Michel Juffé

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Michel Juffé
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Michel Juffé est un philosophe français, né le [1], à Montpellier.

Il se consacre aux problèmes d'éducation et de travail, puis aux questions d'éthique et de politique, et enfin d'écologie politique. Il est successivement professeur à l'école nationale des Ponts et Chaussées, professeur associé au Conservatoire national des Arts et Métiers puis professeur associé à l'université de Marne-la-Vallée.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il effectue ses études secondaires au Lycée Rodin à Paris de 1956 à 1963.

Lors de ses études de philosophie à la Sorbonne (1963-1968), il passe son diplôme supérieur de philosophie, sur le thème de L'ontogenèse du comportement instinctif sous la direction de Gilbert Simondon. Reçu au CAPES de philosophie en 1969, il devient professeur de psycho-pédagogie dans une école normale de jeunes filles. Il donne des cours à l'Université Paris-VIII, au département de sciences de l'éducation, qui ouvre ses portes en février 1969 et y devient assistant en 1972. Il examine la loi de 1971 sur la formation continue, en dirigeant l'enquête de terrain d'une étude sur son application[2]. Il dirige ensuite une étude portant sur le jeu des acteurs face aux accidents du travail dans les entreprises. Il examine deux cas : les houillères et les BTP. Il en tire un ouvrage, sous le titre À corps perdu[3].

Quittant Vincennes pour aller à Madagascar en novembre 1977, il devient durant deux ans enseignant de philosophie au centre universitaire de Tuléar. Il quitte Madagascar en juillet 1980 pour le Togo, où il dirige une équipe pluridisciplinaire de chercheurs sur l'éducation alimentaire en Afrique de l'Ouest. Il rentre en France en 1981 et participe à l'équipe de DEA en sciences de l'éducation à Paris 8 - St Denis. Il part en mission pour l'UNESCO - Banque mondiale, en Guinée-Conakry, en vue de la création d'un système d'enseignement technique supérieur[4].

Il entre à l'école nationale des Ponts et Chaussées en 1986, comme professeur[1] de communication. De 1989 à 1998, il conseille le directeur de cette école. Il y devient, de 1992 à 2006, professeur de sociologie[1]. Il présente et anime des conférences-débats Aux frontières du savoir[5], par exemple avec Raymond Boudon : la sociologie est-elle une science rigoureuse ?[6] et crée un séminaire d'Éthique des entreprises et institutions (1995- 2002), traitant de cas (sang contaminé, OGM, déchets nucléaires, etc.) présentés par leurs protagonistes. Il conseille le directeur général de l'Institut géographique national pour l'adoption d'un "projet d'établissement".

Il devient professeur associé à la chaire d'organisation du travail et de l'entreprise du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) de 1990 à 1997[1]. Cette période est marquée par une activité de conseil auprès du directeur général d'EDF (1990-1991), puis du président de l'institut Renault de la qualité et du management (1995-1997). Pour le conseil général de la Lozère il étudie, en 1994-1995, la possibilité d'implanter à Mende un institut national du développement rural (INDER).

De 1997 à 2004, il devient professeur associé à l'université de Marne-la-Vallée[1]. Il y enseigne la philosophie politique[1] et de 1999 à 2004, y devient directeur d'un DESS de "communication de l'entreprise et des institutions".

Il entre au conseil général des Ponts et Chaussées (ministère de l'équipement), en mars 2003, comme conseiller du vice-président du Conseil général de l'environnement et du développement durable[1],[7]. Il s'initie à l'écologie et aux questions de développement durable et territoires, expérience dont il tirera son ouvrage Quelle croissance pour l'humanité ?[8] paru en 2012. En mai 2010, il devient membre du comité d'orientation de la stratégie nationale pour la biodiversité (SNB)[1].

Il devient vice-président (2011), puis président (2013-2016) du conseil scientifique de l'association française pour la prévention des catastrophes naturelles (AFPCN)[9],[10]. Il est également membre d'ICOMOS-France[1] et des amis de Cerisy-la-Salle[11].

Il écrit régulièrement, depuis 2016, dans la Nouvelle Quinzaine littéraire[12].

En 2016-2017, il participe à Paris VIII au séminaire international et interdisciplinaire de recherches spinozistes[13]. En 2017, il participe au séminaire Histoire du corps, objets, méthodes, à l'École des hautes études en sciences sociales[14].


Une philosophie du désir : éthique, politique et écologie[modifier | modifier le code]

La vague de mai 1968 le voit adhérer aux mouvements gauchistes des anti : anti-autorité, antipsychiatrie, anti-freudisme, etc. Après un survol rapide des pensées orientales (Inde, Chine) et du chamanisme amérindien, l'idée des trois niveaux (genres) de connaissance de Spinoza s'impose à lui. Ce parcours donne lieu en 1980 à une thèse de doctorat d'État ès lettres et sciences humaines (philosophie)[1], Le sens de l'éducation : de l'être au non-être[15],[16], associant, entre autres, Spinoza, Héraclite et le taoïsme.

