Godzilla (film, 2014)

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Godzilla
Description de l'image Godzilla (2014) - Logo - 2.png.
Réalisation Gareth Edwards
Scénario Max Borenstein (en)
Acteurs principaux
Sociétés de production Legendary Pictures
Warner Bros.
Tōhō
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction
Durée 123 minutes
Sortie 2014

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Godzilla est un film de science-fiction américain réalisé par Gareth Edwards, sorti en 2014. Il s'agit d'un reboot de la série Godzilla, qui comprend trente films japonais réalisés entre 1954 et 2004, et marque le premier film prenant place dans un univers partagé avec Kong: Skull Island en 2017.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le physicien nucléaire Joseph Brody enquête sur de mystérieux phénomènes qui ont lieu au Japon, quinze ans après un incident qui a irradié la région de Tokyo et déchiré sa propre famille. Refusant de s’en tenir à la version officielle qui évoque un tremblement de terre, le scientifique revient sur les lieux du drame accompagné par son fils Ford, soldat dans la Navy[1]. Ils découvrent que les incidents ne sont pas liés à une catastrophe naturelle, mais à des monstres réveillés par des essais nucléaires dans le Pacifique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Ces créatures sont surveillées par une organisation nommée Monarch[2], mais elles menacent bientôt la sécurité de l'archipel d'Hawaï et la côte Ouest des États-Unis. Au même moment, la compagne de Ford, infirmière et jeune maman, gère les blessés dans un hôpital de San Francisco[3],[4],[5],[1].

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Philippines, 1999. Un squelette hautement radioactif est découvert dans l'effondrement d'une mine d'uranium. Deux chercheurs, le docteur Serizawa et son assistante Vivienne Graham, faisant partie d'une mystérieuse organisation, Monarch, débarquent sur le site. Ils découvrent deux spores fossilisés accrochés au squelette et que quelque chose s'est extrait de l'une d'entre elles pour gagner l'océan.

Japon, au même moment. Joe et Sandra Brody vivent avec leur fils, Ford, dans la région de Tokyo. Le couple d'Américains travaille dans la centrale nucléaire de Janjira. Depuis quelque temps, des secousses sismiques anormales sont détectées par les appareils. Joe est inquiet car l'épicentre se déplace. Il sait que l'anomalie est sur le point de se répéter, cette fois à une plus forte intensité, mais les responsables ne veulent pas en entendre parler. Comme prévu, une énorme secousse fait vaciller la centrale et cause une fuite dans le réacteur. Dans la panique, Joe doit faire face à une difficile décision, celle de condamner les portes blindées alors que son épouse est de l'autre côté. L'installation s'effondre.

Quinze ans plus tard, Joe est resté obsédé par ce qui s'est passé. Il refuse, depuis la catastrophe, d'adhérer à la thèse officielle qui évoque une cause naturelle et affirme que des éléments ont été étouffés par les gouvernements. Entretemps, Ford est devenu lieutenant dans l'US Navy spécialisé dans le déminage et a fondé une famille à San Francisco, avec son épouse Elle Brody, médecin à l'hôpital, et Sam, leur fils. Depuis l'incident de Janjira et la mort de son épouse, la communication est difficile entre Joe et son fils. Mais Joe parvient à persuader Ford de retourner sur les lieux, à Janjira, pour réunir les éléments qui pourraient prouver ses théories. Mais alors qu'ils s'aventurent dans les ruines de l'ancien village ouvrier, ils sont arrêtés par les agents du gouvernement. Ils découvrent une terrible vérité : quinze ans plus tôt, « quelque chose » s'est nourri des radiations de la centrale, une force destructrice surgie du fond des âges. Depuis tout ce temps, la bête était au repos dans une énorme chrysalide sous étroite surveillance par l'organisation Monarch et le docteur Serizawa. Elle est aujourd'hui prête à s'extirper de son cocon, en générant d'importantes impulsions électromagnétiques. Serizawa tente de la tuer, mais le MUTO (Massive Unidentified Terrestrial Organism ou mutant ultime terrestre d'origine inconnue) prend son envol après avoir détruit la base. Joe décède de ses blessures, et avec lui toutes ses recherches.

