Andreï Tarkovski

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tarkovski.
Andreï Tarkovski
Description de l'image Andrei Tarkovsky.jpg.
Nom de naissance Andreï Arséniévitch Tarkovski
Naissance
Zavrajié, URSS
Nationalité Drapeau Soviétique
Drapeau de France Français
Drapeau d'Italie Italien
Décès (à 54 ans)
Neuilly-sur-Seine, France
Profession Réalisateur
Scénariste
Films notables Andreï Roublev
Solaris
Le Miroir
Stalker
Le Sacrifice

Andreï Arsenievitch Tarkovski (en russe : Андрей Арсеньевич Тарковский) est un réalisateur soviétique né le à Zavrajié dans le raïon de Iouriévets (ru) en URSS (actuellement raïon de Kady (ru), oblast de Ivanovo Russie) et mort le à Neuilly-sur-Seine d'un cancer du poumon[note 1].

Considéré comme le plus grand réalisateur soviétique avec Sergueï Eisenstein, il a réalisé sept longs-métrages qui le placent parmi les maîtres du septième art. Son premier film, L'Enfance d'Ivan, est d'abord considéré comme le chef de file d'un renouveau du cinéma soviétique. Mais Tarkovski s'éloigne dès le film suivant de toute considération politique pro-soviétique, ce qui le fera se confronter à la censure durant ses quatre films suivants. Il choisit à la fin des années 1970 de quitter son pays natal pour réaliser ses deux derniers films à l'étranger, car les organes de cinéma de l'URSS ne lui permettent plus de financer ses films.

Il est récompensé dès son premier long-métrage du Lion d'or à la Mostra de Venise 1962. À leur sortie, ses films sont des succès critiques mais peinent à trouver leur public. Ils rencontrent néanmoins du succès quand ils sont de nouveau autorisés en URSS lors de la perestroïka, mais aussi en France à partir de 1986 et de son Grand prix du jury pour Le Sacrifice.

Exigeante et empreinte de mysticisme, son œuvre compte parmi les plus importantes de l'histoire du cinéma.

Biographie[modifier | modifier le code]

Statue d'Andreï Tarkovski à l’entrée du VGIK à Moscou.

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Fils du poète Arseni Tarkovski et de Maria Vichniakova, correctrice (qui jouera son propre rôle dans Le Miroir), Andreï Tarkovski évolue dans un milieu qui le pousse à s'intéresser aux arts. « Sa mère avait senti en lui un tempérament artistique » affirmera sa femme Larissa Tarkovskaïa[réf. nécessaire]. Sa sœur, Marina, naît en 1934[1].

Son père quitte le foyer familial en 1935. L'existence d'Andreï Tarkovski se partage alors entre un appartement communautaire à Moscou et la maison de campagne de son grand-père[1], où son père a laissé de nombreux objets et poèmes qu'Andreï lit dans son adolescence[2].

En 1943, il suit les cours au lycée de Moscou et étudie aussi la musique et la peinture[1]. En 1947, il doit faire un séjour en sanatorium après avoir contracté la tuberculose[1]. Il étudie ensuite l'arabe à l'institut des langues orientales de Moscou entre 1951 et 1954[3], et part en Sibérie étudier la géologie[3].

Tarkovski se marie en avril 1957 avec Irma Raush, une camarade de cours du VGIK qui sera actrice et tiendra notamment le rôle de l'innocente muette dans Andreï Roublev. Ils ont un fils, Arseni, né en 1962, qui deviendra médecin[1]. Le couple se sépare en juin 1970.

Il intègre le VGIK (Institut fédéral d'État du cinéma) à Moscou en 1959 où il suit les enseignements de Mikhaïl Romm[3].

Premières armes au cinéma[modifier | modifier le code]

C'est à partir de là qu'il met en scène son premier court métrage : Les Tueurs, adapté de la nouvelle d'Ernest Hemingway. En 1960, il réalise son film de fin d’études Le Rouleau compresseur et le violon, un moyen-métrage pour enfants en couleurs dont le scénario a été écrit avec Andreï Kontchalovski.

Son premier long-métrage L'Enfance d'Ivan le rend célèbre sur la scène internationale grâce à l'obtention du Lion d'or à la Mostra de Venise en 1962 et sept prix internationaux[3]. Il voyage aux États-Unis et en Italie. Le film est défendu par Jean-Paul Sartre face aux critiques des communistes italiens. L'Enfance d'Ivan annonce un renouveau dans le cinéma soviétique, et permet enfin un détachement avec le réalisme social et l'arrivée de nouveaux auteurs[4].

