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Ligne des Sables-d'Olonne à Tours

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Ligne des
Sables-d’Olonne à Tours
Image illustrative de l’article Ligne des Sables-d'Olonne à Tours
TER Pays de la Loire sur le viaduc de l'Angle.
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Les Sables-d'Olonne, La Roche-sur-Yon, Chantonnay, Bressuire, Thouars, Loudun, Chinon, Tours
Historique
Mise en service 1866 – 1875
Électrification 1982 – 2008 (électrification partielle)
Fermeture 1970 (fermeture partielle)
Concessionnaires Cie des chemins de fer de la Vendée (1862 – 1878)
État (Non concédée) (1878 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (à partir de 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 525 000
Longueur 246 km
Écartement standard (1,435 m)
Électrification Partielle

25 kV – 50 Hz
des Sables-d'Olonne à La Roche-sur-Yon et gare de Thouars

Nombre de voies Voie unique
Signalisation BM-VU SNCF des Sables à La Roche-sur-Yon
CAPI de La Roche-sur-Yon à Bressuire
BM-VU SNCF de Bressuire à Thouars
BAPR de Chinon à Joué-lès-Tours
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF
Trafic TGV des Sables à la Roche-sur-Yon
TER des Sables à Thouars, et de Chinon à Tours
Fret selon les sections
Aucun de Loudun à Chinon
Schéma de la ligne

La ligne des Sables-d'Olonne à Tours est une ligne de chemin de fer de l'ouest de la France, d'importance régionale variable selon les sections : active en matière de Transport express régional (TER) à ses deux extrémités (en Vendée, entre Les Sables-d’Olonne et La Roche-sur-Yon, et en Indre-et-Loire, entre Chinon et Tours), elle est beaucoup plus moribonde entre les deux ; elle n'est plus utilisée entre Thouars et Chinon. Le reste de la ligne encore exploitée doit sa survie, pour le moment, aux trafics fret nombreux en provenance des carrières de Vendée, même si sa partie centrale est aujourd’hui menacée.

Plusieurs actions à différents niveaux encouragent la réactivation au service des voyageurs de la partie centrale de la ligne, avec la mise en place avec un succès inespéré, à l’été 2013, d’un « train des plages » entre Saumur et Les Sables-d’Olonne, ou l’engagement d’études pour la réouverture aux voyageurs entre Thouars et Chinon.

Elle constitue la ligne 525 000[1] du Réseau ferré national.

Mises en service

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C'est à partir de 1853 que le projet d'une ligne de chemin de fer allant de Tours aux Sables-d'Olonne via Thouars et La Roche-sur-Yon est envisagée par les ministères de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics. En 1861, l'enquête d'utilité publique est autorisée par le préfet de la Vendée. Les sections de « Napoléon-Vendée[2] à la ligne d'Angers à Niort » et de « Napoléon-Vendée aux Sables-d'Olonne » sont déclarées d'utilité publique par deux décret impériaux le [3],[4],[5].

La Compagnie des chemins de fer de la Vendée est constituée le . Elle est chargée de la première portion de la ligne entre les Sables-d'Olonne et la Roche-sur-Yon. Cette première section de la ligne, entre Les Sables-d'Olonne et La Roche-sur-Yon est mise en service le . Quatre jours plus tôt, le 26 décembre, la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans (PO) ouvre une ligne entre Nantes et La Roche-sur-Yon.

La section de La Roche-sur-Yon à Bressuire est mise en service en par la Compagnie des chemins de fer de la Vendée[6].

La construction de la section entre Bressuire et « la ligne de Tours à Bordeaux dans la station de Monts », est déclarée d'utilité publique par décret impérial le [7]. Le point de raccordement à la ligne de Tours à Bordeaux est déplacé « près Joué » par décret impérial le [8]. Cette section est concédée à la Compagnie des chemins de fer de la Vendée par une convention passée le avec le ministre des Travaux publics. Cette convention est approuvée par décret impérial le [9]. Par étapes, jusqu'en 1875, la Compagnie de la Vendée ouvre la ligne jusqu'à Tours où elle établit une gare contiguë à celle du PO.

La ligne est ensuite rachetée par l'État selon les termes d'une convention signée le entre le ministre des Travaux publics et la Compagnie des chemins de fer de la Vendée. Cette convention est approuvée par une loi le [10]. La Compagnie des chemins de fer de la Vendée est alors l'une des dix compagnies de chemin de fer déficitaires intégrées dans le réseau de l'Administration des chemins de fer de l'État.

