Château de Sédières

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château de Sédières
Image illustrative de l’article Château de Sédières
Le château
Début construction XVe siècle
Fin construction milieu XVIe siècle
Propriétaire actuel département
Protection Logo monument historique Classé MH (1958)
Coordonnées 45° 17′ 30″ nord, 1° 56′ 59″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Commune Clergoux

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château de Sédières

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château de Sédières

Le château de Sédières (Castèl de Sediera en occitan) est un château du département de la Corrèze, situé sur la commune de Clergoux de 130 hectares de forêts, d'étangs et d'eaux vives.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le domaine de Sédières possède un château médiéval du XIVe siècle qui a été remanié durant la Renaissance aux XVe et XVIe siècles. Il a été édifié par Jean Boutier.

Une cheminée Renaissance du deuxième étage porte une inscription latine peinte relatant le passage d'Henri IV. Des quatre corps de bâtiments construits en quadrilatère avec une cour intérieure construits dès l'origine de l'édifice, il ne reste aujourd'hui qu'un pont-levis enjambant les fossés et donnant accès à une porte. Cette dernière est flanquée de deux tourelles qui ouvrait sur la cour intérieure. Le donjon carré à quatre étages était situé à l'angle opposé, au nord.

Il a été classé Monument Historique le 8 mars 1958 « château de Sedières », notice no PA00099716, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Le château de Sédières a été racheté en 1965 par le Conseil général de la Corrèze et un festival, le festival de Sédières, y est organisé de juin à septembre depuis 1974.

Un siècle et demi environ après la construction du château, Dominique de Sédières, arrière-petit-fils de Jean Boutier, abandonna définitivement le patronyme de Boutier et entreprit de réhabiliter la demeure de ses ancêtres. Les campagnes d'Italie l'avaient rendu sensible à l'architecture et à l'esprit de la Renaissance. Son mariage avec une demoiselle de Pierre-Buffière lui permit par ailleurs de disposer d'une fortune suffisante pour envisager des travaux d'envergure. Entrepris vers 1535, avec le concours très probable des artistes qui venaient d'œuvrer à Montal (Lot), le chantier du château de Sédières et de ses abords ne s'acheva qu'en 1569. Les fossés furent comblés et remplacés par une terrasse, le mur d'enceinte qui protégeait, mais, obscurcissait la cour d'arrivée, abattu, les bâtiments faisant face au logis principal démolis. Au dernier étage, une autre terrasse offre une vue exceptionnelle sur les étangs et les forêts du domaine. Des tourelles coiffées en poivrière vinrent agrémenter les façades. La partie inférieure de celle de l'entrée reçut trois grandes arcades surbaissées, ouvertes, décorées de colonnes corinthiennes. Des fenêtres moulurées et ornées vinrent remplacer les anciennes ouvertures : la lumière entrait désormais à profusion dans le château. Seuls quelques mâchicoulis devenus inutiles et des restes de fossés témoignèrent encore du passé du château. Le château comprenait en tout une cuisine et 13 salles ou chambres, dont certaines étaient agrémentées d'une cheminée monumentale.

À la fin du XVIIe siècle, les Lentillac, héritiers des lieux, aménagèrent un jardin à la française. Une chapelle dédiée à Saint Laurent fut construite sur le domaine au XVIIIe siècle. Elle était publique, ouverte aux habitants de Clergoux et des environs. Détruite après la Première Guerre mondiale, on suppose qu'elle se trouvait à la place de la maison du gardien. L'héritière du château le vendit, en 1848, à Gabriel Delessert, préfet de police et beau-père du comte de Valon (propriétaire du château de Saint-Priest-de-Gimel), qui le garda quatre ans avant de le vendre à son tour. Le château fut enfin acheté en 1861 par le colonel Adolphe de Chanal, qui devint par la suite général de brigade (1870), commandeur de la Légion d'honneur et député de la Corrèze. Le château comme le domaine, de plus de trois cents hectares, avaient beaucoup souffert de leur abandon. Ils furent restaurés l'un et l'autre, avec le souci de préserver au château son style et son caractère.

Réhabilitation du lieu[modifier | modifier le code]

Victor Adolphe de Chanal entreprit des travaux de restauration avec le souci de préserver le style et le caractère de l'édifice. En effet, en 1862, une importante restauration sera menée, certainement sous la direction du célèbre architecte-restaurateur Viollet-le-Duc. Même si rien ne permet de l'affirmer, la conception de l'ouvrage porte sa griffe. L'aile nord-ouest fut reconstruite de fond en comble, conçue dans un style médiéval austère, dénué de tout ornement, mais dans un ensemble cohérent qui ne porte pas ombrage à la partie Renaissance du château. Les terrasses des deux premiers étages furent murées pour former des galeries. Les plafonds furent ornés de poutres ou de caissons moulurés, les murs couverts de lambris et de tapisseries.

