Saint-Michel-Chef-Chef

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Saint-Michel-Chef-Chef
L'église Saint-Michel.
L'église Saint-Michel.
Blason de Saint-Michel-Chef-Chef
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Pornic
Intercommunalité Pornic Agglo Pays de Retz
Maire
Mandat
Irène Geoffroy
2014-2020
Code postal 44730
Code commune 44182
Démographie
Gentilé Michelois
Population
municipale
4 627 hab. (2014)
Densité 184 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 10′ 54″ nord, 2° 08′ 50″ ouest
Superficie 25,12 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.stmichelchefchef.fr/

Saint-Michel-Chef-Chef est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Ses habitants, appelés les Michelois, étaient au nombre de 4 627 au recensement de 2014.

La commune de Saint-Michel-Chef-Chef inclut la station balnéaire de Tharon-Plage et est aussi connue comme siège de la Biscuiterie Saint-Michel, qui produit notamment la « galette Saint-Michel ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Michel-Chef-Chef dans le département de la Loire-Atlantique

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais.

Saint-Michel-Chef-Chef est située sur côte de Jade, à 17 km au sud de Saint-Nazaire via la Route bleue et 50 km à l'ouest de Nantes, à l'extrémité occidentale du pays de Retz.

Les communes limitrophes sont La Plaine-sur-Mer au sud, Pornic à l'est, Saint-Père-en-Retz au nord-est et Saint-Brévin-les-Pins au nord.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Saint-Michel-Chef-Chef est une commune urbaine non polarisée, qui fait partie de la communauté de communes de Pornic, ainsi que La Plaine-sur-Mer et Préfailles (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Géographie physique[modifier | modifier le code]

On y trouve trois cours d'eau : le Calais, le Tharon et le Berno.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

La station balnéaire de Tharon-Plage détient le pavillon bleu depuis quelques années déjà. Ses plages sont un lieu idéal pour la pêche à pied.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Chemicherium au XIIe siècle, Sancti Michaelis de Chevecier en 1287[1].

Le nom de Saint-Michel-Chef-Chef, dont l’étymologie est discutée, est une déformation de la forme ancienne Saint-Michel-de-Chevesché, issue du bas-latin Terra de Chevesché, ancien nom de la Pointe Saint-Gildas toute proche.

Le terme Chevesché est une déformation de chevecier-chef, qui désignait naguère en langue ecclésiastique celui qui surveillait le chevet d'une église et qui, par extension, avait la garde du trésor. Ce dignitaire religieux qui percevait les revenus d'une abbaye (ici en l'occurrence celle de Pornic), logeait dans une chefferie[2].

En ce qui concerne l'archange Saint Michel, il suffit de rappeler que les lieux nommés Saint-Michel sont très courants en France et qu'ils dérivent de lieux antérieurement consacrés à une divinité celtique, Lug, la divinité éponyme de Lugdunum (Lyon), interprétée par les Romains comme un avatar de Mercure. Le cas le plus remarquable de cette filiation est Saint-Michel-Mont-Mercure en Vendée.[réf. nécessaire]

En breton, elle a été dénommée Sant-Mikael-Keveger par l'Office de la Langue Bretonne[3], nom sans valeur historique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire

On a retrouvé des poteries néolithiques sur le site de l'étang des Gâtineaux, ainsi que quelques menhirs au nord, près de la forêt de la Roussellerie.

Antiquité

On rapporte que Saint-Michel était une léproserie au IVe siècle.

Moyen Âge

Saint-Michel-Chef-Chef faisait partie de la châtellenie, baronnie, puis duché-pairie de Retz.

Vers 1104, Garsire de Retz donna l'église à l'abbaye Saint-Serge d'Angers.

Époque contemporaine

Pendant la période de déchristianisation des années 1792-1800, Saint-Michel reçoit le nom de Sablons.

Aménagement de la station de Tharon-Plage au début des années 1900.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, alors que la Loire-Inférieure est libérée au mois d'août 1944, Saint-Michel-Chef-Chef fait partie des territoires qui restent occupés par les Allemands dans la Poche de Saint-Nazaire qui s'étend de l'estuaire de la Vilaine à Pornic.Ici, la libération n'a lieu que le 11 mai 1945, trois jours après la capitulation de l'armée allemande.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blasonnement de Saint-Michel-Chef-Chef[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules semé de dix besants d'or ordonnés 4, 3, 2 et 1, au chef d'azur soutenu d'une divise aussi d'or.
Commentaires : Création des commis de Vannier en 1703 pour la paroisse de Saint-Michel-du-Chevèchier (chef d'azur pour Saint-Michel et chef soutenu d'un second pour le grade de chevèchier). M. de Maupeou fit ajouter les dix besants d'or en souvenir de Malestroit (dont les armes étaient de gueules à neuf besants d'or, 3, 3 et 3.). Délibération municipale du .