La section de la ligne entre Thouars et Chinon a cessé de voir circuler des trains de voyageurs le [11]. La ligne a été entièrement fermée à tout trafic entre Pas-de-Jeu (Deux-Sèvres) et Arçay (Vienne) le [12] avant de rouvrir au trafic des marchandises le [12].

Le [13], la section de Joué-les-Tours à Tours a été abandonnée dans le cadre de la canalisation du Cher permettant de rendre constructible ses rives[14].

Le « Pont de la Vendée » grâce auquel la ligne franchissait le Cher a été détruit peu après[14]. La dernière pile de ce viaduc a été détruite à l'occasion de la construction d'un nouveau pont pour le tramway de Tours au même endroit[15]. Un raccordement avait été créé préalablement entre Joué-les-Tours et la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean toute proche.

Jusque dans les années 1990, circulait en été, un train Corail de Paris-Austerlitz aux Sables-d'Olonne, via Tours, Saumur, Bressuire, Chantonnay et La Roche-sur-Yon, avec une tranche dirigée vers Pornic.

En 2006[réf. nécessaire], deux allers-retours TER sont créés en semaine entre Bressuire et Thouars. Ces trains étant prolongés jusqu'à Tours (ou Saint-Pierre-des-Corps) via Saumur[16].

Cette desserte, établie sur plusieurs régions, a fait l’objet de conventions inter-régionales, compte tenu de la géographie de la ligne (Poitou-Charentes, Centre et Pays de la Loire)[17].

2013 (train des plages)

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La fréquentation des trains entre Bressuire et La Roche-sur-Yon ( Région des Pays de la Loire) a été de 25 000 voyageurs en 2011 et de 26 600 en 2012[18].

Cependant, afin de redynamiser la ligne, sous la pression des associations d'usagers et avec l'aide de l'Union européenne dans le cadre du programme « Citizens Rail »[19], les régions des Pays de la Loire et Poitou-Charentes ont pris l'initiative de faire circuler entre Saumur et les Sables-d'Olonne, un aller-retour les samedis, dimanches et jours fériés en juillet et , afin de permettre de passer un après-midi ou un week-end dans la station balnéaire des Sables-d'Olonne[16],[20],[21]. Ce train, nommé « train des plages »[20],[21], officiellement par les régions[22], a immédiatement rencontré un succès inespéré[23],[24],[25] au point de devoir modifier la capacité du train pour recevoir un plus grand nombre de voyageurs avant la fin de l'été[26]. La région des Pays de la Loire annonce que ce train a transporté 5 300 voyageurs durant tout l'été 2013, et a qualifié ce chiffre de « succès retentissant » avec une fréquentation moyenne de 171 voyageurs par train[27].

L'expérience est renouvelée sur une période nettement plus étendue l'année suivante, couvrant les samedis, dimanches et jours fériés pendant cinq mois de mai à [28]. 5 607 voyageurs l'ont alors emprunté en juillet et août, soit 5 % de plus que l'année précédente pour la même période ; pour un total de 9240 voyageurs durant toute la période de circulation cette année-là[29]. Devant ce succès, l'expérimentation se poursuit en 2015 avec une circulation du train tous les jours en juillet et août ainsi que la création les samedis, dimanches et jours fériés des mois de juillet et août d'un « train des châteaux » circulant dans le sens contraire au train des plages, le matin et le soir afin de permettre la visite des différents châteaux situés le long de la ligne (Châteaux de Sigournais, de Pouzauges, de Bressuire, de Thouars, de Montreuil-Bellay et de Saumur[30]) depuis les Sables-d'Olonne ou la Roche-sur-Yon[22],[29],[31].

Grâce à la fréquence accrue du train des plages, le succès se confirme en 2015 avec près de 20 000 voyageurs transportés dont plus de 6 300 les week-ends de juillet et août, soit plus que l'année précédente (5 600) sur la même période et cela malgré la « concurrence » des trains circulant désormais aussi en semaine en été[32] et sa suppression un week-end, pour laisser passer une course cycliste[33].

L'expérimentation prend fin après la saison 2015. Les trains sont pérennisés en intégrant les conventions TER des deux régions concernées[34]. En 2016, le train des châteaux n'est plus évoqué dans les documents officiels[35]. Il a disparu des horaires[36], sa fréquentation étant de moins de 20 voyageurs par train et la subvention européenne n'étant pas reconduite[37]. En revanche, le train des plages est entièrement reconduit durant les années 2016[36] et 2017[38],[39].