Premiers films et ennuis avec la censure soviétique[modifier | modifier le code]

Tarkovski présente Andreï Roublev au festival de Cannes en 1969. Il a mis quatre ans à réaliser ce film, dont le scénario a été écrit avec Andreï Kontchalovski. L'imprégnation de culture ancienne russe, les allusions politiques et la non-conformité aux idéaux soviétiques déplaisent à la Goskino, à Leonid Brejnev et à la censure, ce qui entraîne un remaniement du montage et une certaine mise au ban du réalisateur dont les projets sont refusés jusqu'en 1972[5].

Il se remarie en 1970 avec Larissa Egorkina, rencontrée sur le tournage de Andreï Roublev. Ils s'installent la même année dans une maison de campagne à 300 kilomètres de Moscou, qui sera la datcha du film Le Miroir. Le réalisateur y commence l'écriture de son Journal, poursuivie presque quotidiennement jusqu'à sa mort, et qu'il accompagne de dessins et de projets. Son second fils, Andreï Jr., naît dans les mois qui suivent[6].

En 1971, il écrit avec Gorenstein le scénario d'Ariel (Vent clair).

En 1972, il obtient le grand prix spécial du jury du festival de Cannes pour Solaris malgré les 48 coupures imposées par la censure soviétique (Goskino (Госкино)). Ce film souvent considéré comme la réplique soviétique à 2001, l'Odyssée de l'espace obtient un retentissement conséquent. Pourtant, à la fin de sa vie, Tarkovski déclare que c'est le film qu'il aime le moins, à cause des « gadgets pseudo-scientifiques dans le film. Les stations orbitales, les appareils, tout cela m'agace profondément. Les trucs modernes et technologiques sont pour moi des symboles de l'erreur de l'homme[7] ».

Le Miroir, sorti en 1975, intègre dans son récit des épisodes de sa propre enfance ainsi que des poèmes de son père. Son contentieux avec les autorités soviétiques, qui le jugent trop avant-gardiste, éclate à nouveau au grand jour quand celles-ci déprogramment le film du festival de Moscou. Il sera néanmoins projeté devant un comité réduit, sous la pression de Michelangelo Antonioni[6].

La situation force Tarkovski à émigrer pour trouver d'autres ressources financières, artistiques et professionnelles. Il achève néanmoins en URSS la réalisation de Stalker d'après un roman des frères Strougatski.

L'exil[modifier | modifier le code]

Après plusieurs voyages en Italie, en Suède ainsi qu'au Royaume-Uni où il monte Boris Goudonov, l'opéra de Moussorgski, il décide finalement de revenir en URSS en 1981 afin de retrouver Larissa, son épouse et Andreï Jr., leur fils. Tarkovski quitte définitivement son pays l'année suivante pour s'établir en Italie où il tourne Nostalghia, écrit avec Tonino Guerra, le scénariste de Michelangelo Antonioni, un film largement autobiographique[réf. souhaitée] sur la nostalgie que peuvent éprouver les Russes très attachés à leurs racines.

Mosfilm empêche son fils Andriouchka, sa femme Larissa et leur chien Dakus de le rejoindre de crainte qu'ils ne retournent pas en Union soviétique. Tarkovski est finalement rejoint quelques années plus tard par sa femme en Italie. À Cannes, il reçoit des mains d'Orson Welles le prix du cinéma de création pour Nostalghia, ex-aequo avec L'Argent de Robert Bresson.

La tombe d'Andreï Tarkovski.

Enfin, Ingmar Bergman invite Tarkovski à tourner Le Sacrifice sur l'île de Fårö où il habite. En décembre 1985, alors qu'il monte ce film, un cancer du poumon lui est diagnostiqué. Cette maladie a déjà tué en 1982 Anatoli Solonitsyne, l'un de ses acteurs fétiches. Des amis français, dont l'actrice Marina Vlady et son compagnon le chirurgien Léon Schwartzenberg, qui le soignera, accueillent le réalisateur à Paris. Il est hospitalisé à Paris grâce à François Mitterrand et au maire de la ville, Jacques Chirac, qui lui offre un logement et des soins gratuits[réf. nécessaire]. Son fils Andreï reçoit l'autorisation de quitter l'URSS et le rejoint le 19 janvier 1986. Leurs retrouvailles sont filmées par Chris Marker. Il songe au scénario sur la Tentation de Saint-Antoine[citation nécessaire].

