Bretagne.

Cependant, l’ordre de dissolution n’a pu parvenir à temps à toutes les unités : le 2e bataillon du 3e régiment encore engagé dans la région de Moyenmoutier eut du mal à se dégager et se replia vers Saint-Dié en livrant les derniers combats. Une partie des éléments de la 5e compagnie fut capturée le 22 juin par les Allemands qui étaient entrés dans Saint-Dié.

Les morts de la division reposent dans le cimetière militaire de Dieuze (Moselle).

2e division d'infanterie (Division de chasseurs)[modifier | modifier le code]

Forte d'environ 15 800 hommes et placée sous le commandement du général Bronisław Prugar-Ketling, elle était stationnée de décembre 1939 à mai 1940 à Parthenay. Cette division, intégrée dans le 45e corps d'armée du général Daille, fut chargée de la défense des environs de Belfort. Engagée dans de durs combats du 17 au 19 juin près du Doubs et de la Saône, elle stoppa l’attaque allemande sur les collines du Clos du Doubs, mais du fait de la retraite des forces françaises voisines, elle se vit encercler par les forces allemandes ; cependant, elle parvint à percer vers la Suisse les 20 et 21 juin. La division, y compris le général Prugar-Ketling, fut internée.

10e brigade de cavalerie blindée[modifier | modifier le code]

Commandée par le général Stanisław Maczek, elle combattit en Champagne et en Bourgogne. Elle couvrait le flanc des 4e et 6e armées françaises près de Champaubert au nord-ouest de Dijon. Le 16 juin, elle mit les Allemands en déroute près de Montbard mais se vit alors isolée, les unités françaises sur ses deux flancs étant en déroute ou en retraite. Le 18 juin, la brigade était pratiquement encerclée et à court d’essence et de munitions. Le général Maczek ordonna la destruction du matériel de l’unité et la dispersion des hommes. La brigade fut ultérieurement recréée sous son commandement en Grande-Bretagne où elle devint la fameuse 1re division blindée polonaise ; le général Maczek fut considéré comme l’un des meilleurs commandants polonais, notamment de blindés, de la Seconde Guerre mondiale.

L’aviation polonaise[modifier | modifier le code]

Le groupe de chasse polonais GC 1/145 « Varsovie », participa à la bataille de France, ainsi que d’autres éléments détachés dans des unités françaises. Sur les 175 pilotes polonais formés en France, environ 130 à 135 participèrent aux combats, crédités de 50 à 55 victoires pour des pertes de 15 à 25 pilotes[6]. L'essentiel du personnel de l'Armée de l'air polonaise parvint à gagner ensuite le Royaume-Uni.

Un patrouille polonaise, commandée par le porucznik (lieutenant) Henneberg, basée à Châteauroux, et composée de deux MB.152 et un MB.151, plus un Caudron Simoun, s'envole le 17 juin 1940 pour Bordeaux. Le 18 juin, l'escadrille redécolle et fait escale à Nantes, où un wing commander de la RAF fournit les indications pour se rendre à la base RAF de Tangmere (Sussex). Après avoir refait le plein, le groupe polonais décolle à 14 h et atterrit à Tangmere à 16 h 30[7]. Ce fut la seule unité polonaise à arriver au Royaume-Uni avec ses avions.

Après l'armistice[modifier | modifier le code]

Dès le 18 juin, le sort des unités polonaises devient problématique. Le Gouvernement polonais en exil refusant toute idée d’armistice, les diverses unités (engagées et dissoutes, non engagées mais non dissoutes) n’ont que très peu de choix :

  • la captivité ;
  • l’évacuation ;
  • l’internement ;
  • la démobilisation ;
  • l’entrée dans la clandestinité.

Malgré les instructions données par les commandants, un nombre important de militaires polonais furent pris par les Allemands et emmenés en captivité.

Pour continuer la guerre avec l’allié britannique, il faut gagner la Grande-Bretagne. Par tous les moyens, avec audace et ténacité, les unités polonaises se lancent dans une course vers les ports de l’Atlantique pour y rembarquer. Sikorski part pour Londres le 18 juin et obtient de Winston Churchill, l’aide de la Royal Navy, qui établit un plan d’évacuation, l'Opération Ariel, avec des navires britanniques et polonais (civils et militaires).

Nantes, Saint-Nazaire, La Turballe, Le Croisic, Les Sables d’Olonne, La Rochelle, La Pallice, Royan, le Verdon sur Mer, Saint-Jean-de-Luz voient ainsi arriver des groupes de Polonais tentant d’embarquer sur les navires dépêchés pour cette évacuation.

Le général Louis Faury, directeur de l’instruction des troupes polonaises installé au camp de Coëtquidan joue un rôle crucial dans cette opération. Après le départ de Paris de la Mission militaire franco-polonaise pour se transporter dans la région de Mont-de-Marsan, les liaisons entre cet état-major et les forces polonaises stationnées en Bretagne, sont interrompues. Le général Faury prend l’initiative du commandement de ces forces polonaises. Il s’implique sans compter dans l'organisation et la mise en œuvre de cette évacuation.