En 2016, la fréquentation a encore augmenté, passant de presque 20 000 voyageurs en 2015 à plus de 24 000 voyageurs[40]. En 2019, environ 21 000 voyageurs ont fréquenté le train des plages, contre 20 000 en 2020, malgré la crise sanitaire et un changement des habitudes (les trains les samedis et dimanches sont en baisses, contrairement à ceux de semaine)[41].

La fréquentation totale de la ligne ferroviaire entre Bressuire et la Roche-sur-Yon est de 32 050 voyageurs en 2015, à comparer avec celle de 2012 (26 600, avant l'apparition du train des plages)[42].

En 2015, la région des Pays de la Loire promet que de nouveaux abris de quai devraient être installés dans cinq gares de la ligne (Olonne-sur-Mer, La Chaize-le-Vicomte, Fougeré, Bournezeau et Chantonnay)[43]. Cette opération est réalisée avec l'aide du programme européen « Citizens rail » affecté au développement des chemins de fer régionaux[43].

À partir du , un aller-retour entre Tours et La Roche-sur-Yon (via Saumur) est créé en semaine, à la mi-journée[39]. Il s'agit du prolongement de l'aller-retour Tours - Bressuire[44] créé en 2006. En contrepartie, l'aller-retour Thouars - La Roche-sur-Yon qui existait depuis des décennies, partant très tôt le matin de Thouars à h 24, avec retour à 20 h 42[16],[38] est limité au parcours Chantonnay - La Roche-sur-Yon[39]. Cette mesure permet d'offrir une relation ferroviaire à une heure plus acceptable. L'offre globale est ainsi légèrement augmentée avec un aller-retour supplémentaire entre Chantonnay et La Roche-sur-Yon (sans arrêt intermédiaire supplémentaire).

Le TER La Roche sur Yon - Tours assuré par un X 76500 quitte la gare de Chantonnay.

Depuis le , la section Chantonnay - Bressuire est fermée par SNCF Réseau pour des raisons techniques (oxydation importante du rail dues aux conditions climatiques et au faible nombre de circulations empruntant ce tronçon)[45]. En conséquence, l'aller-retour entre Tours et La Roche-sur-Yon (via Saumur) est supprimé entre La Roche-sur-Yon et Bressuire, avec substitution par car, pour une durée indéterminée[46]. La ligne est rouverte peu avant le confinement de mars 2020, où elle ferme de nouveau. La ligne est entièrement rouverte au début de l'été 2020.

Menaces de fermeture

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En 2018, des diagnostics de l'état de l’infrastructure entre Thouars et La Roche-sur-Yon montrent qu'il y a un risque de réduction de la vitesse limite à partir de 2021 et une fermeture pour 2025 en raison du vieillissement continu de l’infrastructure[47]. Ainsi, la région des Pays de la Loire a voté un budget de 198 000  en avril 2020[47] et la région Nouvelle-Aquitaine un budget de 153 000  en juillet 2020 pour financer 351 000  d'étude permettant de déterminer les zones les plus critiques[48],[41]. Les travaux ne devraient pas intervenir avant 2024[48]. Toutefois, des travaux d'urgence vont être entrepris en 2021 afin de permettre la continuation de l'exploitation de la ligne[41]. Fin 2023, la région des Pays de la Loire débloque 93 millions d'euros pour rénover la section entre Bressuire et Chantonnay, la partie en plus mauvais état[49].

Infrastructure

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Équipements

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Deux ATER sur le viaduc de l'Angle
Deux X 73500 sur le viaduc de l'Angle.
Vue aérienne de la ligne au niveau de la commune d'Olonne-sur-Mer.

La ligne est à voie unique sur l'intégralité de son parcours, à l’exception de la courte section terminale entre la bifurcation de Joué-les-Tours et Tours qui ne fait pas partie de la ligne. Les autres aspects de l'infrastructure sont très différents selon ses sections.

La partie de ligne entre Les Sables-d'Olonne et La Roche-sur-Yon est électrifiée en courant alternatif 25 kV - 50 Hz[50]. Cette électrification est effective depuis le [50], dans le cadre du programme Paris-Montparnasse - Les Sables-d'Olonne par TGV.
La sécurité des circulations des trains de cette section est assurée grâce au block manuel de voie unique.

