Saint-Ouen-de-la-Cour

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Saint-Ouen-de-la-Cour
Image illustrative de l'article Saint-Ouen-de-la-Cour
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Mortagne-au-Perche
Canton Ceton
Intercommunalité Pays Bellêmois
Statut Commune déléguée
Maire délégué Didier Fiocca
2017-2020
Code postal 61130
Code commune 61437
Démographie
Population 61 hab. (2014)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 49″ nord, 0° 35′ 17″ est
Altitude 170 m (min. : 164 m) (max. : 262 m)
Superficie 6,04 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Belforêt-en-Perche
Localisation

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Saint-Ouen-de-la-Cour est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 61 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Ouen-de-la-Cour appartient géographiquement à la région naturelle du Perche mais n'adhère pas au parc naturel régional du Perche bien qu'elle soit totalement enclavée à l'intérieur de son territoire.

La commune est à 5 km au nord de Bellême. La présence de la grande forêt de Bellême fait écran entre la ville proche (Bellême) et le village.

Communes limitrophes de Saint-Ouen-de-la-Cour[1]
Eperrais Mauves-sur-Huisne Mauves-sur-Huisne
Eperrais Saint-Ouen-de-la-Cour[1] Mauves-sur-Huisne,
Perche-en-Nocé (comm. dél. de Colonard-Corubert)
Saint-Martin-du-Vieux-Bellême Sérigny Perche-en-Nocé (comm. dél. de Colonard-Corubert),
Sérigny

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune porte le nom d'Ouen de Rouen, évêque de Rouen du VIIe siècle, évangélisateur de la Normandie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces d’une villa gallo-romaine et d’une voie romaine y sont attestées[réf. nécessaire].

À travers les comptes rendus annuels de l'abbé Pierre Bouley, on est à même de constater ce qu'était la vie rurale à cette époque loin d'être démocratique, loin d'être celle de l'interdépendance mondiale ou loin d'être celle de la modernité technologique. Gérard Plommée dresse en outre un portrait sur ce qu'était ce village au XVIIIe siècle.

Les comptes rendus de l'abbé Bouley décrivent un espace des relations sociales et commerciales, les conflits de pouvoirs, de droits et de privilèges sous l'Ancien Régime, l'impact des épidémies, la perception de la royauté, la hantise de la mauvaise mort à l'époque, les aménagements du centre du village faits par le curé, etc. La forêt demeure le refuge des « sans foi ni loi » et des « bêtes sauvages » (la présence de loups y est attestée).

Bien qu'imparfaite et incomplète, une étude essentiellement démographique de la commune entre 1592, année de début de disponibilité des registres paroissiaux, et 1789 a été faite par les historiens Émilie Blanchais, Justine Cousin, Ophélie Girard et Mathieu Demers de l'Université de Caen Basse-Normandie. Celle-ci est disponible à la Maison de la Recherche en Sciences humaines de la même université.

Une seigneurie (celle de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême) englobe l’essentiel du village, avec son siège au manoir du Chêne. Un petit fief existe aussi au lieu-dit la Brosse (Étienne de Brisard en est l’écuyer en 1757), en bordure de la forêt. René Perrier, écuyer et sieur du Hanoy, est propriétaire (en 1757 du moins) de la terre de Villeneuve, à Saint-Ouen.

La paroisse entretient beaucoup de relations avec Mauves, sur l’Huisne, située au nord. On adopte normalement les mesures en vigueur dans cette paroisse dans les actes notariés de Saint-Ouen. On y va (comme à Mortagne ou à Bellême) pour acheter des grains.

Les derniers auteurs mettent l'accent sur la mortalité et les crises épidémiques. Les crises de la peste, dont celle de 1605, et celle de 1743 (possiblement de dysenterie) montrent que ce petit village d'Ancien Régime, en apparence isolé, n'est pas épargné par des phénomènes plus globaux.

Les habitants se déplacent essentiellement dans un rayon maximal de 8 km, dans un quadrilatère compris entre Bellême (5 km) – Nocé (8 km) – Mauves (5 km) - Le Pin qui incluent les voisins Eperrais et Courthioust (tous les deux à 3 km).

Le bourg est « réduit » : « un plan de 1747 montre au centre l’église, le presbytère, la maison du vicaire et trois autres maisons  ». Il y a cependant plusieurs « hameaux dont certains semblent plus peuplés que le bourg  ». La paroisse a donc une superficie totale de 604 hectares. Elle a plus ou moins la forme d’un cercle avec un rayon de 2 km.

CrisePeste1605SaintOuenDeLaCour.jpg

Gérard Plommée recense aussi les diverses professions exercées dans cet espace. Les habitants du lieu sont surtout des travailleurs de la terre (journaliers, bordagers et laboureurs). Beaucoup sont domestiques ou servantes. Certains sont fustiers (bûcherons), fendeurs, sabotiers, charpentiers ou marchands. Ils ont un arpenteur royal et un garde de la forêt. Des tisserands de toile de chanvre, des sergers et étaminiers (C’est l’époque de l’étamine de Nogent-le-Rotrou) sont présents.

Il n’y a cependant pas tous les métiers et services : il n’y a pas d’auberge, de cabaret, de boutique, de moulin à eau (cas rare dans le Perche), le moulin à vent du lieu-dit Bure, sur le sommet d’Apremont, n’existe plus ou n’est pas en fonction et le forgeron (forgeron-maréchal-ferrant) le plus près serait à Courthioust.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1989[2] mars 2014 Bernard Basterot SE Agriculteur
mars 2014[3] en cours Didier Fiocca SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de sept membres dont le maire et deux adjoints[4].

Depuis le 1er janvier 2013, la commune fait partie de la communauté de communes du Pays Bellêmois[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 61 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2007, 2012, 2017, etc. pour Saint-Ouen-de-la-Cour[6]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. L'historien Gérard Plommée rapporte que le dénombrement de 1722 donne 86 feux (donc environ 350 habitants) pour l'actuelle commune. Saint-Ouen-de-la-Cour a compté jusqu'à 422 habitants en 1800. Elle est la commune la moins peuplée du canton de Bellême.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
382 422 381 368 378 378 378 375 357
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
322 322 301 274 240 204 183 150 144
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
132 120 102 115 116 111 114 96 109
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014 -
96 77 68 58 66 64 60 61 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Ouen.
  • Église Saint-Ouen, remaniée au XVIIe siècle.
  • Menhir de la Pierre des Druides.
  • Manoir du Chêne, du XVIIe siècle.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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