Ses ouvrages s'orientent vers les questions du désir « essence de l'homme » et d'une éthique naturaliste, à partir d'Aristote, Spinoza, Darwin et Freud.

À une époque (années 1980 et 1990) où le thème de l'altérité succédait à ceux de la différence et de la rupture, il aborde la question du Même et de l'Autre, en tant que genèse des liens sociaux, avec son livre Les fondements du lien social : Le justicier, le sage et l'ogre[17]. Ce qui aboutit à trois degrés de conscience/connaissance : le sacrifice, l'échange et le don, ce dernier étant distinct de celui de la théorie du don/contre-don de Marcel Mauss. Y apparaissent les trois figures de l'Ogre, du Justicier et du Sage, et l'idée qu'elles n'existent jamais à l'état pur.

D'où s'ensuit une réflexion sur la filiation, qui aboutit à une critique du complexe d'Œdipe, étayée par les idées de Maria Torok et Nicolas Abraham sur la transmission inconsciente inter-générationnelle. Cette critique étend les questions de transmission culturelle consciente et inconsciente à l'ensemble de la constellation familiale, en prenant en compte un grand nombre de générations, ce qui est le cas des Cadmides, ancêtres d'Œdipe. Ce travail s'achève sur une "esquisse" de théorie de la possession, élargissant celle de l'abus sexuel. Il parait sous le titre La tragédie en héritage[18],[19].

Suivent diverses investigations et productions sur les liens entre philosophie et psychanalyse, l'idée persistante étant que philosophie et psychanalyse, même si leur plan d'insertion dans la réalité et dans la pratique sont différents, ont la même source : l'exploration du désir humain et sa réalisation heureuse. Cette perspective est illustrée par le thème de La perte, objet d'un colloque pluridisciplinaire à Cerisy, publié en 2005 aux PUF sous le titre Expériences de la perte[20].

Enfin, cette exploration est marquée par la publication de deux ouvrages : Café-Spinoza (terminé en 2014, paru en janvier 2017) et Freud-Spinoza, Correspondance (avril 2016), tous deux voués à une théorie du désir orientée vers la « santé mentale », le « salut du peuple » et le « respect de la nature », avec l'alliance des principes monistes de Spinoza, des techniques psychanalytiques de Freud et de ses successeurs, et des travaux contemporains des biologistes et écologues.

Parmi ses publications figurent de nombreux articles[21],[22].

Réception[modifier | modifier le code]

Ses premiers ouvrages font l'objet de recensions telles que celles, respectives, de À corps perdu, L'accident du travail existe-t-il ? qui souligne le « long questionnement de l'AT et l'effort d'invention d'une problématique nouvelle » de l'auteur[23] ; Les fondements du lien social: Le justicier, le sage et l'ogre, qui mentionne une « meilleure approche d'être ensemble »[17] et apprécie « son sens de la complexité du social, des mythes et des discours qui le traversent »[24] ; La tragédie en héritage, de Freud à Sophocle, qui salue « l'un des livres les plus originaux de l'année »[25],[19].

Les critiques sur son livre Sigmund Freud - Benedictus de Spinoza, Correspondance, 1676-1938 sont particulièrement positives, qualifiant ce texte de « passionnant exercice de fiction philosophique »[26], de « bel ouvrage », constituant de « véritables synthèses philosophiques et psychanalytiques, truffées de considérations politiques – sur le nazisme et Hitler »[27], dans lequel l'« exercice de style est époustouflant »[28] et qui « est à plus d’un titre un bonheur de lecture »[29],[30],[31],[32],[33].

De même, son dernier ouvrage Café Spinoza reçoit déjà un bon accueil[34].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Quelques articles et conférences[modifier | modifier le code]

