Ligue démocratique nationale

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La Ligue démocratique nationale (Lega Democratica Nazionale) est un ancien parti politique italien né en 1905. C'est un mouvement d'inspiration catholique fondé par Romolo Murri (1870–1944), un homme politique et d'Église promoteur du modernisme catholique. Son premier président est Giuseppe Fuschini (1883-1949). La revue Azione democratica est l'organe officiel de la Ligue.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ni Murri ni Fuschini ne peuvent participer au premier congrès du mouvement qui se tient à Milan les 15 et 16 septembre 1906 : deux mois plus tôt, le 28 juillet, le pape Pie X avait publié l'encyclique Pieni l'animo. Le souverain pontife, déplorant « l'inspiration d'insubordination et d'indépendence qui se manifeste ici et là au sein du clergé », a préventivement interdit aux prêtres (comme Murri) de participer à des activités politiques non coordonnées par voie hiérarchique. Il a en particulier interdit l'adhésion à la Ligue démocratique nationale de Murri et Fuschini[1].

Après celui de Milan, la Ligue démocratique nationale tient deux autres congrès : à Rimini (du 6 au 8 septembre 1908) et à Imola (en septembre 1910).

En 1909, Murri est élu à la chambre des députés du Royaume d'Italie sur la liste de la Ligue démocratique. Au congrès de 1910 apparaît une fracture au sein du mouvement : d'un côté Murri, qui soutient des idées proches de celles de la gauche, et de l'autre l'aile droite. L'année suivante, une « assemblée constituante » du mouvement est convoqué à Florence. Murri est mis en minorité et la Ligue démocratique nationale adopte une ligne de fidélité orthodoxe à l'Église[2].

En 1911, Eligio Cacciaguerra, Eugenio Vaina (romagnoli) et Mario Tortonese refondent le mouvement à Florence et le baptisent « Ligue démocrate-chrétienne» (Lega Democratico-Cristiana).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Texte de l'encyclopédie Pieni l'animo où l'on lit, entre autres : «De façon plus spéciale, il est interdit explicitement, sous peine pour les clercs de ne pas pouvoir accéder aux Ordres et pour les prêtres d'êtres suspendus ipso facto a divinis, de s'inscrire à la Ligue démocratique nationale.»
  2. (it) Francesco Leoni, Storia dei partiti politici italiani, p. 339.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Arturo Carlo Jemolo, Chiesa e Stato in Italia. Dalla unificazione a Giovanni XXIII. Einaudi, Torino, 1955.
  • (it) Francesco Leoni, Storia dei partiti politici italiani, Guida, 2001.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Source de la traduction[modifier | modifier le code]