À sa mort, sa fille Béatrice et son gendre, le baron et la baronne de Neukirchen de Nyvenheimn, poursuivirent l'aménagement intérieur en introduisant des tableaux et des objets d'art : tapisseries de Flandres, faïences de Delft, plafonds italiens, mobilier Renaissance. La décoration intérieure s'accompagne également de l'installation du chauffage et de l'éclairage au gaz.

L'Orphelinat[modifier | modifier le code]

N'ayant pas d'enfant, ceux-ci créèrent, à partir de 1882, un orphelinat sur leurs terres, dont la mise en valeur devait assurer les revenus. Les enfants étaient accueillis à titre gracieux, sauf exceptions, comme pensionnaires et recevaient une bonne éducation et une formation achevée d'ouvriers agricoles. Confié à des religieux (frères de Saint-Gabriel puis franciscaines de la Providence de Seillon du Mesplier), l'orphelinat appelé aussi "Institut agricole", permettait de fournir une main d'œuvre gratuite à l'exploitation. Les orphelins quant à eux bénéficiaient en contrepartie de la nourriture, de l'entretien, d'un hébergement et d'une certaine sécurité. L'orphelinat était un bâtiment long de 43 mètres constitué de deux pavillons à trois étages et pouvait accueillir environ cent enfants. Il fut fermé en 1904 à la suite de la promulgation des lois sur la laïcité de l'enseignement. Les anciens propriétaires firent alors valoir leur droit de préemption et réintégrèrent les lieux pour les vendre dans la foulée, le 5 septembre 1904. C'est vers 1978 que fut détruit l'orphelinat qualifié de vétuste.

Un retour à l'abandon[modifier | modifier le code]

Abandonné, il continua à se dégrader après la guerre. Du mobilier Renaissance et des boiseries, il ne restait déjà plus rien et la bibliothèque avait été complètement pillée. Une des quatre tourelles menaçait de s'effondrer sous l'effet de la végétation, la toiture d'ardoise était en partie éventrée, les cheminées se disloquaient, les huisseries étaient soit arrachées soit dépourvues de leurs vitres. La voûte de la grande salle du rez-de-chaussée ne tenait plus que grâce à des étais. Les différents propriétaires qui succédèrent à M. Valon de La Vilette n'eurent ni les moyens ni la volonté de lutter contre l'inexorable dégradation des lieux. Pendant la Première Guerre mondiale, réquisitionné par le Ministère de la Guerre, l'orphelinat de Sédières servit d'hébergement à plusieurs centaines de prisonniers, d'officiers et d'officiers supérieurs allemands.

Le Domaine est sauvé par le Département[modifier | modifier le code]

En 1965, grâce à l'intervention énergique de Charles Spinasse et du Dr Peuch, conseillers généraux des cantons d'Égletons et de La Roche-Canillac, le Conseil Général de la Corrèze se porta acquéreur du château et de ses abords, l'Office national des forêts des cent vingt-sept hectares de bois de son domaine. Lorsque le Département décide d'acheter le domaine, le bâtiment est en état de ruines, abandonné et pillé de tout son mobilier. Dès l'achat du château pour la somme de 40 000 Francs, les premières mesures d'urgence sont prises. Le château fut complètement réhabilité en plusieurs campagnes de travaux menées sous la direction successive des deux architectes en chef des Monuments historiques Gabor Mester de Paradj (1965) et Pierre Lebouteux (1965-1973). Dès que le château fut rénové, le Conseil Général se soucia de le faire vivre : au mois d'août 1974 fut organisé le premier festival, consacré à des concerts et des spectacles de danse. Depuis, le festival a pris une tout autre ampleur, porté par le Conseil Général et l'association des Amis de Sédières : autour d'une exposition d'artistes de renommée internationale, concerts et spectacles dans les dépendances, elles-mêmes restaurées et équipées, se succèdent pendant tout l'été. De plus, des expositions d'artistes de Corrèze ou de renommée nationale, voire internationale, sont organisées trois fois par an. Le Domaine attire désormais chaque année environ 30 000 visiteurs. En 2011, le festival réalisera sa 37e édition et les Musiques Actuelles fêteront leur 13e édition. Une exposition de tableaux prêtés par le Louvre (Visage(s) du Louvre) fut organisée durant l'été.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le château de Sedières, construit aux XVe et XVIe siècle, porte la date de 1535. L'ensemble est orné de tourelles sur culot sculpté, de fenêtres à meneaux et croisillons, de pilastres et de linteaux sculptés de style Renaissance Une grande salle présente des nervures à arc en anse de panier et grande cheminée du XVIe siècle. Le porche d'accès de l'ancien pont-levis est situé dans une aile « château de Sedières », notice no PA00099716, base Mérimée, ministère français de la Culture. Le château demeura, au cours des siècles suivants, à peu près tel que l'avait transformé Dominique de Sédières : en forme de fer à cheval irrégulier, avec un corps de logis principal de deux étages et un troisième mansardé, flanqué à un angle d'une tour rectangulaire surélevée l'ancien donjon. Un bâtiment de moindre importance, qui abrite l'entrée, lui est accolé perpendiculairement. Au rez-de-chaussée, la voûte en forme de anse de panier est ornée de clefs pendantes finement sculptées : sur l'une d'elles se lit encore, à moitié détruit, le blason des Boutier, seigneurs de Sédières (« d'azur au chevron d'or, accompagné de trois palmes de même »). Un large escalier de pierre, à la romaine, entre les grandes salles et les cuisines situées au rez-de-chaussée du donjon, permet d'accéder au premier étage. Les pièces y donnent, côté cour, sur une galerie reproduite également à l'étage supérieur. La salle située au-dessus des cuisines abrite une cheminée monumentale au manteau orné de trois médaillons : les figures représentées sur ceux de gauche et de droite n'ont pas été formellement identifiées (saints ou seigneurs des lieux ?), tandis que les armoiries du médaillon central ont été martelées. Une autre cheminée monumentale, richement décorée, orne la pièce d'apparat du second étage.

