Peyrusse-le-Roc

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Peyrusse-le-Roc
Peyrusse-le-Roc
Les tours de Peyrusse-le-Roc
Blason de Peyrusse-le-Roc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau de Montbazens
Maire
Mandat
Michel Forey
2020-2026
Code postal 12220
Code commune 12181
Démographie
Gentilé Pétruciens
Population
municipale
221 hab. (2018 en diminution de 1,34 % par rapport à 2013)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 29′ 48″ nord, 2° 08′ 29″ est
Altitude Min. 233 m
Max. 496 m
Superficie 13,81 km2
Élections
Départementales Canton de Lot et Montbazinois
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Peyrusse-le-Roc

Peyrusse-le-Roc est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Pétruciens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Contrairement à une légende locale qu'on retrouve dans d'autres villages de France, Jules César n'a jamais parlé de Peyrusse[1].

Pépin le Bref, après la diète de Bourges, chercha à se rendre maître de la personne du duc d'Aquitaine Waïfre (ou Gaïfier). En , il assiégea Peyrusse et se rendit maître de la cité. La place était considérable, et le duc Waïfre trouva la mort dans cet épisode.

Robert II dit le Pieux, roi de France fit halte à Peyrusse en 1031.

le , Peyrusse reçut dans ses murs Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis, auquel Hugues, comte de Rodez vint rendre hommage.

La cité de Peyrusse était le chef-lieu du plus grand bailliage du Rouergue (106 paroisses) et il abritait dans ses murs 187 hommes en armes et 4 chevaliers, elle comptait jusqu'à 40 familles nobles, dont la famille de Peyrusse, les Medicys, les Cornely, la famille Besse, mais aussi six notaires, un changeur de monnaie, et de nombreuses fabriques.

Peyrusse tirait profit de ses mines argentifères exploitées depuis l'antiquité : sept puits de mines sont répertoriés sur le territoire actuel de la commune. Le commerce de la ville était important : plusieurs foires et deux marchés hebdomadaires.

Le , une charte de privilèges a été accordée à la commune par Charles V et signée entre les consuls de la ville et le comte de Rodez au nom du duc d'Anjou et du roi.

La ville se dépeupla au cours du XVIIIe siècle et fut livrée à des entreprises de démolition au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Une prise de conscience collective a vu le jour à partir de 1956, pour sauver les restes de ce patrimoine. Le maire Louis Cassan-Louis, l'instituteur Azais, le secrétaire Joulie, Maurice Vernhes, Hervé, Hubert, Revel, Gibergues et le garde champêtre Delmoly en ont été les pionniers, avec d'autres ; c'est à cette époque qu'on a redécouvert un mausolée du XIVe siècle appelé localement le Tombeau du roi.

Aujourd'hui, le site est un lieu de villégiature et de tourisme.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 En cours Francis Savignac [2] DVG Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2018, la commune comptait 221 habitants[Note 1], en diminution de 1,34 % par rapport à 2013 (Aveyron : +0,55 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9057218308871 0079131 000926999
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
947966981926932929919852812
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
739695646571567525524464389
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
392392383374288229212218226
2018 - - - - - - - -
221--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Au début du XXe siècle, Peyrusse-le-Roc comptait 739 habitants[7].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le pont roman du Parayre (ou Pareyre)
En couleurs.

Sept monuments historiques

  • Église Notre-Dame-de-Laval de Peyrusse-le-Roc. L'église actuelle aménagée en 1680 dans les anciennes écuries du Château supérieur. La Croix Saint Georges.
  • L'ancienne église Notre-Dame-de-Laval, avec une nef de 40 mètres et 12 chapelles latérales. Logo monument historique Classé MH (1995, Vestiges de l'église, avec son beffroi, avec leurs emprises au sol)
  • Chapelle Notre-Dame-de-Pitié de Peyrusse-le-Roc
  • Le château de La Caze (propriété privée).
  • Le château inférieur, ruiné, sur e Roc del Thaluc avec ses deux tours (« pain de sucre » de 150 mètres de haut depuis le ruisseau).
  • La Statue des douleurs (servant de monuments aux morts).
  • La Porte du château du roy.
  • Le Donjon, avec sa tour de garde, et sa prison et oubliettes.
  • La Porte neuve — vue panoramique vers l'est.
  • La Porte de la Barbacane, marché couvert du Moyen Âge qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [8].
  • Le Beffroi.
  • Le mausolée du XIVe siècle appelé le Tombeau du roi fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques.
  • La synagogue du XIIe - XIIIe siècle qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .
  • L'hôpital (Acte notarié certifiant l'existence de l'hôpital de 1213).
  • Le pont et traces contigües d'un filon d'exploitation de galène.
  • Le pont roman du Parayre, sur l'Audiernes (vestige du moulin et de la maison du meunier).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Peyrusse-le-Roc Blason
D'azur au lion d'argent, au chef cousu de gueules chargé de trois besants d'or.
Détails
Armes de la famille de Peyrusse.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Blason à dessiner

D'argent à trois poires tigées et feuillées de sinople.
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.

Blason attribué par Charles d'Hozier en 1696.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Gleyrose, Monographie de la commune de Peyrusse (Aveyron), dans Monographies de communes, concours ouvert en 1897 par la Société des agriculteurs de France, Paris & Lille : J. Lefort - A. Taffin-Lefort, successeur, 1898, pp. 175-240
  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Aimé Roux), Mont Basens : Brandonet, Complibat, Drulha, Galganh, Lanuèjols, Luganh, Mala Vila, Peirussa, Privasac, Rossennac, Valzèrgas, Vaurelhas / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Mont Basens, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 247 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-33-5, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36695401)

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Il aurait dit : Vidi Petruciam speluncam latronum, « J'ai vu Peyrusse, une caverne de brigands », mais en fait cette expression tirée de l’Évangile n'a été utilisée qu'au Moyen Âge et ne se retrouve évidemment pas dans la Guerre des Gaules ; même légende au sujet de Tinchebray dans l'Orne, dénoncée par Émile Travers : « César aurait écrit : Tandem advenimus Tinchebraium speluncam latronum! Inutile de dire que cette phrase ne se trouve pas dans les Commentaires du conquérant des Gaules ; mais elle n’en est pas moins historique, et c’est Henri Ier, roi d’Angleterre et duc de Normandie, qui, selon Orderic Vital, dit au pape Calixte II, dans une conférence à Gisors en 1119 : Tandem Tenerchebraïum speluncam doemonum obsedi (Les Normands, la chicane et la potence d’après les dictons populaires, Caen, F. Le Blanc-Hardel, 1882, dont une bonne édition en ligne) ».
  2. « Site des maires de l‘Aveyron-liste des maires (doc pdf) »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  7. Le Lot partie Centres d'excursions p. 259 - Armand Viré - Réédition de l'ouvrage de 1907 - (ISBN 2-7455-0049-X).
  8. Notice no PA00094253, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. « Pareloup (12) : Le farniente studieux n'est pas du cinéna », sur ladepeche.fr (consulté le )

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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