Psaume 128 (127)

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Le psaume 128 (127 selon la numérotation grecque) est l'un des 15 cantiques des degrés du livre des psaumes. Le thème du psaume est le bonheur du juste.

Texte[modifier | modifier le code]

verset original hébreu[1] traduction française de Louis Segond[2] Vulgate[3] latine
1 שִׁיר, הַמַּעֲלוֹת:אַשְׁרֵי, כָּל-יְרֵא יְהוָה-- הַהֹלֵךְ, בִּדְרָכָיו [Cantique des degrés.] Heureux tout homme qui craint l’Éternel, qui marche dans ses voies ! [Canticum graduum] Beati omnes qui timent Dominum qui ambulant in viis eius
2 יְגִיעַ כַּפֶּיךָ, כִּי תֹאכֵל; אַשְׁרֶיךָ, וְטוֹב לָךְ Tu jouis alors du travail de tes mains, tu es heureux, tu prospères. Labores manuum tuarum quia; manducabis beatus es et bene tibi erit
3 אֶשְׁתְּךָ, כְּגֶפֶן פֹּרִיָּה-- בְּיַרְכְּתֵי בֵיתֶךָ:בָּנֶיךָ, כִּשְׁתִלֵי זֵיתִים-- סָבִיב, לְשֻׁלְחָנֶךָ Ta femme est comme une vigne féconde dans l’intérieur de ta maison ; tes fils sont comme des plants d’olivier, autour de ta table. Uxor tua sicut vitis abundans in lateribus domus tuae filii tui sicut novella olivarum in circuitu mensae tuae
4 הִנֵּה כִי-כֵן, יְבֹרַךְ גָּבֶר-- יְרֵא יְהוָה C’est ainsi qu’est béni l’homme qui craint l’Éternel. Ecce sic benedicetur homo qui timet Dominum
5 יְבָרֶכְךָ יְהוָה, מִצִּיּוֹן: וּרְאֵה, בְּטוּב יְרוּשָׁלִָם--כֹּל, יְמֵי חַיֶּיךָ L’Éternel te bénira de Sion, et tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie ; Benedicat te Dominus ex Sion et videas bona Hierusalem omnibus diebus vitae tuae
6 וּרְאֵה-בָנִים לְבָנֶיךָ: שָׁלוֹם, עַל-יִשְׂרָאֵל Tu verras les fils de tes fils. Que la paix soit sur Israël ! Et videas filios filiorum tuorum pax super Israhel

Usages liturgiques[modifier | modifier le code]

Miniature illustrant le psaume 128, Bénédiction sur le fidèle, dans Les Très Riches Heures du duc de Berry, musée Condé, ms.65, f.56r. Un vieillard assis sur un trône, entouré de ses huit fidèles

Dans le judaïsme[modifier | modifier le code]

Le psaume 128 est récité après la michna entre la fête de souccot et le sabbat hagadol. Il est aussi récité avant la prière alenou, pendant l'office de maariv, au motzei sabbat, c'est-à-dire le soir qui clôt le sabbat. Il est aussi récité lors du chema Israël, au lever et au coucher. Enfin, on trouve le verset 2 dans le pirke Avot, aux chapitres 4 et 6[4].

Dans le christianisme[modifier | modifier le code]

Chez les catholiques[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, ce psaume était exécuté, depuis le haut Moyen Âge, lors de l'office de none de la semaine, à savoir dès le mardi jusqu'au samedi, d'après la règle de saint Benoît fixée vers 530[5].

Dans la liturgie de la messe actuelle, la psaume 128 est le pour la fête de la sainte famille, le 33e dimanche du temps ordinaire du l’année A[6] et le 27e dimanche du temps ordinaire de l’année B. C’est aussi le psaume traditionnel pour les messes de mariage (missa votiva pro sponso et sponsa).

Mise en musique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L’original hébreu provient du site Sefarim, du grand rabbinat de France.
  2. La traduction de Louis Segond est disponible sur Wikisource, de même que d'autres traductions de la Bible en français.
  3. La traduction de la Vulgate est disponible sur le Wikisource latin.
  4. D’après le Complete Artscroll Siddur, compilation des prières juives.
  5. Règle de saint Benoît, traduction de Prosper Guéranger, p. 46, Abbaye Saint-Pierre de Solesmes, réimpression 2007
  6. Le cycle des lectures des messes du dimanche se déroule sur trois ans.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Nombreux sont les auteurs qui ont commenté les psaumes. Voici quelques ouvrages parmi les plus connus, classés par ordre chronologique :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]