Lamoura

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Lamoura
La nouvelle mairie, 1 place de l'Église.
La nouvelle mairie, 1 place de l'Église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Saint-Claude
Canton Saint-Lupicin
Intercommunalité Communauté de communes de la Station des Rousses
Maire
Mandat
Francis Leseur
2014-2020
Code postal 39310
Code commune 39275
Démographie
Gentilé Lamourantin
Population
municipale
594 hab. (2014)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 23′ 46″ nord, 5° 58′ 03″ est
Altitude Min. 1 064 m – Max. 1 495 m
Superficie 22,28 km2
Localisation

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Lamoura est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à environ 17 kilomètres à l’est de Saint-Claude et à 38 kilomètres de la ville frontalière Divonne-les-Bains dans l'Ain.

Elle est située en bordure de la Forêt du Massacre et est l'un des quatre villages de la Station des Rousses.

Lamoura fait partie des 122 communes adhérentes au Parc naturel régional du Haut-Jura.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Longchaumois Prémanon - Les Rousses Rose des vents
Saint-Claude N Lajoux
O    Lamoura    E
S
Septmoncel, Lajoux

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune compte 77 lieux-dits administratifs répertoriés[1] dont les plus importants sont :

  • Le Versoix ;
  • Trechaumont ;
  • Les Selmembergs ;
  • La Chaux Berthod Nord et Sud.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de :

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

On accède à Lamoura :

Transports[modifier | modifier le code]

  • La gare SNCF la plus proche est à Saint-Claude. De cette ville, une ligne d’autobus (No 701) relie Lamoura en environ 40 minutes.
  • L’aéroport le plus proche est celui de Genève distant de 46,5 km.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de 673.

Parmi ces logements, 35,8 % étaient des résidences principales, 56,6 % des résidences secondaires et 7,6 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 66,9 %[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étymologie du nom "Lamoura" est simple : il s'agit d'un nom francoprovençal (prononcé "la "mour(a)" avec accent sur le "ou" et non sur le "a" final, presque atone) désignant un amas rocheux, une barre rocheuse. Le mot est à rapprocher de "moraine" (terme franco-provençal), de Lamure etc.. On note à Lamoura un lieu-dit "le base des Meures" qui confirme cette étymologie.

Ses habitants sont appelés les Lamourantins.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce village du Haut-Jura a une double tradition liée à la rudesse de son climat. Les habitants des villages de cette région avaient deux métiers. Le métier d’agriculteur et un métier dit « métier de fenêtre ». Le métier de fenêtre de ce village était le métier de lapidaire. Aujourd’hui on trouve dans ce village un petit musée retraçant l’histoire et la technique de ces lapidaires.

À l'automne 1943, Lamoura, hameau frontalier avec la Suisse, abritait l'École des cadres du maquis de la région R1 (Rhône-Alpes). C'est à Henri Frenay que l'on doit la mise en place d'un réseau destiné à organiser les maquis sous l'égide des Mouvements unis de la Résistance (MUR). Dans ce dispositif, l'école a pour objectif de donner une instruction militaire, mais aussi civique, aux futurs responsables de la Résistance intérieure. Près de la forêt du Massacre, intellectuels motivés et jeunes réfractaires au Service du travail obligatoire (STO) se mélangent. Leur armement se résume le plus souvent à la mitraillette Sten. Parmi les centaines d'hommes formés à l'École des cadres, 85 sont arrêtés et 24 fusillés.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages fiscaux en 2013 était de 258 et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 27 030 €[5].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total d’emploi au lieu de travail était de 195.

Le taux d’activité de la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 84,2 % contre un taux de chômage de 11,3 % [5].

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Les deux activités essentielles de la commune sont l'exploitation forestière (bois de conifères) et le tourisme (d'été et d'hiver).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Les activités touristiques proposées sont le ski de fond et alpin, les raquettes, le cyclisme, la marche nordique, la randonnée, le VTT, les chiens de traîneau, la gastronomie locale et l'hôtellerie traditionnelle.

Lamoura fait partie de la station des Rousses qui regroupe les quatre villages des Rousses, de Prémanon, de Bois d'Amont et de Lamoura. C'est un des plus grands sites d'Europe en ce qui concerne la pratique du ski nordique (plus de 200 km de pistes damées l'hiver sur les 4 villages réunis).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Bernard Bavoux   Retraité
mars 2008   Francis Laforge[6]   Retraité
mars 2014   Francis Leseur[7]   Ouvrier qualifié

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Lamoura fait partie de la Communauté de communes de la Station des Rousses.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1841. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 594 habitants, en augmentation de 10,82 % par rapport à 2009 (Jura : -0,23 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881
918 929 949 842 856 891 870 853 895
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
909 886 813 800 774 677 592 530 444
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
333 268 270 240 215 333 379 388 436
2005 2010 2014 - - - - - -
524 529 594 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Panneau départ de la Transjurassienne.
  • En hiver, La Serra est une station de ski alpin familiale qui est l'un des 3 massifs principaux de la station des Rousses. Plusieurs remontées mécaniques dont un télésiège desservent 1 piste noire, 4 pistes rouges, 4 pistes bleues et 3 pistes vertes. On y trouve également une école de ski, un restaurant, une aire de camping-car, une location de ski, des sanitaires, une salle hors-sacs, etc.
  • Né en 1970, pendant plus de 40 ans, le VVL de Lamoura (pour Village Vacances Lamoura) a été la structure touristique la plus importante de Franche-Comté. Situé en face de la Serra et à 4 km du centre du village, le complexe touristique comptait 962 lits répartis dans 460 chambres [12] et réalisait 130 000 nuitées à l’année. Appartenant à un syndicat intercommunal regroupant 12 collectivités territoriales françaises, situées toutes hors du Jura, une tentative de vente en 2013 à la société privée Geco échouera au terme de deux années de polémiques et d'actions en justice[13]. Pendant cet intervalle, le Syndicat Intercommunal du Village Vacances de Lamoura (SIVVL), structure publique, en confiait l'exploitation, par contrat de location-gérance, à la société privée Hôtels et Résidences (société présentée par Geco et actuellement liquidée[12]), et les élus décidaient alors, à l'unanimité, la cessation de l'activité publique de tourisme du syndicat. Depuis le 1er juillet 2014, et la résiliation du bail de location-gérance à la suite de la mauvaise gestion puis la liquidation du privé : la société Hôtels et Résidences, le VVL, dont la décision de cessation d'activité touristique était devenue légalement exécutoire, a fermé définitivement ses portes faute de repreneur. Prévue pour mi-2015, une vente aux enchères de l'ensemble immobilier a été votée à l'unanimité par le conseil syndical du SIVVL le 30 mai 2015.[réf. nécessaire].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • La Maison du lapidaire, musée contigu à l'ancienne mairie[14] ;
  • L'église Saint-François-de-Sales, construite de 1812 à 1815[15] ;
  • Croix de mission datant de 1847.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]