Tarkovski meurt des suites de son cancer le à Neuilly-sur-Seine en France. Le service funèbre est célébré à la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky de Paris pendant lequel le violoncelliste Mstislav Rostropovitch joue une Sarabande de Bach. Il est inhumé le [8] au cimetière russe orthodoxe de Sainte-Geneviève-des-Bois aux côtés d'autres personnalités russes comme Ivan Bounine. Le monument funéraire en marbre du sculpteur Ernst Neizvestny évoque le Golgotha et comporte sept étages, symbolisant les sept films de Tarkovski. Il est surmonté d'une croix orthodoxe réalisée à partir des croquis du réalisateur lui-même.

Analyse de l’œuvre[modifier | modifier le code]

Rapport au cinéma soviétique[modifier | modifier le code]

Après la mort de Sergueï Eisenstein en 1948, le cinéma soviétique est orphelin. Le jeune Tarkovski apparaît un temps comme l'homme du renouveau de ce cinéma soviétique, surtout à l'époque de déstalinisation, qui permettrait, dans l'esprit de certains intellectuels de cette époque, de revenir à l'effervescence cinématographique des années 1920, avant la glaciation stalinienne. Son court-métrage de fin d'études, Le rouleau compresseur et le violon, reprend le genre ultra-classique du cinéma pour enfants. Puis il reprend le projet L'Enfance d'Ivan, lancé par la Mosfilm, film de guerre tragique que la maison de production voudrait symbole d'une « nouvelle vague soviétique ». Malgré l'incompréhension que suscitent les scènes de rêve, le résultat est jugé satisfaisant par la censure. Il est donc présenté à Venise en 1962, caractérisé par Jean-Paul Sartre de nouvelle vague « surréaliste socialiste »[9].

Mais Tarkovski dépasse largement l'effort de « retour aux années 20 » ; il pousse plus loin et revient aux sources russes d'avant la Révolution de 1917. C'est justement cela qui gênera le plus la censure, d'Andreï Roublev jusqu'au Miroir qui l'obligera à quitter l'URSS, bien plus que les allusions politiques[10].

Filmer la terre[modifier | modifier le code]

La première scène de L'Enfance d'Ivan ainsi que la dernière du Sacrifice montrent un enfant au pied d'un arbre. De même, dans la sixième partie d'Andreï Roublev, le fondeur Boris suit du regard l'enchaînement naturel d'une racine jusqu'à l'arbre, puis revient à la terre. Le prologue de ce même film montre un homme s'envolant dans un ballon d'air chaud, mais la caméra ne regarde que le sol sous lui, et jamais le ciel. Antoine de Baecque note même que, dans Stalker, il n'y a que quatre plans dans lesquels on aperçoit le ciel[11].

L'élément qui donne la vie, c'est la terre mêlée d'eau, ce dernier étant sans doute celui qui est le plus traité dans l'œuvre de Tarkovski[pas clair]. Jean Delmas affirme d'ailleurs de Tarkovski qu'il est « le poète de l'eau lourde »[12].

Filmer le concret et le quotidien[modifier | modifier le code]

L’œuvre de Tarkovski convoque souvent un arrière-plan philosophique, historique voire théologique, d'où la réputation de « cinéma intellectuel ». Pourtant, les lettres de spectateurs et de nombreux analystes, notamment Michel Chion, montrent que les films de Tarkovski frappent avant-tout par leur caractère concret, de nombreux objets quotidiens imprégnant l'image. Michel Chion parle d'« hypersynesthésie » pour caractériser ces films[13].

L'enfance[modifier | modifier le code]

La sensibilité de Tarkovski pour l'âme enfantine faite de mélanges des pensées rationnelles et magico-phénoménistes, est la marque de ses nombreuses références à des enfants dans ses films. Ivan, Boriska et Aliocha perçoivent le monde comme tout enfant peut l'appréhender. Ils sont heureux, malheureux, déçus par les adultes qu'ils idéalisent (Boriska dont le père est le détenteur avare d'un secret de fabrication) et finissent par se construire en adultes plus ou moins écorchés (Ivan)[1]. On peut ainsi faire le rapprochement avec Bergman souvent frappant, quelles différences entre les enfants des films de Tarkovski et Fanny et Alexandre par exemple ou encore Alexandre et Voula dans Paysage dans le brouillard d'Angelopoulos ?[réf. nécessaire]

