Ligne de Port-Boulet à Port-de-Piles

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Ligne de
Port-Boulet à Port-de-Piles
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Port-Boulet, Chinon, L'Île-Bouchard, Port-de-Piles
Historique
Mise en service 1882 – 1885
Concessionnaires État (1878 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (depuis 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 571 000
Longueur 52,147 km
Écartement standard (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Pente maximale 15 
Nombre de voies Voie unique
Signalisation VUTR
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF
Trafic Fret

La ligne de Port-Boulet à Port-de-Piles est une ligne ferroviaire française intégralement établie en Indre-et-Loire. Trait d'union entre les vallées de la Loire et de la Vienne, elle relie la gare de Port-de-Piles, située sur la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean, à celle de Port-Boulet, située sur la ligne de Tours à Saint-Nazaire, en desservant notamment Chinon et L'Île-Bouchard.

Elle constitue la ligne n° 571 000 du réseau ferré national.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ouverture[modifier | modifier le code]

La ligne est déclarée d'utilité publique par une loi du 1878[1] avant d'être gérée par l'État.

Elle est mise en service en plusieurs étapes :

  • de Port-Boulet à Chinon le  ;
  • de Chinon à L'Île-Bouchard le  ;
  • de L'Île-Bouchard à Port-de-Piles le .

Dates de fermeture[modifier | modifier le code]

  • Service voyageurs :
    • totalité de la ligne le  ;
  • Trafic marchandises, notamment :
    • de Port-Boulet à Chinon en 1954.

Déclassement[modifier | modifier le code]

Le déclassement est intervenu par étapes, notamment :

  • de Port-Boulet (PK 0,620) à Avoine - Beaumont (PK 5,870) le [2] ;
  • d'Avoine - Beaumont (PK 5,870) à Chinon (PK 13,500) le [3] ;
  • de Ligré-Rivière (PK 20,100) à l'Ile-Bouchard (PK 31,020) le [4] ;
  • de l'Ile-Bouchard (PK 31,020) à Trogues (PK 36,390) le .
  • de Chinon (PK 15,920) à Ligré-Rivière (PK 20,100) le [5].
  • de Crouzilles (PK 36,390) à La Celle-Saint-Avant (PK 50,885) décision de fermeture par RFF du [6] (une fermeture vaut aujourd'hui déclassement).

Infrastructure[modifier | modifier le code]

La ligne est établie sur la majorité de son parcours dans la vallée de la Vienne alternativement sur ses rives droite et gauche.

C'est une ligne au profil majoritairement plan, hormis une bosse entre Avoine - Beaumont et Chinon où les déclivités maximales atteignent 15 ‰. Le rayon minimum des courbes est de l'ordre de 500 mètres, hormis une courbe de 300 mètres.

Il existe trois ouvrages d'arts notables, deux ponts-cage métalliques pour franchir la Vienne à Chinon (quatre travées) et L'Île-Bouchard (trois travées) et un pont en maçonnerie franchissant la Loire à Port-Boulet, que la voie partageait avec la route.

Avenir de la ligne[modifier | modifier le code]

Si sa dépose sur la majorité de son parcours obère sérieusement toute tentative de réouverture, la ligne a cependant toujours un intérêt du point de vue du trafic marchandises.

Le maintien en service de la section de Trogues à Port-de-Piles était jusqu'alors dû à la présence à Nouâtre d'une base de soutien du matériel de l’armée de terre (BSMAT). Pour autant, cette base n'est plus exploitée par voie ferrée depuis quelques années.[réf. nécessaire] La fermeture de la section de Crouzilles à La-Celle-Saint-Avant réserve quand même la possibilité de reprise de circulation de trains militaires en ce sens que les voies sont maintenues en place[6].

Accès à la base de maintenance LGV de Nouâtre[modifier | modifier le code]

La LGV Sud Europe Atlantique a redonné un potentiel de circulation à la ligne en permettant la connexion de la base de maintenance MESEA de Nouâtre avec le RFN en gare de Port-de-Piles.

À l'occasion de la construction de la LGV, les derniers kilomètres ont été rénovés dans le but d'accéder à la base-travaux et de maintenance que COSEA, le constructeur de la LGV SEA, a aménagé le long de l'A10. À cet effet, un RVB a donc été réalisé en 2013 et les passages à niveaux ont vu fleurir une signalisation adéquate indiquant le retour des trains de travaux sur la ligne[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements et avis du Conseil d'État, 1878, pp. 331–332 [lire en ligne]
  2. Journal Officiel de la République Française du 12 juillet 1952, page 7 003 [lire en ligne]
  3. Journal Officiel de la République Française du 13 novembre 1954, page 10 677
  4. Journal Officiel de la République Française du 22 août 1973, page 9 123
  5. Journal Officiel de la République Française du 17 décembre 1994, page 17 907 [lire en ligne]
  6. a et b Décision de fermeture du 19 septembre 2013 de RFF.
  7. LISEA Ligne SEA Tours Bordeaux, www.lgv-sea-tours-bordeaux.fr, "Prudence ! Circulation de trains sur la ligne"

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]