Tête de pont roumaine

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Carte des frontières polonaises de 1920-1939. La Roumanie est située au sud-est.
Théâtre des opérations au 14 septembre 1939.

La tête de pont roumaine (en polonais : Przedmoście rumuńskie) est un plan polonais élaboré par le commandant en chef des forces armées polonaises, Edward Rydz-Śmigły pendant la campagne de Pologne en 1939, qui connut un début de mise en œuvre à partir du 14 septembre, ordonnant aux soldats qui combattent à l'est de la Vistule (20 divisions) de se replier à Lwów (qui sera le théâtre d'une bataille acharnée), puis dans les montagnes des Carpates près des frontières de la Roumanie et de l'URSS (région du sud-est du pays, aujourd'hui partie de l'Ukraine).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le plan prévoyait d'organiser une défense efficace pour l'hiver avec l'aménagement de dépôts de munitions dans l'attente d'une offensive promise par les Français sur le front de l'ouest. En réalité, celle-ci n'aura jamais lieu hormis quelques escarmouches dans la Sarre, la « drôle de guerre ». La marine de guerre et la marine marchande polonaises avaient en revanche été évacuées avant le 1er septembre, opérant dorénavant à partir des ports français et britanniques, et livrant du ravitaillement chargé à Constanța en Roumanie.

Au total, 120 000 soldats polonais battent en retraite vers la zone de la tête de pont, près de la Roumanie et de la Hongrie[1], encore neutres. Toutefois, l'invasion soviétique le 17 septembre contraint l'état-major polonais à annuler le plan. La majorité de ses forces rejoignent alors ce qui deviendra l'Armée polonaise de l'Ouest, en France, puis au Royaume-Uni.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Depuis mars 1939, à la suite du Premier arbitrage de Vienne, Pologne et Hongrie ont une frontière commune

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Michael Alfred Peszke, The Polish Underground Army, The Western Allies, And The Failure Of Strategic Unity in World War II, McFarland & Company, 2004, p. 27–32. (ISBN 0-7864-2009-X).