La Roche-sur-le-Buis

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La Roche-sur-le-Buis
La Roche-sur-le-Buis
Vue du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Michel Grégoire
2020-2026
Code postal 26170
Code commune 26278
Démographie
Gentilé Rochois, Rochoises
Population
municipale
283 hab. (2019 en diminution de 5,03 % par rapport à 2013)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 16′ 40″ nord, 5° 18′ 46″ est
Altitude Min. 394 m
Max. 1 369 m
Superficie 27,72 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Roche-sur-le-Buis est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La Roche-sur-le-Buis est située à 3 km à l'est de Buis-les-Baronnies.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sites particuliers :

  • Vallée du Menon[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Menon.

l'Alauzon, affluent du Menon, est attesté en 1891. Il a, à cette époque, un cours de 3,2 km, une largeur moyenne de 3 mètres, une pente de 480 m, un débit ordinaire de 0,06 m3, extraordinaire de 10 m3[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Roche-sur-le-Buis est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (68,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (68,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (33,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (32,2 %), zones agricoles hétérogènes (25,6 %), cultures permanentes (5,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,8 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[10] :

  • 1222 : castrum de Rocca prope Buxum (cartulaire des templiers, 126).
  • 1293 : castrum de Ruppe (Valbonnais, II, 221).
  • 1317 : territorium de Rocha seu de Ruppe et Rocha supra Buxum (Valbonnais, II, 166).
  • 1375 : castrum Ruppis supra Buxum (choix de documents, 188).
  • 1513 : mention de l'église Saint-Christophe et du cimetière : église et cyminteri de Sanct Cristol (doc. inédit, IV, 355).
  • 1516 : mention du prieuré : prioratus de Ruppis super Buxum (pouillé de Gap).
  • 1549 : La Roche sur le Boix (rôle de tailles).
  • 1788 : La Roche sur le Buis (alman. du Dauphiné).
  • 1891 : La Roche-sur-Buis, commune du canton de Buis-les-Baronnies.

(non daté)[réf. nécessaire] : La Roche-sur-le-Buis.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

  • Outillage préhistorique[1].

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

  • Urne gallo-romaine et monnaies du IIIe siècle[1].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[10] :

  • Au point de vue féodal, cette communauté formait deux terres (ou seigneuries), celle d'Alauzon et celle de la Roche-sur-Buis.
  • Premièrement possédée par les barons de Mévouillon qui donnèrent à ses habitants une charte de libertés municipales en 1276.
  • 1288 : la terre est donnée aux Artaud.
  • 1320 : les trois quarts de la terre passent (par mariage) aux Baux d'Avellino, et le quart restant passe (par mariage) aux Agoult.
  • Les Agoult acquiert les droits des Baux et rétrocède le tout aux Artaud.
  • 1676 : la terre passe (par mariage) aux Pelletier de Gigondas.
  • 1688 : les Pelletier rendent la terre aux Artaud.
  • 1734 : la terre est vendue aux Caritat.
  • 1771 : elle est vendue aux Ailhaud, derniers seigneurs.

Aux XIIe et XIIIe siècles, l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait un prieuré et trois églises dont elle percevait les revenus[11].

Démographie[10] :

  • 1725 : 165 habitants.
  • 1748 : 134 familles composées de 536 personnes (120 hommes, 136 femmes, 120 garçons, 160 filles).

Avant 1790, la Roche-sur-le-Buis était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation et du bailliage de Buis.
Cette communauté formait une paroisse du diocèse de Gap dont l'église, dédiée à saint Christophe, remplaçait, depuis le début du XVIIe siècle, une autre église Saint-Christophe (voir ce nom) qui était celle d'un prieuré de l'ordre de bénédictins (dépendance de l'abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon) dont le titulaire avait la collation de la cure et les dîmes de cette paroisse[10].

