Paul Cognasse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cognasse.
Paul Cognasse
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Enfant

Paul Cognasse, né à Angoulême le , et mort le à Saint-Bonnet-Elvert, est un peintre, sculpteur et verrier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille d'industriels aisés, ses parents le destinent à la carrière d'ambassadeur, mais Paul Cognasse passe tout son temps libre à dessiner et à sculpter, notamment la pierre en taille directe. Après de brillantes études secondaires, il se présente et obtient la même année un bac de philosophie et de mathématiques, puis fera des études d'allemand à la faculté de Poitiers, sous la direction du philosophe germaniste et esthéticien André Fauconnet.

Il fait de longs séjours en Allemagne et en Hongrie. Il épouse en première noce Laure Lévy, musicienne amateur, et de cette union naît Henri, qui deviendra peintre et sculpteur connu sous le nom de Pronzacq (1938-1988), et une fille, Claude, interprète, traductrice d'allemand et peintre amateur (1942-1991).

En 1939 il fait la connaissance en Hongrie du peintre et sculpteur Joseph de Molnar qui aura une influence déterminante sur sa carrière, lui faisant quitter la voie de la diplomatie pour celle de l'art.

Du fait de la survenue de la Seconde Guerre mondiale, le couple s'installe à Bazoches-lès-Bray (Seine-et-Marne) et Paul Cognasse devient instituteur tout en poursuivant son activité artistique.

De sa seconde union avec Jeanne Michau, dite Calern, elle-même dessinatrice et sculptrice, dont il fait la connaissance par l'intermédiaire d'un de ses élève, Simon Michau, frère de cette dernière. De cette union naîtront six filles, dont la première en 1947. Le couple d'artistes s'installe à Biot, comme beaucoup d'artistes de cette époque (Picasso, De Staël, etc.) et au Cros-de-Cagnes, à Cagnes-sur-Mer. En 1950, ils emménagent au Plessis-Robinson dans les cités d'artistes où ils bénéficient d'un atelier spacieux pour la sculpture et lumineux pour la peinture en bordure du parc Henri Sellier, au no 2 rue Lucien Arrufat. Parmi les voisins le journaliste Georges Pagnoud, les amis viennent souvent rendre visite au couple : la chanteuse Colette Magny, l'architecte Colboc. À partir de 1970, il fait seul de fréquents séjours à Saint-Bonnet où la famille le rejoint aux vacances, puis le couple finira par s'y installer définitivement.

Paul Cognasse est également passionné de musique et joue du piano tous les soirs tard dans la nuit. Il aimait à dire que la peinture abstraite ne l'était pas plus que la musique instrumentale et notamment le contrepoint que l'on trouve dans les fugues de Jean-Sébastien Bach.

Il est également passionné de linguistique et il a étudié, hormis l'allemand, le hongrois et le russe et s'est intéressé au chinois, au japonais et même aux langues mortes comme l'égyptien, le sumérien, l'étrusque et les différentes écritures anciennes telles que le cunéiforme.

Esprit universel, il mène des recherches approfondies en mathématiques et physique fondamentale allant même jusqu'à chercher le secret de la beauté de certaines œuvres musicales comme le Canon de Pachelbel.

C'est dans le cadre du 1 % artistique qu'il obtient des commandes pour la décoration d'établissements publics et travaille avec différents architectes, dont Colboc.

La peinture de cet artiste entièrement autodidacte se divise en trois phases. Une première période de peinture figurative à tendance fluctuante entre l'expressionnisme et le surréalisme, avec une influence du futurisme. Une deuxième période, de 1945 à 1957, avec des œuvres conçues à partir de recherche sur la couleur et la forme, étude de familles de courbes mathématiques et de systèmes de courbes orthogonaux. Il étudie les possibilités d'organiser l’espace et d'élaborer des systèmes de projections colorées (alors techniquement irréalisables). Il exécute des peintures fluorescentes, et organise deux expositions avec son épouse Calern à la galerie Colette Allendy, où ils font la connaissance de Xavier Zevaco. Il élabore des projets de tableaux formés de tubes luminescents ou de cellules électroluminescentes. Ces recherches basées sur des études mathématiques débouchent sur des œuvres « géométriques ». Une troisième période, dès mars 1957, se caractérise par un brusque retour à la peinture plus libre dans l'aboutissement de ses recherches.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

En Algérie
En France
En Israël
Localisation inconnue

Publications[modifier | modifier le code]

Articles sur l'art dans les revues L'Âge nouveau, L'Actualité artistique internationale, Preuves, Art d'aujourd’hui.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1939 : Paris, galerie Montparnasse.
  • Galerie Jeanne Bûcher, du 15 avril au 1er mai 1948, avec Gonzales Lucy Citti et Ferreira.
  • Galerie Suzanne Michel ; 1950.
  • Galerie Colette Allendy, 1950.
  • Galerie Paul Facchetti.
  • Galerie des Grands Augustins.
  • Galerie U.F.O.L.E.A. à Lorient.
  • Galerie Jean Mermoz.
  • Galerie Hoche-Saint-Honoré.
  • Galerie Argos à Nantes.
  • Galerie Les Artisans-Créateurs d'Art à Brive.
  • Mairie d'Ussel.
  • Le château de Sédières en Corrèze en 1975.
  • Galerie Lubin à Angoulême.
  • Le Moulin à papier de Fleurac.
  • Nersac en Charente.
  • Galerie Colette Lajunias à Brive.
  • Musée municipal des beaux-arts de Poitiers 1955, Figure féminine debout (plâtre).

Salons[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Brion, revue Art-Témoin, 1961
  • Robert Vrinat, L'Actualité artistique internationale, 27 décembre 1952
  • Collectif, Les Amis des Musées de Poitiers , no 18
  • Collectif, catalogue no 29 du musée des beaux-arts de Poitiers, 1983
  • Danièle Giraudy, Les Collections d'art moderne, no 7, 1928-1988, Antibes, catalogue raisonné des collections d'art moderne du musée Picasso, Antibes, Éditions du musée Picasso, 1988, p. 53, (ISBN 2 905315 15 6)
  • Gérard Aubisse, Les Peintres de Charentes Poitou Vendée des XIXe et XXe siècles, Echiré, Éditions Logis de Beaulieu, 1979, p. 66, (ISBN 2-9506079-3-4)

Liens externes[modifier | modifier le code]