Psaume 24 (23)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le psaume 24 (23 selon la numérotation grecque) est attribué à David.


Texte[modifier | modifier le code]

verset original hébreu[1] traduction française de Louis Segond[2] Vulgate[3] latine
1 לְדָוִד, מִזְמוֹר:לַיהוָה, הָאָרֶץ וּמְלוֹאָהּ; תֵּבֵל, וְיֹשְׁבֵי בָהּ [Psaume de David.] À l’Éternel la terre et ce qu’elle renferme, le monde et ceux qui l’habitent ! [Psalmus David] Prima sabbati Domini est terra et plenitudo eius orbis terrarum et universi; qui habitant in eo
2 כִּי-הוּא, עַל-יַמִּים יְסָדָהּ; וְעַל-נְהָרוֹת, יְכוֹנְנֶהָ Car il l’a fondée sur les mers, et affermie sur les fleuves. Quia; ipse super maria fundavit eum et super flumina praeparavit eum
3 מִי-יַעֲלֶה בְהַר-יְהוָה; וּמִי-יָקוּם, בִּמְקוֹם קָדְשׁוֹ Qui pourra monter à la montagne de l’Éternel ? Qui s’élèvera jusqu’à son lieu saint ? Quis ascendit in montem Domini aut quis stabit in loco sancto eius
4 נְקִי כַפַּיִם, וּבַר-לֵבָב:אֲשֶׁר לֹא-נָשָׂא לַשָּׁוְא נַפְשִׁי; וְלֹא נִשְׁבַּע לְמִרְמָה Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur ; celui qui ne livre pas son âme au mensonge, et qui ne jure pas pour tromper. Innocens manibus et mundo corde qui non accepit in vano animam suam nec iuravit in dolo proximo suo
5 יִשָּׂא בְרָכָה, מֵאֵת יְהוָה; וּצְדָקָה, מֵאֱלֹהֵי יִשְׁעוֹ Il obtiendra la bénédiction de l’Éternel, la miséricorde du Dieu de son salut. Hic accipiet benedictionem a Domino et misericordiam a Deo salvatore suo
6 זֶה, דּוֹר דֹּרְשָׁו; מְבַקְשֵׁי פָנֶיךָ יַעֲקֹב סֶלָה Voilà le partage de la génération qui l’invoque, de ceux qui cherchent ta face, de Jacob ! [Pause] Haec est generatio quaerentium eum quaerentium faciem Dei Iacob [diapsalma]
7 שְׂאוּ שְׁעָרִים, רָאשֵׁיכֶם, וְהִנָּשְׂאוּ, פִּתְחֵי עוֹלָם;וְיָבוֹא, מֶלֶךְ הַכָּבוֹד Portes, élevez vos linteaux ; élevez-vous, portes éternelles ! Que le roi de gloire fasse son entrée ! Adtollite portas principes vestras et elevamini portae aeternales et introibit rex gloriae
8 מִי זֶה, מֶלֶךְ הַכָּבוֹד:יְהוָה, עִזּוּז וְגִבּוֹר; יְהוָה, גִּבּוֹר מִלְחָמָה Qui est ce roi de gloire ? L’Éternel fort et puissant, l’Éternel puissant dans les combats. Quis est iste rex gloriae Dominus fortis et potens Dominus potens in proelio
9 שְׂאוּ שְׁעָרִים, רָאשֵׁיכֶם, וּשְׂאוּ, פִּתְחֵי עוֹלָם;וְיָבֹא, מֶלֶךְ הַכָּבוֹד Portes, élevez vos linteaux ; élevez-les, portes éternelles ! Que le roi de gloire fasse son entrée ! Adtollite portas principes vestras et elevamini portae aeternales et introibit rex gloriae
10 מִי הוּא זֶה, מֶלֶךְ הַכָּבוֹד:יְהוָה צְבָאוֹת-- הוּא מֶלֶךְ הַכָּבוֹד סֶלָה Qui donc est ce roi de gloire ? L’Éternel des armées : Voilà le roi de gloire ! [Pause] Quis est iste rex gloriae Dominus virtutum ipse est rex gloriae [diapsalma]

Usages liturgiques[modifier | modifier le code]

Dans le judaïsme[modifier | modifier le code]

Le psaume 24 est le psaume du jour pour le dimanche. Les autres jours que le sabbat, il est récité lorsque le rouleau de la Torah retourne dans l’arche sainte. Le premier verset du psaume fait partie de la mishna Tamid, et les versets 7 à 10 se trouve dans la amida de Rosh Hashana[4].

Dans le christianisme[modifier | modifier le code]

Chez les catholiques[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, ce psaume était hebdomadairement exécuté, selon la règle de saint Benoît, établie vers 530. Comme saint Benoît de Nursie attribua les psaumes 21 (20) à 109 (108) aux vigiles par ordre numérique[5],[6], le psaume 24 (23) était chanté ou récité à la célébration de matines du dimanche[7],[6].

La psaume 24 est de nos jours très présent dans la liturgie des Heures. On le retrouve notamment aux laudes du mardi de la première semaine[8] et à l’office des lectures du dimanche de la quatrième semaine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L’original hébreu provient du site Sefarim, du grand rabbinat de France.
  2. La traduction de Louis Segond est disponible sur Wikisource, de même que d'autres traductions de la Bible en français.
  3. La traduction de la Vulgate est disponible sur le Wikisource latin.
  4. D’après le Complete Artscroll Siddur, compilation des prières juives.
  5. Règle de saint Benoît, traduction par Prosper Guéranger, p. 46, Abbaye Saint-Pierre de Solesmes, réimpression 2007
  6. a et b http://www.abbaye-montdescats.fr/?page_id=1887
  7. Psautier latin-français du bréviaire monastique, p. 60, 1938/2003
  8. Le cycle principal des prières liturgiques se déroule sur quatre semaines.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Nombreux sont les auteurs qui ont commenté les psaumes. Voici quelques ouvrages parmi les plus connus, classés par ordre chronologique :

Liens externes[modifier | modifier le code]