Blasonnement de Tharon-Plage[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent au sautoir de vair accompagné de quatre étoiles de gueules et chargé en abîme d'un annelet de gueules.
Commentaires : Armes de la famille de Michel de Michel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 Louis Bochereau SE agriculteur
1971 1983 Paul Casavielle SE médecin
1983 1995 Michel Ferré SE viticulteur
1995 2008 Patrick Girard[Note 1] SE puis UMP[Note 2] enseignant (professeur de sport, ancien directeur du collège Saint Joseph de Saint-Brévin-les-Pins)
conseiller général (UMP) jusqu'en 2011
2008 2014 Alain Guillon DVD puis MoDem ancien cadre
2014 en cours Irène Geoffroy DVD retraitée de la fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 4 627 habitants, en augmentation de 5,06 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
818 689 703 874 1 034 1 095 1 095 1 122 1 190
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 249 1 180 1 155 1 143 1 134 1 172 1 168 1 198 1 173
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 161 1 234 1 311 1 165 1 335 1 410 1 400 1 719 1 837
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 106 2 242 2 447 2 517 2 663 3 176 4 364 4 535 4 627
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (32,9 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[9],[10],[11]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[9],[10],[11].

Pyramide des âges à Saint-Michel-Chef-Chef en 2013 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
0,6 
8,0 
75 à 89 ans
10,6 
23,0 
60 à 74 ans
23,1 
21,5 
45 à 59 ans
21,0 
17,2 
30 à 44 ans
17,9 
12,4 
15 à 29 ans
10,6 
17,6 
0 à 14 ans
16,2 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Michel de style néo-Renaissance (fin XIXe siècle), possède une statue de saint Michel terrassant le démon par Vallet. Nombreuses décorations représentants des fruits de mer. Une plaque commémorative de la guerre de 14-18 se trouve à droite en entrant sous un vitrail représentant des actes de guerre dans les tranchées.
  • Chapelle Sainte-Anne de Tharon : objets provenant de l'Abbaye de Buzay, dont le plus ancien crucifix du pays de Retz (datant du XIVe siècle), un autre Christ du XVIe siècle et une statue du XVIIIe siècle.
  • Château de Tharon : il ne subsiste que des vestiges, en particulier une tour en ruines.
  • Château de La Cossonnière.
  • Maisons anciennes de pêcheurs.
  • Moulins à vent de Beaulieu, de la Proutière et de La Sicaudais (1842).
  • Calvaires, ossuaire et croix de chemin.
  • Folies balnéaires et belles demeures du front de mer à Tharon-Plage.
  • Plages de Saint-Michel du Redois, de Comberge et de Tharon dominées de falaises schisteuses et de dunes anciennement boisées.
  • Vaste étang (20 ha) des Gatineaux propice à la pêche.
  • Port de Comberge, accessible uniquement à marée haute.
  • Parc du Bois Roy
  • Bois Tallureau
  • Mairie, bâtiments administratifs

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Famille Michel
  • Gabriel Michel (1702-1765), armateur nantais, est seigneur de Tharon à partir des années 1740 (et par ailleurs seigneur de Doulon et constructeur du château du Grand-Blottereau).
  • sa fille, Henriette-Françoise Michel (1738-1794), épouse du marquis de Marbeuf, devint dame de Tharon après la mort de son père ; le 18 octobre 1772, elle est présente au baptême d'une cloche de l'église.
Estivants célèbres

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Tessier et Renée Guillemin, Saint-Michel-Chef-Chef et Tharon-Plage, Éditions des Paludiers, La Baule, 1987.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001.
  2. Se présente UMP aux élections cantonales.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  2. Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de villes et villages - Loire-Alantique, Saint-Jean-d'Angély, Éditions Boudessoules, , 287 p. (ISBN 2-913471-45-5), p. 252
  3. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Saint Michel 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 15 décembre 2016).
  9. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Saint-Michel-Chef-Chef - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  10. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  11. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).