Le reste de la ligne n'est pas électrifié (gare de Thouars et section terminale Joué-les-Tours - Tours exceptées). La sécurité des circulations des trains est assurée grâce au cantonnement assisté par informatique (CAPI) de La Roche-sur-Yon à Bressuire, grâce au block manuel de voie unique de Bressuire à Thouars, à l'exploitation en navette entre Thouars et Beuxes (ainsi que les antennes desservies depuis Loudun), au block automatique à permissivité restreinte (BAPR) de voie unique à compteur d’essieux de Chinon à Joué-lès-Tours ainsi qu'au block automatique lumineux (BAL) de Joué-les-Tours à Tours ou Saint-Pierre-des-Corps.

Entre Beuxes et Chinon, la voie est déposée[Quand ?][réf. nécessaire].

Vitesses limites

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Le tableau ci-dessous présente les vitesses limites maximales praticables sur la ligne en 2020[51]. Les courtes zones de réduction de ces vitesses maximales ne sont pas reprises dans ce tableau.

Point remarquable Pk Vitesse limite[51]
Les Sables-d'Olonne -0,022 100
Olonne-sur-Mer 6,100
110
La Roche-sur-Yon 36,941
100
Chavagnes-les-Redoux 83,622
80
La Meilleraie 89,070
100
147,932
90
150,507
30
Thouars 152,458
50
Arçay (bif.) 169,495
40
Loudun 177,821
50
Beuxes 191,000
non exploité
Chinon 200,711
100
Ballan 240,679
90
Joué-lès-Tours 245,149

Exploitation

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Au même titre que l’infrastructure, la ligne a un trafic très variable selon les sections. Des Sables-d'Olonne à Bressuire, la ligne dépend du TER Pays de la Loire[17], de Bressuire à Thouars du TER Nouvelle-Aquitaine[17] et de Chinon à Tours du TER Centre-Val de Loire.

Des Sables-d'Olonne à La Roche-sur-Yon

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Un train ECR quitte l'usine PRB de La Mothe Achard, visible au fond, en 2012.

Entre Les Sables-d'Olonne et La Roche-sur-Yon, cette section de ligne voit passer des TGV assurant la desserte entre Les Sables-d'Olonne et Paris-Montparnasse via Nantes depuis le [52],[53].

Elle voit également circuler des TER Pays de la Loire dont une bonne partie est prolongée jusqu'à Nantes après La Roche-sur-Yon[54]. Ces TER sont en traction électrique depuis le [52],[53]. 307 000 voyageurs ont fréquenté cette portion de ligne en TER en 2015[55].

Des trains de marchandises assurés anciennement par Euro Cargo Rail circulaient entre La Mothe-Achard et La Roche-sur-Yon afin d'acheminer des matériaux de l'usine PRB (Produits de revêtement du bâtiment) jusqu'à Rognac, au rythme d'un train entier par semaine[56]. Depuis 2016, c'est Fret SNCF qui assure cette desserte, ainsi qu'Europorte depuis pour acheminer du ciment blanc en provenance de l'usine Lafarge du Teil.

De La Roche-sur-Yon à Thouars

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Deux ATER dans le bocage vendéen.
Deux X 73500 du retour du train des plages dans le bocage vendéen, entre Pouzauges et Cerizay.

Entre La Roche-sur-Yon et Thouars, l'offre comprend un aller-retour TER en semaine, à la mi-journée, effectuant la relation Tours - La Roche-sur-Yon via Saumur[39]. Cet aller-retour est limité au parcours Tours - Bressuire en juillet et août, lorsque le train des plages (Les Sables-d'Olonne - Saumur) circule quotidiennement[39]. Trois allers-retours supplémentaires à vocation scolaire circulent également entre La Roche-sur-Yon et Chantonnay (1,5 le matin et le soir, sauf en juillet et août)[39].

Les samedis, dimanches et fêtes de mai, juin et septembre, l'offre est constituée par l'aller-retour journalier du train des plages auquel s'ajoute un aller retour entre Bressuire et Tours via Saumur les dimanches après-midi toute l'année[38],[39]. Les dimanches d'octobre à avril, il s'ajoute un aller-retour TER Pays de la Loire entre La Roche-sur-Yon et Chantonnay circulant en fin d'après-midi[39]. Aucune desserte voyageurs n'a lieu les samedis d'octobre à avril[39].

Par ailleurs, cette partie de la ligne est fréquentée par des trains de Fret SNCF mais aussi de compagnies privées (Euro Cargo Rail ou Colas Rail), pour des transports principalement de cailloux provenant des carrières situées sur son tracé en Vendée et dans le Thouarsais. VFLI dessert la carrière raccordée à la gare de La Meilleraie et approvisionne du lundi au vendredi la base de travaux de la LGV SEA basée à la gare de Saint-Mariens-Saint-Yzan en Gironde.