Le 19 juin 1940, environ 6 000 soldats polonais, dont le major Stanisław Sosabowski de la 4e division d'infanterie polonaise, parviennent au port de La Pallice d'où ils sont évacués vers le Royaume-Uni.

Pratiquement toute la 2e division de chasseurs est internée en Suisse.

2 300 pilotes polonais sont transférés au Royaume-Uni où ils formeront l'ossature des futurs squadrons 302 et 303 qui participeront à la Bataille d'Angleterre.

Quelques milliers de militaires polonais réussirent à se faire démobiliser, notamment au centre d'Auch qui fonctionna jusqu’en juillet 1942.

D’autres choisirent d’entrer dans la clandestinité et de rejoindre les réseaux polonais qui se mirent en place, tels la P.O.W.N. (Polska Organizacja Walki o Niepodległości – réseau Monika) avant de tenter de rejoindre Londres en passant par l'Andorre, puis l’Espagne et enfin Gibraltar, port britannique où existait une mission navale polonaise.

Quelques données numériques[modifier | modifier le code]

Près de 85 000 hommes, dont les 4 000 de la brigade Kopański au Levant français, formaient l’Armée polonaise en France le 18 juin 1940[N 4] :

  • 37 000 étaient des rescapés de la campagne de Pologne ;
  • 55 000 hommes étaient dans des unités aptes au combat ;
  • 16 000 environ furent faits prisonniers ;
  • 13 000 hommes environ furent internés en Suisse ;
  • selon les sources[N 5], de 20 000 à 35 000 hommes furent évacués vers la Grande-Bretagne ;
  • 1 400 furent tués au combat et 4 000 blessés ;
  • 6 000 hommes se firent démobiliser en zone occupée. À l’avènement de l’armistice, ils furent réquisitionnés dans des unités de travailleurs (Groupements de Travailleurs Étrangers - GTE). Un certain nombre de ces hommes ont rejoint la Résistance ;
  • 13 000 hommes se firent démobiliser en zone non occupée. Plusieurs milliers d’entre eux y furent internés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Des affiches bilingues (en polonais et en français) sont apposées dans les mairies de communes à forte densité de Polonais : « Au nom du Gouvernement de la République de Pologne, en exécution de la décision du Président du Conseil des Ministres des Affaires Militaires de Pologne et en vertu de l’Accord signé entre la Pologne et le France le 9 septembre 1939 : Il est prescrit à tout citoyen polonais recensé à partir du 29 septembre 1939 dans les communes de […] de comparaître le […] octobre 1939 devant la Commission de révision siégeant à [...], chargée de déterminer son aptitude physique au service militaire dans l’Armée polonaise en France. [Signé :] l'Ambassadeur de Pologne. Paris, le 5 octobre 1939 ».
  2. D'après Jerzy Cynk[6].
  3. D'après Pierre-François Rivière[6].
  4. Ils étaient 1 900 en 1939, 31 500 au 10 janvier 1940 et 68 500 au 27 avril 1940.
  5. Jean Medrala cite pour sa part un chiffre de 27 000 évacués[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Medrala, Les réseaux de renseignements franco-polonais: 1940-1944, Editions L'Harmattan, , 412 pp p. (ISBN 978-2747581578)
  2. Rewerski.
  3. « Le prix de la liberté. Les Polonais sur les fronts de la 2ème guerre mondiale » (consulté le 14 novembre 2019)
  4. a et b Polish Troops in Norway, 1943.
  5. Medrala 2013.
  6. a b et c Revue Icare, no 183.
  7. Les combats du ciel no 15, 2000.
  8. Medrala, Gazeta Beskid.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Polish Ministry of Information (Polski Ministerstwo Informacji), Polish Troops in Norway : a photographic record of the campaign at Narvik, Londres, M.I.Kolin Ltd, (ASIN B002B5TX3M).
  • Tadeusz Wyrwa, La Résistance polonaise et la politique en Europe, éditions FranceEmpire, Paris, 1983.
  • Collectif, Les Combats du ciel : les As polonais de la Seconde Guerre mondiale, vol. 15, Paris, Del Prado, , 62 p. (ASIN B00RTQMVAK).
  • Jerzy Cynk, Pierre-François Rivière et Daniel Koperski, « Les Polonais, 1939-40 », Icare, revue de l'aviation française, SNPL, vol. XVI « La Bataille de France », no 183,‎ s.a. (ISSN 0018-8786).
  • Jean Medrala, La résistance polonaise en France, Société historique et littéraire polonaise (DVD-ROM), (ISBN 978-2-915742-29-9).
  • Jean Medrala, « L'Armée polonaise durant la Bataille de France », sur http://www.beskid.com, Gazeta Beskid (consulté le 11 juin 2015).
  • Jean Michalowski, Les Volontaires polonais en France durant la IIe Guerre mondiale , dans La Charte, avril-mai 1999.
  • Jacek Rewerski, « Angers capitale de la Pologne et Wladyslaw Sikorski » [PDF], sur http://anjou-pologne.net, Angers, Association Anjou-Pologne, s.a..

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]