STALKER: Shadow of Chernobyl

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STALKER
Shadow of Chernobyl
Éditeur THQ
Développeur GSC Game World

Date de sortie Drapeau : États-Unis Drapeau : Canada
Europe
Version 1.0006
Genre Jeu de tir à la première personne / Rôle / Survival
Mode de jeu Solo, Multijoueur
Plate-forme Windows
Média DVD-ROM
Langue russe, anglais, français, allemand, espagnol
Contrôle Clavier/souris

Évaluation PEGI : 16+ ?
Moteur X-Ray Engine 1.0

STALKER: Shadow of Chernobyl (initialement STALKER: Oblivion Lost) est un jeu vidéo développé par le studio ukrainien GSC Game World. Il s’agit d’un survival - jeu de tir à la première personne intégrant des éléments de jeu de rôle.

Dans STALKER, le joueur prend l'identité d'un pilleur d'artefacts de « la Zone ». La Zone est le lieu de l'explosion en 1986 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, devenu un no man's land à cause des nombreuses radiations, qui causent d'étranges changements dans la faune et la flore, ainsi que des anomalies dans les lois physiques. Le joueur peut se déplacer dans les environs pour effectuer ses missions.

Début 2007, THQ, l'éditeur du jeu, a révélé que STALKER était l'acronyme de « Scavengers, Trespassers, Adventurers, Loners, Killers, Explorers and Robbers »[1]. Traduits en français, ces termes signifient « Pilleurs, Transgresseurs, Aventuriers, Solitaires, Tueurs, Explorateurs et Voleurs ». En outre, le verbe anglais « to stalk » signifie « avancer furtivement, traquer, rôder ».

Scénario[modifier | modifier le code]

Scène représentative des graphismes et de la luminosité du jeu, développant une atmosphère post-apocalyptique.

Tchernobyl, 2006. Vingt ans après la catastrophe nucléaire, une nouvelle explosion du réacteur a lieu. Personne ne sait vraiment ce qui a pu se passer, mais la présence inquiétante de phénomènes météorologiques ou géologiques comme des séismes ou de grands orages laisse à penser que le réacteur a explosé une seconde fois. La Zone étant devenue dangereuse, les autorités la bouclent et en interdisent l'accès.

En 2008, des mutants font leur apparition à proximité du périmètre de sécurité et sont repoussés par l'armée. La population locale se pose quelques questions à propos de ce qui se passe dans la Zone. Les plus courageux s'aventurent dans la Zone mais peu d'entre eux en reviennent.

Les quelques survivants font part de récits fantastiques et rapportent des « reliques » appelées artefacts, qui se négocient à des prix exorbitants auprès des scientifiques et de marchands peu scrupuleux. Ces braconniers de la Zone sont surnommés les « Stalkers ».

En plus de la violente concurrence entre Stalkers, différentes factions se font une guerre ouverte : le Devoir, la Liberté, le Monolithe, les militaires, les mercenaires, les scientifiques et les bandits.

Le jeu se déroule en 2012. Le joueur y incarne un Stalker surnommé « Le Tatoué » qui a perdu la mémoire, avec sur son bras tatoué les lettres « STALKER ». Le joueur commencera par exécuter quelques missions pour le compte du marchand d'artefacts qui l'a recueilli et soigné. C'est ainsi qu'il fera ses premiers pas dans la Zone…

Inspiration[modifier | modifier le code]

Le scénario de ce jeu est librement inspiré du livre éponyme d'Arcadi et Boris Strougatski, Stalker (parfois sous-titré Pique-nique au bord du chemin) et du film d'Andreï Tarkovski qui en a été tiré, Stalker.[réf. nécessaire]

Dans le film, un guide, appelé « stalker », emmène des personnes dans une zone truffée de dangers et d'anomalies (dont certaines ont été partiellement reprises dans le jeu, comme le "meat mincer" - hachoir à viande - présent dans la dernière partie du film), afin d'atteindre une pièce située en son centre et réputée exaucer les désirs les plus profonds de ceux qui y entrent.

Dans le jeu, et outre la Zone, il est question d'un Monolithe, aussi appelé Exauceur, qui donnerait vie aux souhaits les plus chers de ceux qui parviendraient à l'atteindre (avec pour effet secondaire l'augmentation du diamètre de la zone de 5 km). Ce monolithe, situé dans le cœur de la centrale, n'est pas sans rappeler la pièce mystérieuse du film, et le danger évoqué par les personnages, du fait de réaliser des désirs profonds qui peuvent s'avérer mortels. Selon les dire des personnages du jeu, il s'agirait d'un immense cristal tombé du ciel, et qui se serait logé dans le sarcophage (dans le film, on parle brièvement d'une théorie attribuant l'origine de la Zone aux extra-terrestres). Contrairement au film, l'emplacement précis de la zone et l'année du déroulement de l'histoire sont connus dans le jeu.

Le sarcophage est un immense bloc de béton construit tout autour du réacteur no 4 de la centrale de Tchernobyl, visant à empêcher les radiations de s'échapper et de continuer à contaminer l'Europe.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Scène du jeu.

