Vladimir Pravik

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Vladimir Pravik
Vladimir Pravik
Buste de Vladimir Pravik.

Naissance
Tchernobyl, RSS d'Ukraine, Union soviétique
Décès (à 23 ans)
Moscou, RSFS de Russie, Union soviétique
Origine Ukraine
Allégeance Union soviétique
Grade Lieutenant
Distinctions Héros de l’Union soviétique
Ordre de Lénine

Vladimir Pavlovitch Pravik (en russe : Владимир Павлович Правик), né le dans la ville de Tchernobyl en Ukraine, anciennement en Union soviétique et mort le , à l’hôpital numéro 6 de Moscou est l’un des pompiers (lieutenant) présent sur le lieu de l’incendie de la centrale nucléaire de Tchernobyl le 26 avril 1986. En 1987, il reçoit posthumement le titre de héros de l’Union soviétique[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Avant l’accident[modifier | modifier le code]

Vladimir Pravik appartient et dirige une équipe de pompiers chargée de la sécurité incendie de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Il habite dans sa ville natale de Tchernobyl, située à proximité de la centrale[2].

Incendie de Tchernobyl[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 26 avril 1986, le plus grave accident nucléaire de l’histoire vient de se produire, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl a explosé et répand dans l’atmosphère des poussières et des gaz hautement radioactifs[3].

Cette nuit là, Vladimir Pravik est parmi les premiers pompiers à se rendre sur place. Lui et ses camarades tentent de lutter contre l’incendie. Beaucoup de foyers sont éteints, empêchant l’incendie de se propager à la tranche 3, mais le puissant feu au cœur du réacteur éventré ne peut être maîtrisé avec leur équipement. Rapidement, Vladimir et ses hommes sont pris de nausées et de malaises, les premiers symptômes du syndrome d'irradiation aiguë.

C’est d’abord à l’hôpital de Pripiat que sont soignés les pompiers et les employés de la centrale irradiés. Alors que leur peau avait noirci à cause des rayonnements ionisants, ils sont tous, plus tard dans la journée, évacués par hélicoptère vers l’hôpital numéro 6 de Moscou.

Décès[modifier | modifier le code]

Peu de temps après son arrivée à l’hôpital de Moscou, l’état de santé de Vladimir Pravik semble s’améliorer ; il s’agit en fait de la phase de latence caractéristique de la maladie des rayons. Puis son état à nouveau se dégrade très rapidement. Il décède (ainsi que les nombreux autres pompiers et opérateurs de l’usine ce soir-là) par apoptose massive des cellules, la mort progressive des tissus s'apparentant à une décomposition vivante. Aucun pompier présent la nuit du drame n’a survécu, tous sont morts à l’hôpital numéro 6 de Moscou. La dose exacte que Vladimir Pravik et les autres pompiers ont reçue est inconnue, probablement entre 5 et 20 Gy.

Vladimir Pravik et ses hommes ont été inhumés à Moscou dans des cercueils en zinc scellés, sous des dalles de béton[4]. Ces mesures particulières ont été prises car la radioactivité de leur corps était comparable aux déchets radioactifs dangereux produits par l’industrie nucléaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Mr. Vladimir Pravik and His Team »
  2. La vérité sur Tchernobyl, de Grigori Medvedev, Albin Michel, 1990
  3. La bataille de Tchernobyl, film documentaire réalisé par Thomas Johnson, 94 minutes, 2006
  4. La Supplication : Tchernobyl, chroniques du monde après l’apocalypse, de Svetlana Alexievitch, JC Lattès, 1998

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Svetlana Alexievitch, La supplication : Tchernobyl, chroniques du monde après l’apocalypse, Éditions Jean-Claude Lattès, 1998 pour la traduction française. Titre original : Tchernobylskaïa molitva, publié par les Éditions Ostojié, Moscou, 1997
  • Igor Kostine, Tchernobyl confessions d'un reporter, Les Arènes, 2006 (ISBN 2-9124-8597-5)
  • Grigori Medvedev, La Vérité sur Tchernobyl, Albin Michel, 1990

Filmographie[modifier | modifier le code]