  • Humanité, humanisme, humanités, colloque Humanités et grandes écoles, Lyon, novembre 1996.
  • Jean-Marie Domenach et la tragédie, Journée d'hommage à Jean-Marie Domenach, organisé par la revue Esprit et par l'École polytechnique, revue La Jaune et la Rouge, numéro 535, mai 1998.
  • Anthropologie de la citoyenneté, quatre conférences au séminaire Sociologie de la citoyenneté de Dominique Schnapper, EHESS, janvier 1999.
  • Technologie, technopraxie, technolâtrie, conférence aux 22e journées internationales sur la communication, l'éducation et la culture scientifique et industrielle (JIES XXI), artheque, ENS Cachan, Chamonix, mars 1999.
  • L'exercice de la citoyenneté et la démocratisation des institutions, Note d'orientation sur l'exercice de la citoyenneté et la démocratisation des institutions, (en collaboration avec Jean-Claude Boual, Serge Depaquit, Yves Salesse, Maxime Sassier, Arnaud Spire), note no 4 de la fondation Copernic, 14 avril 2000.
  • La lepénisation des esprits et la crise de notre démocratie. Vers une politique des droits de l'homme et une refonte des institutions[35] ( avec Jean-Claude Boual, Michèle Descolonges, Françoise Héritier, Maxime Sassier, Arnaud Spire, Yan Thomas, Jean-Pierre Vernant), Le Monde, 2 mai 2002
  • Genèse du sujet et altérité chez Nicolas Abraham et Emmanuel Lévinas, in Philosophie/psychanalyse, Le Coq Héron no 171[36], décembre 2002
  • Lévinas and passivity[37], colloque Lévinas and the psychology of the Other, College of Arts and Sciences, Seattle University, octobre 2003
  • Intolérance, conférence à la Grande Loge de France, novembre 2006
  • Entretien avec Michel Juffé sur la tolérance par Jean Moreau, Le maillon de la chaîne maçonnique, no 97[38], février 2007
  • Lévinas (mis)reader of Spinoza[39], Lévinas Studies,[40] vol 2, Duquesne University Press, mai 2007
  • Adapter qui à quoi ? Quelle place pour l'homme dans la nature ?, Responsabilité et environnement,[41] no 56, octobre 2009
  • La descendance des bactéries, Chimères, no 73, 2010/2[42].
  • La résilience, de quoi, à qui et pourquoi ? in La résilience plus qu'une mode ? Responsabilité et environnement, no 72[43], octobre 2013
  • Habitats, écosystèmes, territoires... même combat ! (avec Henri Décamps), Écologie et politique[44], mai 2016
  • L'énigme de la cruauté, Nouvelle Quinzaine Littéraire[45], 1er juillet 2016.
  • Frères en incroyance, Colloque Les psychanalystes lisent Spinoza, Cerisy-la-salle, 5 septembre 2016[46].
  • Croire ou ne pas croire, NQL, 15 novembre 2016[47].
  • Qu'est-ce que l'éthique : entre capacités du corps (Spinoza) et maturité sexuelle (Freud), Université Paris 8, 15 décembre 2016[48]
  • On est prié d'ouvrir les yeux : faut-il lire Mein Kampf ?, NQL, 16 février 2017[49].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (fr) « Michel Juffé | Le Club de Mediapart », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne)
  2. Étude sur l’application de la loi de 1971 sur la formation continue dans l’entreprise : les limites et les enjeux du dispositif ; des alternatives possibles. Enquête sur 40 entreprises publiques et privées. Action Thématique Programmée du CNRS, contrat associant le C3E-CNAM, l’ISUP-Paris VII et PROFOR-EDF, 1973-1974.
  3. « A corps perdu L'accident du travail existe-t-il ? », BNF- Gallica,‎ (lire en ligne)
  4. Étude de la structure de la main d’œuvre en Guinée (enquête socio-ethnologique sur les catégories professionnelles en Guinée et leur évolution), en vue de la planification du système éducatif professionnel, Unesco-Banque Mondiale, Ministre de l’Enseignement Supérieur de Guinée, 1982-1983.
  5. « Catalogue SUDOC », sur www.sudoc.abes.fr (consulté le 3 mars 2017)
  6. Yao Ayekotan Assogba, La sociologie de Raymond Boudon: essai de synthèse et applications de l'individualisme méthodologique, Presses Université Laval, (ISBN 9782763776767, lire en ligne)
  7. Michel Juffé, « La stratégie nationale pour la biodiversité : un progrès vers le pluralisme et la diversité dans la prise de décision collective », Annales des Mines - Responsabilité et environnement, no 68,‎ , p. 40–43 (ISSN 1268-4783, lire en ligne)
  8. « http://www.editions-harmattan.fr/catalogue/couv/aplat/9782296961142.pdf »
  9. « AFPCN, Mieux comprendre, mieux prévenir »