Mysticisme[modifier | modifier le code]

Empreintes d'une pensée orthodoxe slave et de panthéisme, ses œuvres explorent le basculement de l'Homme vers la folie ou tentent de franchir la frontière ténue séparant l'imaginaire du rationnel, créant une imagerie hypnotique et visionnaire où s'entrelacent tout un réseau de symboles d'origine païenne ou chrétienne et une série de figures poétiques alliant le profane et le sacré. La spiritualité, la présence de la terre et son union prophétique avec les trois autres éléments de la vie (eau, feu et air), la solitude des êtres, leurs rêves, leurs fantasmes, leur imagination et leurs tourments existentiels sont des thèmes chers à Tarkovski[travail inédit ?].

« La fonction de l'art… est de préparer l'homme à sa mort, de labourer et d'irriguer son ame, et de la rendre capable de se retourner vers le bien[14]. »

Il n'est cependant pas justifié de limiter sa créativité et son engagement à « l'âme russe » ou « slave », orthodoxe, mystique, ou autres. Comme pour les romanciers Tolstoï, Dostoïevski ou le philosophe Léon Chestov entre autres et auxquels on peut le rattacher, la portée de leurs œuvres est surtout humaniste et universelle. En effet les films L'Enfance d'Ivan, Andrei Roublev, Solaris, Le Miroir, et surtout Stalker peuvent donner un sentiment qu'on navigue en plein mysticisme avec force phénomènes étranges ou insolites. Il s'agit plutôt de procédés narratifs avec utilisation de symboles (profanes ou sacrés) au service d'une pensée attachée à décrire l'humain dans sa grandeur, ses décadences et de mettre en lumière ses contradictions, sa violence et ses rapports à l'amour, charnel et sacré et à la volonté de puissance[15].

Postérité artistique[modifier | modifier le code]

Son œuvre, teintée de mysticisme, est l'une des plus originales du cinéma du XXe siècle[6]. Andreï Tarkovski est souvent considéré par la critique comme un des maîtres du septième art, à l'égal d’Ingmar Bergman, Orson Welles, Luis Buñuel, Akira Kurosawa, Kenji Mizoguchi, Robert Bresson, Michelangelo Antonioni ou Federico Fellini, Alexandre Dovjenko, Jean Vigo, Satyajit Ray (qui ont d'ailleurs tous été pour lui des modèles majeurs)[16],[17].

Le cinéma d'Andreï Tarkovski est unanimement reconnu. Il a particulièrement influencé Nuri Bilge Ceylan dans son film Uzak, Sharunas Bartas, Alexandre Sokourov ainsi qu'Andreï Zviaguintsev et son film Le Bannissement.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Courts-métrages[modifier | modifier le code]

Longs-métrages[modifier | modifier le code]

Projets non réalisés[modifier | modifier le code]

DVDs[modifier | modifier le code]

Andrei Tarkovski : L'intégrale (2014), 8 DVDs,
  • L’Enfance d’Ivan, 1962 (95 min),Ivan, 12 ans, orphelin, devient éclaireur au sein de l'armée russe.
  • Andrei Roublev, 1966 (186 min), L'histoire du grand peintre Andreï Roublev dans la Russie tourmentée du XVe siècle.
  • Solaris, 1972 (169 min), Le savant russe Kelvin est envoyé en mission sur la mystérieuse planète Solaris.
  • Le Miroir, 1978 (106 min), Un homme gravement malade se remémore les souvenirs qui ont marqué son existence.
  • Stalker, 1980 (163 min), Dans un pays indéterminé, la Zone est une région dangereuse, où seuls les Stalkers, des passeurs, osent s'aventurer.
  • Nostalghia, 1983 (130 min), Un poète russe effectue un voyage en Italie à la recherche d'un compatriote musicien.
  • Le Sacrifice, 1986 (150 min), Un écrivain s'est retiré avec sa famille sur une île déserte au large de la Suède.
  • Tempo di viaggio, 1983 (62 min), L'écrivain Tonino Guerra entraîne Andreï Tarkovski au cœur des beautés de l'Italie.
  • Les Tueurs, 1958 (19 min), Il n’y aura pas de départ aujourd’hui, 1959 (46 min), Le Rouleau compresseur et le violon, 1960 (43 min.)

