Saint-Irénée

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Saint-Irénée
Saint-Irénée
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Capitale-Nationale
Subdivision régionale Charlevoix-Est
Statut municipal Municipalité de paroisse
Maire
Mandat
Odile Comeau
2017-2021
Démographie
Gentilé Saint-Irénéen, enne
Population 641 hab. (2016)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 00″ nord, 70° 12′ 00″ ouest
Superficie 5 989 ha = 59,89 km2
Divers
Code géographique 15005
Localisation

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Saint-Irénée
Liens
Site web Site officiel

Saint-Irénée est une municipalité de paroisse qui fait partie de la municipalité régionale de comté de Charlevoix-Est au Québec (Canada), située dans la région administrative de la Capitale-Nationale. Elle est nommée en l'honneur d'Irénée de Lyon.

Le territoire de Saint-Irénée est accidenté et boisé, typique de la région de Charlevoix. L'agglomération est nichée à l'embouchure de la rivière Jean-Noël sur le fleuve Saint-Laurent. La partie de la municipalité située sur le bord du fleuve est appelée Saint-Irénée-les-Bains[1].

Saint-Irénée est aussi le site du Domaine Forget, centre d'art de renommée internationale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dans la MRC : Charlevoix-Est

Histoire[modifier | modifier le code]

La création d'une paroisse du nom de Saint-Irenée est d'abord autorisée par l'Archidiocèse de Québec le 12 mai 1840 puis confirmée en 1844 après qu'une église y fut construite. Le premier curé résidant est l’abbé Charles Pouliot et ce territoire contenait dès lors environ 800 habitants. Le 1er juillet 1855, la création de la municipalité de Saint-Irenée est officialisée par la rédaction d'une constitution[2]. La population était de 1060 âmes en 1861 et se répartissait entre une centaine de familles[3], selon ce qu'a pu constater le consul français Charles-Henri-Philippe Gauldrée-Boilleau qui y a mené une enquête sociologique auprès des familles paysannes. Celui-ci remarque entre autres certaines particularités dans le langage des locaux tel que dire «espérez un instant» au lieu de «attendez un instant» ou encore «c'est de valeur» pour réagir à un événement fortuit[4].

Au tournant du XXe siècle, le juge Adolphe-Basile Routhier, qui a aussi écrit les paroles de l’hymne national du Canada, et l’homme d’affaires et financier Rodolphe Forget possèdent des domaines estivaux face au fleuve, dans le secteur aujourd'hui occupée par le Domaine Forget. Ce dernier y possédait un somptueux domaine appelé Gil'Mont (détruit par un incendie en 1965) où sa fille, la femme politique Thérèse Casgrain, a passé de nombreux étés, tel qu'elle l'a relaté dans son autobiographie[5].

La municipalité est reliée à La Malbaie et Québec par Chemin de fer Charlevoix à partir de 1919. Une Caisse Populaire y est établie en 1945 et un l'Aéroport de Charlevoix en 1962[2].

Personnalités liées à la municipalité[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Les élections municipales se font en bloc pour le maire et les six conseillers[7].

Saint-Irénée
Maires depuis 2001
Élection Maire Qualité Résultat
2001 Pierre Boudreault Voir
2005 Voir
2009 Voir
2013 Voir
2017 Odile Comeau Voir
Élection partielle en italique
Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises


Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1996 2001 2006 2011 2016
643672727674641

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Malbaie Rose des vents
Saint-Hilarion N
O    Saint-Irénée    E
S
Les Éboulements Fleuve Saint-Laurent, Rivière-Ouelle

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir le document « Recueil historique de Saint-Irénée » accessible sur le site web de la municipalité.
  2. a et b Municipalité de Saint-Irenée, « Notions d'histoire ».
  3. Léon Gérin, « La famille canadienne-française, sa force, ses faiblesses. Le paysan de Saint-Irénée, hier et aujourd’hui (1931) », La société canadienne-française,‎ (lire en ligne).
  4. Pierre Savard, « GAULDREE-BOILLEAU, Charles-Henri-Philippe, Le paysan de Saint-Irénée », dans Paysans et ouvriers québécois d'autrefois, PUL, (lire en ligne).
  5. Élisabeth Naud, « La villa de Rodolphe Forget : Gil’Mont à Saint-Irénée-les-Bains », Cap-aux-Diamants : la revue d'histoire du Québec, vol. 33,‎ (lire en ligne).
  6. Les Éditions de l'Homme, « Jean-Charles Harvey : Résumé de carrière ».
  7. « Liste des municipalités divisées en districts électoraux », sur DGEQ (consulté en janvier 2018)
  8. Recueil historique, St-Irénée, site de la municipalité.