Charles-Henri-Philippe Gauldrée-Boilleau

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Charles-Henri-Philippe Gauldrée-Boilleau
Le consul general Charles-Henri-Philippe Gauldree-Boilleau vers 1860.jpg
Fonctions
Consul général de France à Québec
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Ministre plénipotentiaire
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Membre de
Distinction

Charles-Henri-Philippe Gauldrée-Boilleau, né à Toulouse en 1823, est un diplomate français au service du ministère des Affaires étrangères françaises durant le XIXe siècle[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fil du général de division Jean-Baptiste-Charles Gauldrée-Boilleau.

En 1848, il est attaché au consulat de France à Turin. Il est nommé consul de première classe à Québec onze ans plus tard (1859) et, en 1862, il est élevé au rang de consul général pour l'ensemble des colonies anglaises de l'Amérique du Nord avec le titre de « consul général au Canada avec résidence à Québec». Avant son départ de Québec, il dresse un bilan positif de son action, rapportant au Quai d'Orsay à quel point le consulat de France était devenu populaire dans ce pays[2]. En 1863, il est nommé à New York et devenu baron du Second Empire. Puis, en 1868, à Lima à titre de ministre plénipotentiaire. Mais quelques années plus tard, à la suite d'un procès d'importance à Paris, il est condamné à trois ans de pénitencier.

À New York, il se serait engagé dans une affaire de spéculation sur les chemins de fer. On dit que ce serait durant son incarcération qu'il aurait écrit sa monographie sur l'habitant de Saint-Irénée (Québec). Cette étude sociologique sur les habitants de Saint-Irénée au Québec a été menée selon la méthode de Frédéric Le Play et pour le compte de sa Société internationale des études pratiques d'économie sociale de 1861 à 1862[3].

Après sa libération, il se serait installé à Pise et y aurait terminé sa vie.

Au Québec, le nom du village de Ferland-et-Boilleau rappelle en partie sa mémoire[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Savard éd., « Gauldrée-Boilleau, Charles-Henri-Philippe, Le paysan de Saint-Irénée », dans Paysans et ouvriers québécois d'autrefois, Cahiers de l'Institut d'histoire, Université Laval, (lire en ligne).
  2. Samy Mesli, « Historique du consulat général de France », Cap-aux-Diamants : la revue d'histoire du Québec,‎ (lire en ligne, consulté en (date de consultation)).
  3. Savard (1968)
  4. Commission de la toponymie du Québec, « Ferland-et-Boilleau : Fiche descriptive ».

Liens externes[modifier | modifier le code]