La Selve (Aveyron)

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La Selve
L'Eglise de Begon.
L'Eglise de Begon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Monts du Réquistanais
Intercommunalité Communauté de communes du Réquistanais
Maire
Mandat
Marc Frayssinet
2014-2020
Code postal 12170
Code commune 12267
Démographie
Gentilé Selvois(e)
Population
municipale
629 hab. (2014)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 46″ nord, 2° 32′ 09″ est
Altitude Min. 387 m – Max. 683 m
Superficie 48,27 km2
Localisation

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La Selve est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 12267.png

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cassagnes-Bégonhès Auriac-Lagast Rose des vents
Rullac-Saint-Cirq N Durenque
O    La Selve    E
S
Lédergues Saint-Jean-Delnous Réquista

Site[modifier | modifier le code]

La commune de La Selve se situe dans la région naturelle du Ségala aveyronnais. C'est un plateau profondément entaillé par les vallées de trois ruisseaux : le Glandou au nord, le Cône au centre qui traverse le village de la Selve et la Durenque au Sud. Le paysage s'en trouve profondément vallonné.

Hymdrologie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme La Selva en 1170.

Ce nom est directement issu du mot latin sylva ("la forêt"), tout comme La Selve dans l'Aisne.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1150, Guillaume Alaman, seigneur de Bégon, fit une donation aux Templiers qui leur permit d'établir une commanderie. Celle-ci s'accrut en 1172, année de la donation à Élie de Montbrun par Adémar de Cadars de tous ses droits sur la localité. En même temps, la commanderie reçut l'église et le lieu de Bégon et l'église de Rullac-Saint-Cirq. Elle acquit des droits à Auriac-Lagast (1212), à Tanus (1263), à la Clause, à Broquiès et Ayssènes, mais aussi à Faussergues et à Lautrec, en Albigeois. Elle se développa surtout aux dépens des anciens domaines de Vabres. L'abbé de ce monastère conserva cependant un droit de gîte. Les Templiers, puis les Hospitaliers se heurtèrent au pouvoir royal établi à Cassagnes-Bégonhès (XIIIe - XIVe siècle). Par la suite, les rapports s'améliorèrent et La Selve bénéficia de divers avantages comme de trois foires et d'un marché hebdomadaire (lettres patentes de juin 1540).

La commanderie a laissé un cartulaire de 255 chartes, la plupart en langue vulgaire (langue d'oc), qui est conservé aux Archives départementales de la Haute-Garonne. Un nombre important de ces chartes remonte au XIIe siècle. Ce cartulaire a été publié en 1985 par Paul Ourliac et Anne-Marie Magnou[1].

Pendant les guerres de religion (vers 1580), le château et les archives furent brûlés par les protestants. Le château fut relevé par le commandeur Hercule de Vintimille-Revest (1609-1610). Il n'en reste aujourd'hui qu'une tour (et une partie des bâtiments transformés en habitations).

La Chapelle de Notre-Dame de l'Assomption, agrandie, est devenue l'église paroissiale. Au bas de l'escalier qui y mène, base de croix rustique avec la figuration d'une ville (Jérusalem ?).

Au XVIIIe siècle, La Selve avait quatre-vingts maisons, mille deux cent trente habitants, des ateliers de tissage et d'ébénisterie. La Selve fut aussi seigneurie des familles de Girel (XVIe siècle) et de Boyssière (XVIIe siècle) et résidence de plusieurs familles nobles comme celle de Raymond (XVIIe siècle-XVIIIe siècle)[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2014 Claude Jalbert    
2014 en cours Marc Frayssinet SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 629 habitants, en diminution de -4,12 % par rapport à 2009 (Aveyron : 0,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
910 840 3 111 3 094 2 835 1 820 1 915 1 884 1 820
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 646 1 640 1 680 1 692 1 706 1 801 1 785 1 711 1 719
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 659 1 620 1 731 1 415 1 457 1 486 1 505 1 389 1 273
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 264 1 148 952 867 787 713 670 643 629
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune repose quasi exclusivement sur l'agriculture et principalement l'élevage de brebis laitières destiné à la production de roquefort.

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune de la Selve 3 paroisses : La Selve, Lagarde et Bégon. Une des plus emblématiques de ces lieux est la paroisse de Bégon, avec son église Saint-Jean Baptiste. Cette église est bâtie sur un lieu templier. Il y avait en effet un réseau de lieux templiers dans tout le voisinage de Bégon, et en particulier à La Selve.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Ourliac, « Le pays de la Selve à la fin du XIIe siècle », in Structures sociales de l'Aquitaine, du Languedoc et de l'Espagne au premier âge féodal, Toulouse, 1968, p. 239-260.
  • Paul Ourliac et Anne-Marie Magnou, Le cartulaire de la Selve. La terre, les hommes et le pouvoir en Rouergue au XIIe siècle, Paris, Éd. du C.N.R.S., 1985, 421 p.
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Dominique Azam), Requistar : Connac, Durenca, Ledèrgas, Rutlac La Sèlva, Sent-Jan / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Requistar, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 310 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-46-7, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF37644301)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le cartulaire de la Selve. La terre, les hommes et le pouvoir en Rouergue au XIIe siècle, Paris, Éd. du C.N.R.S., 1985, 421 p.
  2. (ISBN 2-907279-46-7)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .