Saint-Hilaire-de-Chaléons

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Saint-Hilaire-de-Chaléons
L'église.
L'église.
Blason de Saint-Hilaire-de-Chaléons
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Machecoul
Intercommunalité Pornic Agglo Pays de Retz
Maire
Mandat
Françoise Relandeau
2014-2020
Code postal 44680
Code commune 44164
Démographie
Gentilé Chaléonnais
Population
municipale
2 197 hab. (2014)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 14″ nord, 1° 51′ 49″ ouest
Altitude Min. 1 m – Max. 32 m
Superficie 34,98 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-hilaire-de-chaleons.fr

Saint-Hilaire-de-Chaléons est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Ses habitants s'appellent les Chaléonnais et les Chaléonnaises. La population de Saint-Hilaire-de-Chaléons s'élève à 2 197 habitants pour l'année 2014.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Hilaire-de-Chaléons dans le département de la Loire-Atlantique.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais. La commune a aussi fait partie des Marches Communes de Bretagne-Poitou, entre pays de Retz et Vendée historique.

Saint-Hilaire-de-Chaléons est située entre le lac de Grand-Lieu et la baie de Bourgneuf, à 25 km au sud-ouest de Nantes et 3 km à l'ouest de Sainte-Pazanne.

Les communes limitrophes sont (dans le sens inverse des aiguilles d'une montre) Villeneuve-en-Retz au sud-ouest, Sainte-Pazanne, Port-Saint-Père, Rouans, Chaumes-en-Retz et Pornic.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Saint-Hilaire-de-Chaléons est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

La commune se trouve dans le canton de Bourgneuf-en-Retz et est membre de la Communauté de communes Cœur Pays de Retz avec celles de Sainte-Pazanne, Chaumes-en-Retz, Rouans, Cheix-en-Retz, Vue et Port-Saint-Père.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes San Heliren et Sancti Hylarii au XIIe siècle[1].

Le nom de Saint-Hilaire-de-Chaléons vient de Hilaire de Poitiers, évêque de Poitiers au IVe siècle ; Chaléons viendrait de calma, terme d'origine pré-celtique qui signifiait « espace dénudé » ou « plateau en friche »[2].
La commune de Saint-Hilaire-de-Chaléons possède en effet un plateau qui se poursuit au sud-ouest sur la commune de Villeneuve-en-Retz, jusqu'à dominer le Marais breton et la plaine littorale[3].

Pendant la période révolutionnaire, la commune prit le nom de La Fraternité.

En breton, elle a été dénommée Sant-Eler-Kaleon par l'Office de la Langue Bretonne[1], nom sans valeur historique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Hilaire-de-Chaléons est mentionné pour la première fois en 1079, époque où son église est donnée aux religieuses de Notre-Dame d'Angers[4]. L'église de Saint-Hilaire de Chaléons appartenait alors au prieuré Sainte Marie de Prigny[5].

Durant le Moyen Âge, la paroisse de Saint-Hilaire se développe à proximité du château du Bois-Rouaud.

La période de la Révolution française est une période très difficile pour la commune qui a laissé des traces durables dans les mentalités[6]. Saint-Hilaire est alors un lieu de cantonnement pour l'armée républicaine[4] qui combat les Armées catholiques et royales de Vendée et de Bretagne. En raison de la déchristianisation, la commune est renommée La Fraternité. Il y eut à La Fraternité, entre l’an I et l’an IV, 316 tués et 167 décès par maladie pour une population de 1 150 habitants d'après le recensement de 1789[7]. Les familles les plus éprouvées furent la famille Briand, de la Petite Davière, où il y eut onze décès ; la famille Loquai, de Maubusson, où il y eut six tués et quatre décès par maladie ; et la famille de Louis Guérin, où il y eut trois tués et cinq autres décès[7].

Le cimetière actuel est inauguré en 1869 par le maire, le comte Gustave de Juigné[8].

L'église actuelle remplace une ancienne église ruinée à la Révolution française. Lors de la construction de l'église en 1897, trois sarcophages mérovingiens sont découverts[9].

La commune a rénové le clocher en 2000, une équipe de jeunes cinéastes a profité de l'occasion pour refaire l'histoire de ce clocher avec les anciens qui l'avaient vu construire [10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier, d'or aux trois tours de gueules, ouvertes et ajourées du champ, maçonnées de sable ; au deuxième, d'argent aux six mouchetures d'hermine de sable ordonnées 3, 2 et 1 ; au troisième, d'azur aux trois fleurs de lys d'or ; au quatrième, de gueules à la mitre épiscopale d'or posée en bande, soutenue d'une crosse du même posée en barre ; à la croix de sable brochant sur l'écartelé, chargée en cœur d'un écusson d'argent aux trois croix du Calvaire de sable.
Commentaires : La croix de sable est celle du blasonnement du pays de Retz : d'or à la croix de sable, rappelant l'appartenance de Saint-Hilaire-de-Chaléons au pays de Retz. Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par M.-R. Prat en 1946.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Gustave de Juigné (1828-1900), maire de Saint-Hilaire-de-Chaléons de 1865 à 1870.
L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1798 1799 Honoré Loquai[11]   Cultivateur
1799 1801 Jean Laizin    
1801 1838 Honoré Loquai   Cultivateur
1838 1846 Jean Boutin    
1846 1853 Jean Guitteny    
1853 1865 Pierre Sorin    
1865 1870 Gustave Le Clerc comte de Juigné Légitimiste propriétaire agricole-éleveur
conseiller général du canton de Bourgneuf-en-Retz (1865-1900)
1871 1871 Jean Coignaud    
1871 1876 Jean-Pierre Guitteny    
1876 1886 Léon Guitteny    
1886 1892 Julien Bossy    
1892 1893 Michel Loquai    
1893 1900 Julien Coignaud    
1900 1903 Louis Dupont    
1903 1908 Pierre Bâtard    
1908 1912 Michel Loquai    
1912 1919 Jean-Marie Guitteny   Forgeron-maréchal
1919 1923 Jean Bâtard    
1923 1935 Julien Chauvet    
1935 1945 Armand de Durfort    
1945 1947 Jean-Marie Loquai    
1947 1953 Pierre Chauvet    
1953 1971 Pierre Leduc    
1971 1974 Joseph Sorin    
1974 1978 Ange Rialland    
1978 1982 Pierre Leduc    
1982 1983 Camille Recoquillé    
1983 1989 Jean Dupont    
1989 2008 François Loquais[Note 1] UDF  
2008 en cours Françoise Relandeau[Note 2] Divers droite  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Les données concernant 1793 sont perdues.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 2 197 habitants, en augmentation de 13,25 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
844 1 189 1 429 1 467 1 240 1 092 1 200 1 317 1 329
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 411 1 529 1 459 1 542 1 546 1 480 1 550 1 563 1 580
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 568 1 508 1 362 1 315 1 269 1 249 1 215 1 242 1 304
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
1 311 1 255 1 362 1 333 1 551 1 721 1 940 2 197 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[16], pour le recensement 2004 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,9 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[17],[18],[19]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[17],[18],[19].

Pyramide des âges à Saint-Hilaire-de-Chaléons en 2013 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,7 
5,5 
75 à 89 ans
9,8 
11,3 
60 à 74 ans
11,1 
18,3 
45 à 59 ans
16,3 
24,3 
30 à 44 ans
22,7 
13,7 
15 à 29 ans
13,3 
26,6 
0 à 14 ans
25,1 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Économie[modifier | modifier le code]

En 2010, l'endettement de la commune (encours de la dette) s'élève à 750 euros par habitant. Ce chiffre concerne le budget principal seul[20]. Les ressources et les dépenses de fonctionnement sont dans la moyenne des communes alentour (Cheix, Chéméré, Port-Saint-Père, Rouans, Sainte-Pazanne, Vue), tandis que les emprunts pèsent lourdement sur la commune de Saint-Hilaire-de-Chaléons[21].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Saint-Hilaire-de-Chaléons se caractérise par son église, dont le carillon sonne « La Paimpolaise », une chanson de Théodore Botrel au fil des heures.
Calvaire dans le cimetière de Saint-Hilaire-de-Chaléons
  • Le cimetière, également, se distingue de par sa forme circulaire.
    • Au centre de celui-ci, se trouve un calvaire. On y trouve des plaques portant les noms d’habitants massacrés pendant la guerre de Vendée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Associations liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'association « Éoliennes en Retz » milite pour la valorisation des énergies renouvelables et sensibilisation aux économies d'énergie. Son fondateur, Serge Pintout, est un fervent défenseur des projets éoliens sur le pays de Retz[23]. Une association « PEPR » (Protection de l'environnement du pays de Retz), a été créée pour remettre en cause ces projets d'implantations éoliens[24].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1995 et 2001.
  2. Réélue en 2014.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  2. Toponymie générale de la France, Par Ernest Nègre
  3. http://www.shc44.fr/?Second-rapport-sur-les-eoliennes
  4. a et b http://www.infobretagne.com/saint-hilaire-de-chaleons.htm
  5. http://www.shpr.fr/?Le-prieure-Sainte-Marie-de-Prigny
  6. http://www.shc44.org/-La-periode-revolutionnaire-
  7. a et b « Le soulèvement de 1793 au cœur du Pays de Retz - Saint Hilaire de Chaléons par Eloi Guitteny », sur Société des Historiens du Pays de Retz, (consulté le 12 avril 2015)
  8. http://www.shc44.org/Inauguration-du-cimetiere-actuel
  9. http://lafrancedesclochers.xooit.com/t198-Saint-Hilaire-de-Chaleons-44680.htm
  10. Documentaire de 2001 sur l'histoire du village
  11. Né en 1760 à Saint-Hilaire-de-Chaléons, il est enrôlé dans les Armées catholiques et royales de 1793 à 1796, "brave et dévoué défenseur de la monarchie légitime", il a perdu son père, son frère et sa sœur, tué par les révolutionnaires
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Saint Hilaire de Chaléons 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 15 décembre 2016).
  17. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Saint-Hilaire-de-Chaléons - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  18. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  19. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  20. Site des comptes des communes : http://alize2.finances.gouv.fr/communes/eneuro/tableau.php?icom=164&dep=044&type=BPS&param=5&exercice=2010
  21. http://www.shc44.org/Les-finances-2010-un-poids-accru
  22. http://www.shc44.org/Louise-Thomas-Patersi-La-grande
  23. www.eoliennes-en-retz.com, consulté le 5 mars 2010.
  24. Association Protection de l'Environnement du Pays de Retz, consulté le 5 mars 2010.