Ligne de Gisors-Embranchement à Pont-de-l'Arche

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Ligne de
Gisors-Embranchement à Pont-de-l'Arche
La gare de Pont-de-l'Arche - Alizay - L'embranchement de Gisors vers 1900.
La gare de Pont-de-l'Arche - Alizay - L'embranchement de Gisors vers 1900.
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Gisors, Étrépagny, Pont-de-l'Arche
Historique
Mise en service 1868
Concessionnaires Cie du ch. de fer de Pont-de-l'Arche
à Gisors (1865 – 1870)
Cie du ch. de fer d'Orléans
à Châlons-sur-Marne
 (1870 – 1892)
Ouest (1892 – 1908)
État (Non concédée) (1909 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (depuis 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 342 000
Longueur 52,562 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

Non électrifiée

Pente maximale 10
Nombre de voies Voie unique
(Anciennement 2 de Charleval à Pont-de-l'Arche)


La ligne de Gisors-Embranchement à Pont-de-l'Arche est une ligne de chemin de fer française secondaire à voie normale de 53,3 km de longueur, située dans l'Eure. Elle relie la ligne de Saint-Denis à Dieppe à la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre, et permet depuis ces dernières de desservir les centres agricoles du Vexin normand.

Elle constitue la ligne 342 000[1] du réseau ferré national.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ligne est concédée à titre éventuel le 23 août 1865[2] par le préfet du département de l'Eure, comme chemin de fer d'intérêt local, à la compagnie du chemin de fer de Pont-de-l'Arche à Gisors, puis déclarée d'utilité publique le 9 juin 1866[3] rendant ainsi la concession définitive. Elle est ouverte le 29 décembre 1868[4]. Le 25 mai 1870[5], le Conseil Général de l'Eure donne son accord pour son rachat par la Compagnie du chemin de fer d'Orléans à Châlons-sur-Marne, réseau de l'Eure, qui a ouvert peu avant la ligne de Gisors-Boisgeloup à Pacy-sur-Eure et souhaite constituer un réseau cohérent en Normandie[6]. L'État rachète la ligne à la compagnie selon les termes d'une convention signée le 2 octobre 1891 entre le ministre des Travaux publics et le syndic de faillite de la compagnie. Cette convention est approuvée par une loi le 3 août 1892 qui reclasse la ligne dans le réseau d'intérêt général[7]. Cette même loi concède à titre définitif la ligne à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest.

En raison des difficultés de cette compagnie, la ligne a été rachetée par l'Administration des chemins de fer de l'État le 1er janvier 1909.

Elle est fermée au trafic de voyageurs le 1er mars 1940 entre Gisors et Charleval, puis le 9 avril 1956 entre Charleval et Pont-de-l'Arche. Le tronçon de Gisors à Etrépagny est fermé au trafic de marchandises puis déclassé (PK 0,344 à 15,380) le 10 novembre 2003[8]. Celui d'Etrépagny à Pont-de-l'Arche voit subsister un trafic fret pour la Sucrerie d'Etrépagny.

Tracé[modifier | modifier le code]

La ligne à voie unique trouve son origine en gare de Gisors-Embranchement. Elle contourne la ville par l'est puis s'incurve vers le sud, où elle reçoit le raccordement direct de la ligne de Beauvais à Gisors-Embranchement avant d'atteindre la gare de Gisors-Boisgeloup ou Gisors-Ville, située au sud de l'agglomération. À la bifurcation d'Inval, la ligne de Gisors-Boisgeloup à Pacy-sur-Eure s'oriente vers le sud suivant la vallée de l'Epte, tandis que la ligne de Pont-de-l'Arche s'oriente à l'ouest, dans la vallée de la Levrière, puis dans celle de la Bonde. Elle parvient alors sur le plateau du Vexin normand. Le long de son tracé, la ligne dessert plusieurs localités agricoles et d'industries légères (tissage, filature, fabriques de meubles). Après Bézu-Saint-Éloi, un atelier s'embranche au PK 8,8, puis à Étrépagny et Saussay-Écouis, d'autres embranchements desservent des sucreries.

Ayant atteint le faîte de son tracé, la ligne descend en pente de 6 à 11 ‰, en suivant la rive gauche du Fouillebroc, vers la vallée de l'Andelle et atteint Charleval, situé au confluent de la Lieure et de l'Andelle, gare de bifurcation de la ligne de Charleval à Serqueux. La ligne suit alors la vallée de l'Andelle sur la rive gauche jusqu'à Pîtres, où se situe son embouchure. Alors située sur la rive droite de la Seine, la ligne atteint la gare de Pont-de-l'Arche, située sur la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre, recevant auparavant les embranchements des entreprises Sabla à Pîtres et des Forges & Aciéries de Pompey au Manoir. Trois kilomètres avant la gare, l'ancien raccordement du Manoir permettait de diriger des trains vers Paris sans rebroussement en gare de Pont-de-l'Arche[9].

Le nœud ferroviaire de Gisors vers 1910.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, (ISBN 978-2-918758-34-1), volume 1, page 331.
  2. Rapports et délibérations - Eure, Conseil général, année 1865, page 45.
  3. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'État, année 1866, page 421.
  4. Rapports et délibérations - Eure, Conseil général, année 1869, page 75.
  5. Rapports et délibérations - Eure, Conseil général, année 1879, pages 19 et 20.
  6. Henri Domengie et José Banaudo, les petits trains de jadis, tome 4 : Nord de la France, p. 9
  7. « N° 25561 - Loi qui incorpore dans le réseau d'intérêt général le réseau d'intérêt local du département de l'Eure : 3 août 1892 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 45, no 1505,‎ , p. 615 - 618 (lire en ligne).
  8. Journal Officiel de la république Française du 18 novembre 2003, page 19524.
  9. Henri Domengie et José Banaudo, les petits trains de jadis, tome 4 : Nord de la France, p. 10

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • José Banaudo, Trains oubliés : 4. l'État, le Nord, les Ceintures, Menton, Éditions du Cabri, , 223 p. (ISBN 2903310246)