Alauzon[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[12] :

  • 1278 : Alauso (inventaire des dauphins, 224).
  • 1293 : Alasona (inventaire des dauphins, 221).
  • 1293 : castrum de Alauzono (Valbonnais, I, 35).
  • 1313 : castrum de Alauzone (Valbonnais, II, 65).
  • 1334 (ou 1234 ?) : Alauzo (inventaire des dauphins, 231).
  • 1576 : Alozon (archives de l'Isère, B 177).
  • 1891 : Alauzon, hameau.

La seigneurie[12] :

  • Alauzon était un fief de la baronnie de Montauban.
  • 1235 : possession des Lers.
  • 1278 : possession des Colnes.
  • 1329 : possession des Agoult.
  • 1332 : possession des Baux.
  • Vers 1399 : la terre passe aux Artaud.
  • 1579 et 1597 : les héritiers des Artaud la vendent aux (du) Roux.
  • Elle passe aux Draguignan.
  • 1687 : elle passe (par mariage) aux (d')Albert.
  • En 1789, monsieur d'Ailhaud d'Entrechaux est le dernier seigneur d'Alauzon.

Avant le XVIe siècle, Alauzon était une paroisse du diocèse de Gap, qui fut alors unie à celle de la Roche-sur-Buis, et dont l'église était dédiée à saint Martin[12].

Saint-Christophe[modifier | modifier le code]

Emplacement de l'ancien prieuré de la Roche-sur-le-Buis, dont l'église dédiée à saint Christophe fut celle de la paroisse jusqu'à sa destruction au XVIe siècle pendant les guerres de Religion[13].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune est comprise dans le canton du Buis-les-Baronnies[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871   ?    
1874   ?    
1878   ?    
1884   ?    
1888   ?    
1892   ?    
1896   ?    
1900   ?    
1904   ?    
1908   ?    
1912   ?    
1919   ?    
1925   ?    
1929   ?    
1935   ?    
1945   ?    
1947   ?    
1953   ?    
1959   ?    
1965   ?    
1971   ?    
1977   ?    
1983   ?    
1989 1995 Michel Grégoire PS agent technique
1995 2001 Michel Grégoire   maire sortant
2001 2008 Michel Grégoire   maire sortant
2008 2014 Michel Grégoire   maire sortant
2014 2020 Michel Grégoire   maire sortant
ancien député (1997-2002)
ancien conseiller général du canton de Buis-les-Baronnies
conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes
président de la communauté de communes du Pays du Buis-les-Baronnies
2020 En cours
(au 31 janvier 2021)
Michel Grégoire[14][source insuffisante]   maire sortant

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Jusqu'en , la commune faisait partie du canton de Buis-les-Baronnies. À la suite du redécoupage des cantons du département, elle est rattachée au canton de Nyons et Baronnies[15].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2019, la commune comptait 283 habitants[Note 2], en diminution de 5,03 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,46 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
713683752722678701674676625
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
644611623592575540520481452
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
434424412323274243230180175
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
155134147196211287319330298
2018 2019 - - - - - - -
285283-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : le premier dimanche de septembre[1].
  • Fête (à Sias) : le dernier dimanche d'août[1].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : pâturages (ovins), oliviers[1].

Commerce[modifier | modifier le code]

Le café La Terrasse est membre du réseau Bistrot de pays[20] et adhère à une charte dont le but est de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d'un lieu de vie du village »[21] (Ce café est fermé depuis 2012).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame-de-Pitié, actuellement musée.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

La Roche-sur-le-Buis possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.


Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k et l Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. La Roche-sur-le-Buis.
  2. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 4 (L'Alauzon, ruisseau).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 313 (La Roche-sur-Buis).
  11. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle, dans L'abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 226.
  12. a b et c J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 3 (Alauzon).
  13. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 334 (Saint-Christophe).
  14. http://www.mairesdeladrome.fr/annuaire/
  15. Décret no 2014-191 du 20 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Drôme.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  20. La charte Bistrot de Pays
  21. L'implantation des Bistrots de pays en France métropolitaine en 2010