  10. « http://www.unesco.org/new/fileadmin/MULTIMEDIA/HQ/SC/pdf/AFPCN_UNESCO_ProgrammeEN_12dec11.pdf »
  11. « Centre culturel international de Cerisy. Association des amis de Pontigny-Cerisy »
  12. La Nouvelle Quinzaine Littéraire, « La Nouvelle Quinzaine Littéraire - Articles », sur www.nouvelle-quinzaine-litteraire.fr (consulté le 28 février 2017)
  13. (en) « Actualités », sur Spinoza à Paris 8: Séminaire International et Interdisciplinaire de Recherches Spinozistes (consulté le 1er mars 2017)
  14. « Enseignement 2016-2017 — Histoire du corps, objets, méthodes : HABU », sur enseignements-2016.ehess.fr (consulté le 2 mars 2017)
  15. « Catalogue SUDOC », sur www.sudoc.abes.fr (consulté le 2 mars 2017)
  16. « Le sens de l'éducation : de l'être au non être, chemins et obstacles de la formation [Texte imprimé] / Michel Juffé ; sous la direction de [[René Scherer]] »
  17. a et b (fr) Baudry de Vaux Marie, Deshayes Élisabeth, Grolière Catherine et Tissot Françoise, « Michel Juffe, Les fondements du lien social : le justicier, le sage et l'ogre, Paris, Presses Universitaires de France, (Sociologie d'aujourd'hui), 1995 », Formation Emploi, vol. 52, no 1,‎ (lire en ligne)
  18. « Résultats pour 'au:Juffé, Michel,' [WorldCat.org] », sur www.worldcat.org (consulté le 28 février 2017)
  19. a et b « La «faute d'Oedipe» ou le contresens de Freud », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  20. Équipe de recherche Fabula, « Expériences de la perte », sur www.fabula.org (consulté le 1er mars 2017)
  21. « Publications de Michel Juffé - Cairn.info », sur www.cairn.info (consulté le 28 février 2017)
  22. « Résultats pour 'au:Juffé, Michel,' [WorldCat.org] », sur www.worldcat.org (consulté le 28 février 2017)
  23. (en) « Review on JSTOR », sur www.jstor.org (consulté le 1er mars 2017)
  24. Yvan Simonis, « Michel JUFFÉ, Les fondements du lien social. Le justicier, le sage et l'ogre. Coll. Sociologie d'aujourd'hui, 1995, Paris, 226 p., index des auteurs. », Anthropologie et Sociétés, vol. 20, no 3,‎ (ISSN 0702-8997 et 1703-7921, DOI 10.7202/015446ar, lire en ligne)
  25. (en) Paul Webster et Paris, « Blame the parents not Oedipus, says Freud critic », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne)
  26. « Spinoza et Freud un échange intemporel », L'humanité,‎ (lire en ligne)
  27. Michel Plan, « Poste restante », En attendant Nadeau,‎ (lire en ligne)
  28. Caroline Eliacheff, « ma dernière chronique », France Culture,‎ (lire en ligne)
  29. Yann Diener, « Chronique freudienne », Nouvelle quinzaine littéraire,‎ (lire en ligne)
  30. « L'oeil de Minerve », sur blog.ac-versailles.fr,‎
  31. « "Sigmund Freud - Benedictus de Spinoza Correspondance 1676-1938" présentation du livre de Michel JUFFE », sur Centre Medem (Arbeiter-Ring),‎
  32. « Spinoza analyste », sur Oedipe le Salon
  33. Jean-Paul Mari, Leila Slimani, Robert Kopp et Joseph Voignac, Revue des Deux Mondes juin 2016: Femmes, islam et République, Revue des Deux Mondes, (ISBN 9782356501400, lire en ligne)
  34. « Hyper-Spinoza - Café Spinoza », sur hyperspinoza.caute.lautre.net (consulté le 28 février 2017)
  35. « Lepénisation des esprits et crise de la démocratie »,‎
  36. Michel Juffé, « Genèse du sujet et altérité, chez Nicolas Abraham et Emmanuel Lévinas », Le Coq-héron, vol. no 171, no 4,‎ , p. 26–46 (ISSN 0335-7899, lire en ligne)
  37. « Lévinas and Passivity »
  38. « Le maillon 91/100 »
  39. « Levinas Studies 2:153-173 (2007) »
  40. Levinas Studies, Duquesne University Press, , p. 153-1273 p.
  41. « L'adaptation au changement climatique », Annales des Mines - Responsabilité et environnement, no 56,‎
  42. Michel Juffé, « La descendance des bactéries », Chimères, no 73,‎ (résumé)
  43. « La résilience : plus qu’une mode ? », Annales des Mines - Responsabilité et environnement, no 72,‎
  44. « Les mises en économie de l'environnement », Ecologie & politique, Sciences Cultures Sociétés, no 52,‎
  45. « L'énigme de la cruauté »,‎
  46. « Frères en incroyance », sur ccic-cerisy.asso.fr,‎
  47. Michel Juffé, « croire ou ne pas croire », la nouvelle quinzaine littéraire,‎ (lire en ligne)
  48. « Spinoza à Paris 8 », sur spinoza.paris8.com
  49. « On est prié d'ouvrir les yeux », sur nouvelle-quinzaine-litteraire.fr,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]