Doté d'un inventaire, de quêtes principales et annexes, STALKER est structuré comme un RPG. Les situations de combats se montrent variées et parfois très spectaculaires, grâce au système d'intelligence artificielle développée pour ce jeu appelé « A-Life ». L'A-Life est très différent de ce que les joueurs ont connu jusqu'à présent, dans le sens où il doit recréer une réalité vivante logique et cohérente, à la fois de la zone et de ses habitants, indépendante des actions du joueur et aléatoire d'une partie à l'autre (même si certaines actions obligatoires, appelées « scripts » dans le jeu vidéo, sont intégrées pour le bon déroulement de l'aventure, certaines séquences du jeu faisant notamment penser à Doom 3).

Le jeu est doté d'un cycle jour/nuit et d'un cycle climatique très travaillé. Des véhicules sont présents, mais la possibilité de les conduire (présente dans la bêta BUILD 1935) fut retirée pour la sortie du jeu car d'après les développeurs : « Les joueurs prenaient plus de plaisir à découvrir la zone à pied qu'en véhicule. » Selon GSC Game World et THQ, le jeu durerait entre 40 et 60 heures, les différentes actions réalisées au cours du jeu modifiant la fin : il y en a 7 différentes, dont deux considérées comme « bonnes », car complétant au plus la trame du jeu.

Développement[modifier | modifier le code]

Artefacts du jeu.
Configuration minimum
PC
Processeur Pentium 4 2 GHz / AMD 2200+
Mémoire vive 512 Mo
Carte graphique 128 Mo (compatible DirectX 9c: nVidia GeForce 5700 / ATI Radeon 9600)

Délais de développement[modifier | modifier le code]

Annoncé pour la première fois en novembre 2001, le jeu a gagné, en 2006, le titre de Vaporware 2006 Award[2] qui récompense les meilleurs vaporwares de l'année 2006.

Malgré les distinctions qui saluent sa réalisation, le développement fût chaotique. Le jeu a changé de nom, initialement nommé : STALKER Oblivion Lost. Les dates de sorties étaient constamment repoussées (2004, 2005, 2006…). Son développement fût annulé, puis repris… Ces évènements ont enthousiasmé certains joueurs qui voyaient dans ce calvaire la naissance d'un chef-d'œuvre et en a rebuté beaucoup d'autres. Il avait donc déjà beaucoup fait parler de lui avant sa sortie, à la suite de son long développement.

De nombreuses possibilités ont dû être retirées ou réduites de la première version (conduite de voiture, adhésion à une faction, éléments d'animaux, dimensions des cartes…). En outre, de trop nombreux bugs, en particulier dans la version commercialisée, gênaient ou rendaient impossible l'accomplissement de quêtes, occasionnaient de nombreux retour au bureau et rendaient inutilisable certaines sauvegardes (des patchs (mises à jour officielles) furent rapidement disponibles par la suite).

Doublage[modifier | modifier le code]

Le jeu bénéficie d'un très bon doublage français, effectué par des comédiens reconnus de la scène française. Voici les principaux doublages :

Suites[modifier | modifier le code]

GSC développera une préquelle (avant-propos) aux évènements de Shadow of Chernobyl, STALKER: Clear Sky, commercialisé en septembre 2008.

Une suite, STALKER: Call of Pripyat fut commercialisée en octobre 2009, tout d'abord en Russie. Puis en février 2010 en France. C'est le premier des trois STALKER à connaître une sortie anticipée dans les pays slaves. Une manœuvre ayant pour but, à demi-avoué de GSC, de mettre une bonne fois pour toutes fin à la polémique de sortir des STALKER réputés injouables à leur commercialisation, la communauté de joueurs russes servant en quelque sorte de testeur final.

Un jeu STALKER 2 a été mis en développement avant d'être annulé[3].

Logo de STALKER: Lost Alpha

STALKER: Lost Alpha est un jeu vidéo de tir en vue subjective, survival, intégrant des éléments de jeu de rôle développés par dez0wave en partenariat avec GSC Game World. Basé sur une version alpha de STALKER: Shadow of Chernobyl, cet opus fait découvrir une partie de l'intrigue volontairement retirée lors de la première publication en 2009[4]. Ainsi, des factions retirées furent réintroduites, certaines régions autrefois inaccessibles ont été intégrées à la quête principale et une nouvelle conclusion fut rédigée. Contrairement à ses prédécesseurs, cet opus est disponible gratuitement en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Daemon Hatfield, « STALKER Meaning Revealed », sur IGN, (consulté le 28 décembre 2012)
  2. Michael Calore, « Vaporware '06: Return of the King », sur http://www.wired.com/, (consulté le 29 mars 2008)
  3. S.T.A.L.K.E.R. 2 annulé, l'équipe est sur un nouveau jeu, Jeuxvideo.com, 25 avril 2012.
  4. (en) « STALKER: Lost Alpha, summary » (consulté le 19 février 2015)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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