De Thouars à Chinon

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La gare de Chinon.

De Thouars à Chinon, la ligne n'offre plus de trafic aux voyageurs depuis 1970[11]. Il ne reste plus qu'un très faible trafic de fret circulant depuis Thouars et desservant la coopérative agricole Vienne et Loire (UVL) à Beuxes, située entre Loudun et Chinon, ainsi que l'entreprise Terena-Poitou à la gare de La Roche-Rigault (lieu-dit du Bouchet), sur l'ancienne ligne de Loudun à Châtellerault se débranchant en gare de Loudun[57]. Ce trafic est cependant fortement menacé en raison de l'état de la voie[57].

Une association milite pour la réouverture de cette section au trafic de voyageurs depuis fin 2010[58]. Un sondage et une étude technique de faisabilité ont été engagées en 2013 par les villes de Thouars, Loudun et Chinon[59].

Depuis l'année 2005, la circulation de cyclodraisines ou vélorails, en vue de la préservation de l'infrastructure ferroviaire, a été mise en place, avec l'autorisation de RFF centre Limousin, par la ville de Chinon, l'AFTS (Animation ferroviaire de la Touraine du sud) et Cyclorail 37 sur la portion de voie entre la gare de La Roche-Clermault (gare située juste après Beuxes, au PK 195,022) et le PN no 228 (PK 198,989) dit rond-point Saint-Lazare[60]. La circulation des cyclodraisines a été interrompue entre ce dernier PK et la bifurcation de la ligne Chinon - Richelieu (ligne de Port-Boulet à Port-de-Piles, PK 200,1).

De Chinon à Tours

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De Chinon à Tours, la ligne est parcourue par 8,5 allers-retours TER Centre-Val de Loire en semaine[61]. Cette partie de ligne est empruntée par 450 000 voyageurs par an[62].

