Château de Montreuil-Bellay

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Château de Montreuil-Bellay
Montreuil-Bellay castle, aerial view - Retouched.jpg
Vue aérienne du château, au premier plan l'ancienne chapelle castrale.
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1025
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Le château de Montreuil-Bellay est une vaste construction médiévale, plusieurs fois remaniée qui se dresse au cœur de l'ancienne ville close de Montreuil-Bellay dans le département de Maine-et-Loire.

Historique[modifier | modifier le code]

Enceinte, château et collégiale de Montreuil-Bellay.

C'est le comte d'Anjou Foulque Nerra qui fait construire la première citadelle sur un oppidum au XIe siècle. Il en confie la garde à son vassal Giraud Berlay, devenu Giraud Bellay, la cité prenant le nom de Montreuil-Bellay. En 1151, le comte d'Anjou et duc de Normandie, Geoffroy Plantagenêt, de retour de croisade, fait le siège de la place et, s'inspirant du livre de l'ingénieur romain du IVe siècle Végèce, De Re Militari (traité des stratagèmes), comme en Orient, emploie les tours roulantes, les travaux de sape, les bombes incendiaires et expérimente l'utilisation d'un nouveau projectile incendiaire[1].

L'attachement de la famille Berlay (Bellay)[note 1] à la couronne de France conduit les rois Philippe Auguste[note 2] en 1208 et Louis VIII en 1224 à tenir leur cour au château de Montreuil-Bellay[2].

Le château passe ensuite par mariage à la maison de Melun avec Guillaume II ou III, comtes de Tancarville pendant la guerre de Cent Ans — cette dernière famille fait construire les remparts — à la Maison d'Harcourt-Montgomery avec Marguerite de Melun et sa fille Marie d'Harcourt, puis aux ducs d'Orléans-Longueville (cf. Dunois ; deux siècles après, la duchesse Anne-Geneviève de Condé, célèbre frondeuse, femme d'Henri II de Longueville, est exilée à Montreuil-Bellay en 1653).

Puis la baronnie et le château sont acquis en 1662-1664 par Charles de la Porte et sa femme Marie de Cossé-Brissac ( 1710 ; petite-fille du 1er duc de Brissac, Charles II de Cossé). Le petit-neveu de cette dernière, Charles-Timoléon-Louis de Cossé-Brissac (1693-1732), 6e duc de Brissac, hérite, et sa fille Catherine-Françoise-Charlotte de Cossé-Brissac (1724-guillotinée le 4 thermidor an II () ; épouse en 1737 de Louis de Noailles), est titrée baronne de Montreuil-Bellay.

Par la suite, le château est agrandi avec l'ajout de plusieurs tours et d'une enceinte, 650 mètres de rempart et 13 tours de défense, protègent le château, avec une entrée du bâtiment fortifié, flanquée de tours rondes et massives avec barbacane et pont-levis.

Au cours du XVe siècle, l'époque de la Renaissance permet au château d'être modernisé et aéré, nouveaux bâtiments, nouvelles salles, cuisine nouvelle[3],[note 3], salle à manger, grand salon, petit salon, chambre, escalier monumental et construction d'une chapelle castrale, la collégiale Notre-Dame qui sera cédée à la commune au XIXe siècle.

Lors de la Révolution française, le seigneur de Montreuil-Bellay, Jean-Bretagne de La Trémoille (1737-1792), reste fidèle au roi Louis XVI (les La Trémoïlle avaient acquis Montreuil-Bellay en 1756). Son château est réquisitionné et transformé en prison pour femmes royalistes.

Après l'époque révolutionnaire, le château devient par mariage, la propriété de la famille Grandmaison, dont certains de ses membres furent maires de la cité ou sénateur.

Le château fut remanié aux XIe, XIIIe, XIVe et XVIIe siècles, et classé au titre des monuments historiques par arrêté du [4].

Les anciennes écuries et greniers sont eux inscrits par arrêté du [5].

Description[modifier | modifier le code]

Le bâtiment des cuisines, indépendant jusqu'au XVe siècle afin d'éviter les risques d'incendie, est relié à cette époque au logis par une galerie couverte[6].

Mobilier[modifier | modifier le code]

Parmi les tableaux anciens ornant les pièces meublées visitables figure un double portrait de musiciens attribuable au peintre Alexis Grimou (salon de musique).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sans lien semble-t-il avec les du Bellay, contrairement à ce que la tradition soutenait, qui faisait de ces derniers une branche des Berlay.[réf. nécessaire]
  2. Philippe Auguste charge Maître Eudes de diriger en même temps les travaux de plusieurs forteresses dont Dourdan et Montreuil-Bellay.
  3. Ces cuisines appartiennent à la famille dites « à cheminée de plan centré ». On connait celles du château d'Angers détruites au début du XIXe siècle, celles de Saumur représentées dans les Très Riches Heures du duc de Berry, celles de Château-Thierry et les cuisines ducales de Dijon, édifiées en 1433.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Beck, Châteaux forts de Normandie, Rennes, Ouest-France, , 158 p. (ISBN 2-85882-479-7), p. 51.
  2. Historique du château de Montreuil-Bellay.
  3. Étienne Lallau, « Les fastueuses cuisines ducales de Coucy au XVe siècle », Dossiers d'archéologie, no 404,‎ , p. 38 à 41 (ISSN 1141-7137).
  4. « Château », notice no PA00109195, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  5. « Château », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. Nicolas Mengus, Châteaux forts au Moyen Âge, Rennes, Éditions Ouest-France, , 283 p. (ISBN 978-2-7373-8461-5), p. 236.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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