Informations pratiques[modifier | modifier le code]

L'audioguide[modifier | modifier le code]

Le château est aujourd'hui un lieu d'expositions. Cependant, pour les passionnés d'histoire, une visite historique audioguidée du château et du Domaine est proposée en complément de la visite de l'exposition. Ce support est un bon moyen pour découvrir également le parc avec des vues superbes depuis les étangs. Sa durée est d'h 15 à h 30. La visite est disponible en Français et en anglais. Pour les groupes constituées de 10 personnes et plus, la visite historique peut être assurée par un guide mais uniquement sur réservation.

Les loisirs nature: VTT[modifier | modifier le code]

La base départementale de vélo loisirs de Sédières est constituée de parcours balisés adaptés à tous niveaux de pratique de 5 à 96 km. Une location de VTT de toutes tailles est possible et des sièges enfants sont disponibles.

Période d'ouverture : mercredi, samedi et dimanche en juin et septembre et tous les jours de juillet et août. Horaires d'ouverture : de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h.

Bike Park[modifier | modifier le code]

Création d'un nouvel espace de pratique VTT avec des parcours ludiques, pédagogiques où se mêlent plaisir et aventure. Il est gratuit et accessible à tous.

Course d'Orientation[modifier | modifier le code]

La Course d'orientation est une activité de pleine nature, qui se pratique avec l'aide d'une carte détaillée permettant de choisir et de réaliser un parcours en passant par des points de contrôle situés sur le terrain. Le parcours permanent d'orientation du Domaine de Sédières est destiné à tous les publics: débutants (enfants et randonneurs), aux pratiquants confirmés et aux compétiteurs par la diversité des parcours proposés.

À noter les "Mardis de l'orientation" : initiation à la Course d'Orientation les mardis de juillet et août à partir de 16 h 30, d'une durée d'1 h 30. Cette activité familiale est accessible aux enfants dès 6/7 ans.

La randonnée pédestre[modifier | modifier le code]

Plusieurs parcours balisés au départ du château, adaptés à tous les publics sont proposés, de la balade familiale autour des étangs, au parcours sportifs de 15 km et plus.

Etang noir de Sédières

La pêche[modifier | modifier le code]

Il est possible de pêcher sur l'étang de la Prade jouxtant le Domaine de Sédières. Pour cela, il faut posséder une carte de pêche associative départementale sur l'étang de La Prade, + de 9 hectares dédiés à la pêche au coup et à l'anglaise (Carpodrome).

Informations générales[modifier | modifier le code]

Le Domaine de Sédières est situé sur la commune de Clergoux (19320), en Corrèze et en région Limousin.
Tulle se situe a 20 minutes.
Brive/Ussel est à 40 minutes.
Limoges/Clermont-Ferrand est à 1 h 15 minutes.
L'autoroute A89 est à 15 minutes du Domaine.
Le parking est gratuit.
Vous trouverez un plan d'accès et des informations complémentaires sur le site www.sedieres.fr et par mail à domainedesedieres@cg19.fr.
À proximité du Domaine, vous pouvez vous baigner à l'étang Prévôt de Clergoux (3 min), au lac de Marcillac La Croisille (10 min) ou encore visiter les Cascades de Gimel (10 min).

Philatélie[modifier | modifier le code]

Un timbre postal, d'une valeur de 2,20 francs, représentant le château de Sédières a été émis le 2 juillet 1988[1].

Les granges du domaine

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]