Notes et références

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  1. Journal Officiel de la République Française du 26 septembre 1992 page 13379.
  2. Nom de La Roche-sur-Yon à l'époque
  3. « N° 9328 - Décret impérial qui déclare d'utilité publique l'établissement d'un chemin de fer de Napoléon-Vendée à la ligne d'Angers à Niort : 14 juin 1861 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, xI, vol. 18, no 953,‎ , p. 239 - 240.
  4. « N° 9327 - Décret impérial qui déclare d'utilité publique l'établissement d'un chemin de fer de Napoléon-Vendée aux Sables-d'Olonne : 14 juin 1861 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, xI, vol. 18, no 953,‎ , p. 238 - 239.
  5. « Bulletin des lois de la République française », sur Gallica, (consulté le ).
  6. François Palau et Maguy Palau, Le rail en France : Le Second Empire, t. 3 (1864-1870), Paris, Palau, , 239 p. (ISBN 2-9509421-3-X), p. 94.
  7. « N° 16282 - Décret impérial qui déclare d'utilité publique le prolongement du chemin de fer de Napoléon-Vendée à Bressuire vers Tours, en passant par ou près Thouars, Loudun, Chinon et se rattachant à la ligne de Tours à Bordeaux dans la station de Monts : 19 juin 1868 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, xI, vol. 32, no 1628,‎ , p. 329 - 330.
  8. « N° 17651 - Décret impérial portant modification de l'article 1er du décret du 19 juin 1868 qui déclare d'utilité publique le prolongement du chemin de fer de Napoléon-Vendée à Bressuire vers Tours : 5 mars 1870 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, xI, vol. 35, no 1797,‎ , p. 424.
  9. « N° 17961 - Décret impérial qui approuve la convention passée, le 22 juillet 1870, entre le ministre des Travaux publics et la Compagnie des chemins de fer de la Vendée, pour la concession du chemin de fer de Bressuire à la ligne de Tours à Bordeaux, près Joué : 22 juillet 1870 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, xI, vol. 36, no 1833,‎ , p. 154 - 156.
  10. « N° 7065 - Loi qui, 1° incorpore divers chemins de fer d'intérêt local dans le réseau d'intérêt général ; 2° approuve des conventions passées entre le ministre des Travaux publics et diverses Compagnies de Chemin de fer : 31 mars 1877 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, xII, vol. 16, no 395,‎ , p. 801 - 823 (lire en ligne).
  11. a et b Revue Historail no 17 d'avril 2011, page 66.
  12. a et b Revue Historail no 17 d'avril 2011, page 100.
  13. Revue : La Vie du rail, no 1276 du 24 janvier 1971, pages 4 à 6, La nouvelle bifurcation de Joué-lès-Tours.
  14. a et b Le Pont sur le Cher, sur le site officiel du projet de tramway de Tours, consulté le 8 septembre 2013.
  15. « Le Cher franchi à pieds sec », article sur le blog « Un tram pour Tours » du 12 mai 2013, consulté le 8 septembre 2013.
  16. a b et c Fiche horaire TER no 14 des Pays de la Loire, valable du 7 juillet au 14 décembre 2013, consultée le 17 août 2013.
  17. a b et c [PDF] Commission permanente du conseil régional de Poitou-Charentes, réunion du 11 juillet 2014 relative au train régional, page 7/31 du PDF.
  18. [PDF] Session du Conseil régional du vendredi 18 octobre 2012, page 5.
  19. [PDF] Commission permanente du conseil régional de Poitou-Charentes, réunion du 11 juillet 2014 relative au train régional, pages 5 et 6/31 du PDF.
  20. a et b « Bressuire. Le Train des plages revient en gare », article du Courrier de l'Ouest du 3 juillet 2013, consulté le 17 août 2013
  21. a et b « Un train des plages entre Saumur et Les Sables cet été », article de Ouest-France du 19 février 2013, consulté le 17 août 2013.
  22. a et b [PDF] Commission permanente du conseil régional de Poitou-Charentes, réunion du 11 juillet 2014 relative au train régional, sur l'ensemble du document.
  23. « Le train pour la plage rencontre le succès », article de La Nouvelle République du 11 juillet 2013, consulté le 17 août 2013.
  24. « Un train d'enfer pour le TER estival vers Les Sables », article de La Nouvelle République du 26 juillet 2013, consulté le 17 août 2013.
  25. « Thouars : direction la plage ! », article de France Bleu du 11 août 2013, consulté le 17 août 2013.
  26. « La plage ralliée par un train plus grand », article de La Nouvelle République du 16 août 2013, consulté le 17 août 2013.
  27. « Le Train des plages surfe sur le succès », article sur le site du conseil régional, consulté le 31 octobre 2013.
  28. « Le train des plages reprend du service », article de La Nouvelle République du 23 avril 2014, consulté le jour même.
  29. a et b « Le Train des plages surfe sur le succès », sur transports.paysdelaloire.fr (consulté le ).
  30. [PDF] Le train des châteaux, dépliant publicitaire de l'office de tourisme saumurois (consulté le 6 juillet 2015).
  31. [PDF] Fiche horaire no 14 du TER Pays de la Loire, valable du 5 juillet au 12 décembre 2015 (consultée le 15 juillet 2015).
  32. [PDF] Dossier de réunion - Comité de ligne 6 du 30-06-16, page 11.
  33. « Championnat de France : Pas de train sur le parcours », article de directvelo.com du 17 juin 2015 (consulté le 15 juillet 2015).
  34. [PDF] Commission permanente du conseil régional de Poitou-Charentes, réunion du 11 juillet 2014 relative au train régional, page 8/31 du PDF.
  35. [PDF] Dossier de réunion - Comité de ligne 6 du 30-06-16 : .
  36. a et b [PDF] Fiche horaire no 14 du TER Pays de la Loire, valable du 3 juillet au 10 décembre 2016 (consultée le 11 septembre 2016).
  37. [PDF] Tableau de suivi du comité de ligne du 30 juin 2016, page 1.
  38. a b et c [PDF] Fiche horaire no 14 du TER Pays de la Loire, valable du 11 décembre 2016 au 1er juillet 2017 (consultée le 10 septembre 2017).
  39. a b c d e f g h et i [PDF] Fiche horaire no 14 du TER Pays de la Loire, valable du 2 juillet au 9 décembre 2017 (consultée le 10 septembre 2017).
  40. [PDF] Comité de ligne n°7, réunion du jeudi 26 janvier 2017, page 9 (consulté le 10 septembre 2017).
  41. a b et c « Nord Deux-Sèvres : derrière le Train des plages, l'offre ferroviaire se stabilise mais reste fragile », La Nouvelle République du Centre-Ouest, 14 novembre 2020(consulté le 15 novembre 2020).
  42. [PDF] Dossier de réunion - Comité de ligne 6 du 30-06-16, page 10.
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Articles connexes

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