Edition Potemkine, Langue VO russe S-t (fr), Code 2, Suppléments : Présentations des films par Pierre Murat, Nombreux entretiens avec des collaborateurs du cinéaste, Meeting Andreï Tarkovski de Dmitry Trakovsky (2008, 90 min.)

Publications[modifier | modifier le code]

  • Andreï Tarkovski, Le Temps scellé : de L'Enfance d'Ivan au Sacrifice, trad. Anne Kichilov, Charles H. de Brantes, Paris : Éditions de l'Étoile / Cahiers du cinéma, 1989 (ISBN 2-86642-372-0)
  • Andreï Tarkovski, Journal 1970-1986, trad. Anne Kichilov, Paris : Cahiers du cinéma, 1993 (ISBN 2-86642-373-9)
  • Andreï Tarkovski, Œuvres cinématographiques complètes, trad. André Markowicz, Nathalie Armagier, Sophie Benech [et al.], Paris : Exils littérature, 2001, 2 vol.
  • Andreï Tarkovski, Récits de jeunesse, Traduit du russe par Cécile Giroldi, éditions Philippe Rey, Paris, 2004, (ISBN 2-84876-024-9).
  • Andreï Tarkovski, Lumière instantanée, Editions Philippe Rey, 2004, (ISBN 2-84876-015-X).
  • « De la figure cinématographique », Positif no 249, décembre 1981.
  • « Dostoïevski au cinéma », Cahiers du cinéma, no 476, février 1994.
  • Andrei Tarkovsky, A Photographic Chronicle of the Making of The Sacrifice, trad. Layla Alexander-Garrett, Cygnnet, 2012 (ISBN 978-0-9570416-0-8)
  • Andrei Tarkovsky et Mikhalkov-Kontchalovsky, Andrei Roublev, Scénario littéraire du film, avec une interview de Tarkovsky de juillet 1969, Les Éditeurs Français Réunis, 1970[18]
  • Andrei Tarkovsky, Le Sacrifice, avec des photos de Sven Nykvist, éd. Schirmer/Moser, 1987 (ISBN 3-88814-512-0)
  • Andrei Tarkovsky, Hoffmanniana, Scénario pour un film non réalisé, éd. Schirmer/Moser, 1988 (ISBN 3-88814-515-5)

Récompenses[modifier | modifier le code]

Andreï Tarkovski
Timbre russe de 2007

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Chion 2008 indique la date de naissance erronée du 10 avril 1932

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Chion 2008
  2. Antoine de Baecque, Andréï Tarkovski, 1988, p. 12
  3. a, b, c et d (en) Maximilian Le Cain, « Andreï Tarkovsky », Senses of Cinema, no 20,‎ (lire en ligne)
  4. Antoine de Baecque, Andreï Tarkovski, 1988, p. 9-11
  5. Antoine de Baecque, Andréï Tarkovski, 1988, p. 13
  6. a, b et c Antoine de Baeque, Tarkovski, l'écrit de douleur, paru dans Libération le 31 décembre 2004
  7. « Une lueur au fond du puits », interview d'Andréï Tarkovski le 28 avril 1986 sur Clés.com, consulté le 18 décembre 2014.
  8. « Andrej Tarkovskij en France : le dernier exil européen du cinéaste » (consulté le 3 mars 2015)
  9. Antoine de Baecque, Andréï Tarkovski, 1988, p. 10
  10. Antoine de Baecque, Andréï Tarkovski, 1988, p. 9
  11. Antoine de Baecque, Andréï Tarkovski, 1988, pp. 23 et 24.
  12. Jean Delmas, Jeune cinéma no 42, novembre-décembre 1969
  13. Hypersynesthésie : représentation du sensible dans le cinéma d'Andréï Tarkovski sur implications-philosophiques.org, consulté le 18 décembre 2013.
  14. Andreï Tarkovski, Le Temps scellé : de L'Enfance d'Ivan au Sacrifice, trad. Anne Kichilov, Charles H. de Brantes, Paris : Éditions de l'Étoile / Cahiers du cinéma, 1989 p. 54 (ISBN 2-86642-372-0)
  15. Citation : « À ce propos me revient à l'esprit le dialogue entre Stavroguine et Chatov, dans les Possédés de Dostoïevski : Je voudrais seulement savoir : vous-même, croyez-vous ou non en Dieu ? reprit Nikolai Vsevolodovitch, le regardant d'un air sombre.
    • Je crois à la Russie, je crois à l'orthodoxie russe ... Je crois au Corps du Christ... Je crois que le second avènement aura lieu en Russie ... Je crois... balbutia Chatov hors de lui
    • Mais en Dieu ? en Dieu ?
    • Je ... je croirai en Dieu.
    Qu'ajouter à cela...? Tout le désarroi, toute la misère spirituelle de l'homme moderne, authentique impuissant spirituel, sont montrés là avec génie ». Andreï Tarkovski, Le Temps scellé : de L'Enfance d'Ivan au Sacrifice, trad. Anne Kichilov, Charles H. de Brantes, Paris : Éditions de l'Étoile / Cahiers du cinéma, 1989p. 53 (ISBN 2-86642-372-0)
  16. Andreï Tarkovski, Le Temps scellé : de L'Enfance d'Ivan au Sacrifice, trad. Anne Kichilov, Charles H. de Brantes, Paris : Éditions de l'Étoile / Cahiers du cinéma, 1989.p. 90 et p. 179
  17. En 1972, Andreï Tarkoski avait cité les films suivants comme meilleurs films réalisés à la question posée par Leonid Kozlov. Cité par Lasica, Tom (March 1993). Tarkovsky's Choice. Sight and Sound 3. Проверено 2007-12-[25.http://people.ucalgary.ca/~tstronds/nostalghia.com/TheTopics/Tarkovsky-TopTen.html people.ucalgary.ca] :
  18. Notice BNF n°FRBNF35423736
  19. (en) Andreï Tarkovski sur l’Internet Movie Database, section Thanks
  20. Jean-Michel Frodon, « Ça veut dire quoi, «un film de Tarkovski» ? », Slate.fr,‎ (lire en ligne)
  21. Andreï Tarkovski, du 28 juin au 12 juillet 2017 sur le site de la Cinémathèque française
  22. L'événement Andreï Tarkovski sur le site de l'Institut Lumière

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine de Baecque, Andreï Tarkovski, Paris, Cahiers du Cinéma, Larissa Tarkovski, Andrei Tarkovski, collab. Luba Jurgenson, (ISBN 9782866420840). 
  • Bálint András Kovács, Ákos Szilágyi, Les mondes d'Andreï Tarkovski, trad. Véronique Charaire, Lausanne, [Suivi de Freddy Buache, « Andreï Tarkovski et Le Sacrifice »], L’Âge d’homme, « Histoire et théorie du cinéma », 1990.
  • Petr Kràl, « La Maison en feu », Positif, no 304, juin 1986.
  • Philippe Sers, Icônes et saintes images : la représentation de la transcendance, Paris, Les Belles Lettres, 2002.
  • Aldo Tassone, Entretien avec A. Tarkovski, Positif, no 247, octobre 1981.
  • Jean-Loup Passek (dir.), Le cinéma russe et soviétique, Paris : Centre Pompidou, « Cinéma Pluriel », 1981.
  • Guy Gauthier, Andrei Tarkovski, Paris : Edilig, 1988.
  • Vincent Amiel, Mon fils, ou l'avenir de ma mémoire, Positif, no 324, février 1988.
  • Collectif, Andrei Tarkovski [Dossier Positif/Rivages], Paris : Rivages, 1989.
  • Gérard Pangon, Pierre Murat, Andreï Tarkovski : 1986, Paris, Arte / Mille et une nuits, « Cannes, les années festival », 1997.
  • Luca Governatori, Andreï Tarkovski, l'art et la pensée, Paris : L'Harmattan, "L'art en bref", 2002.
  • Collectif, Andrei Tarkovski, Dossier de la revue Nunc, Paris : Corlevour, 2006. Avec des textes inédits du cinéaste.
  • John Gianvito, Andreï Tarkovsky. Interviews, University Press of Mississippi, 2006.
  • Alain Bonfand, Le cinéma saturé. Essai sur les relations de la peinture et des images en mouvement, « Épiméthée », PUF, 2007.
  • Robert Bird, Andreï Roublev d'Andreï Tarkovski, éditions de la Transparence, Paris, 2008.
  • Pilar Carrera, Andrei Tarkovski. La imagen total, Buenos Aires, Fondo de Cultura Económica, 2008.
  • Michel Chion, Andreï Tarkovski, Cahiers du cinéma et Le Monde, coll. « Grands cinéastes », , 1e éd., 94 p. (ISBN 978-2866425036). 
  • Carlos Tejeda, Andrei Tarkovski, Madrid : Cátedra (Col. Signo e imagen/Cineastas), 2010.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]