Serizawa explique à Ford que des créatures se nourrissaient autrefois de radiations naturelles, bien avant l’apparition de l’Homme. Il y a des millions d'années, elles ont été obligées de s'enfouir dans les profondeurs du monde pour survivre. Mais en 1954, elles ont été réveillées par les activités du premier sous-marin à propulsion nucléaire, le Nautilus. L'un de ces monstres, Godzilla, est un « alpha prédateur », une force de la nature dont le rôle est de chasser les MUTO pour restaurer l'équilibre. Il lui explique également que les essais nucléaires de l'atoll de Bikini réalisé à partir de ce moment étaient en réalité des tentatives pour tuer Godzilla. Ford révèle aux scientifiques que son père avait découvert une forme d'écholocalisation dans les secousses et Serizawa découvre avec horreur que le MUTO communique effectivement avec un autre individu de son espèce, une femelle, dépourvue d'ailes mais deux fois plus grande qui dormait dans la seconde spore découvert aux Philippines en 1999 et qui a été ramené aux États-Unis dans le désert du Nevada, afin de pouvoir s'accoupler avec elle. La femelle détruit Las Vegas et se dirige vers la mer. L'amiral Stenz et le capitaine Hampton, de la marine américaine, reçoivent l'ordre de mener les opérations pour défendre la côte Ouest.

Entretemps, le mâle s'en prend à un sous-marin russe au large d'Hawaï. Le submersible est retrouvé dans la jungle d'Honolulu, ses barreaux de combustible radioactif servant de repas au monstre. L'armée tente de tuer la créature insectoïde, mais cette dernière leur échappe pour attaquer l'aéroport. Il apparaît également qu'elle a la faculté de générer des interférences électromagnétiques qui mettent les systèmes électroniques hors service. Godzilla débarque dans une gigantesque vague déferlante et affronte le MUTO sur le tarmac. Ce dernier s'échappe une nouvelle fois, et Godzilla le poursuit. Il devient clair que les adversaires convergent vers San Francisco, où se dirige également la gigantesque femelle. L'amiral Stenz et le docteur Serizawa ne partagent pas la même vision de la situation. Le docteur Serizawa déplore l'arrogance de l'humanité qui croit que la nature est sous son contrôle, et tient à ce que l'armée laisse les monstres s'affronter selon le cours naturel des choses. Stenz considère que cette option est beaucoup trop risquée, et ne pense pouvoir résoudre le problème que par une frappe nucléaire.

Un convoi ferroviaire est organisé, transportant plusieurs missiles nucléaires Minuteman III dont le minuteur n'est plus numérique, mais analogique. Ford parvient à convaincre le chef du convoi de le laisser l'accompagner pour rejoindre sa famille qui est en danger. Le plan pour détruire les monstres consiste à transporter les têtes nucléaires à 20 miles (soit environ 36 kilomètres) des côtes, de laisser les monstres la rejoindre et de la faire sauter, détruisant les monstres par le seul effet de souffle. Mais la femelle attaque le convoi et ne laisse qu'une seule tête nucléaire et Ford comme seul survivant. L'armée américaine retrouve la tête nucléaire ainsi que Ford et les ramène à San Francisco.

Pendant ce temps, alors que la ville est évacuée, Elle confie Sam à Laura, une collègue, pour qu'elle le mette à l'abri, tandis qu'elle continue de s'occuper de ses patients. Mais le mâle s'empare de la tête nucléaire alors que son minuteur est déjà en route et l'offre à la femelle, qui commence à construire son nid en ville. Et pour arranger les choses, Godzilla débarque peu après et engage le combat contre le mâle, forçant Elle et un grand nombre de civils à se réfugier dans la plus proche gare de métro. L'armée, de son côté, tente une opération de la dernière chance, pour empêcher une explosion nucléaire en plein centre-ville. Le plan consiste à envoyer des démineurs, ce qui inclut Ford (le seul disponible à avoir l'expérience du détonateur analogique), par saut HALO, afin qu'ils retrouvent le missile, le désamorcent ou si c'est impossible, l'envoient au large pour exploser loin de toute population civile.

Le saut en parachute se déroule sans problème et l'unité de Ford arrive au nid, seulement pour trouver la femelle en train de pondre ses œufs. Heureusement pour eux, Godzilla (qui s'est provisoirement débarrassé du mâle) arrive sur les lieux et attaque la femelle, qui quitte son nid. Cela permet aux hommes d'atteindre leur objectif au cœur du nid souterrain, mais le mécanisme de désamorçage est coincé et ils n'ont que le temps d'envoyer l'ogive au large. En surface, si Godzilla parvient à peu près à maîtriser la femelle, l'intervention du mâle le met en grande difficulté, et les MUTO se mettent à deux pour tenter de le terrasser. Heureusement pour lui, Ford lui offre une distraction bienvenue. En effet, ayant constaté que c'étaient des centaines de MUTO qui allaient déferler sur le monde si les œufs devaient éclore, Ford décide de laisser son unité prendre de l'avance, puis sabote un camion-citerne pour le faire exploser, anéantissant par la même occasion le nid et détournant les MUTO de Godzilla.

Alors que la femelle remarque la présence de Ford près du nid et s'apprête à le tuer, Godzilla révèle sa capacité à cracher du feu nucléaire, et s'en sert contre la femelle, qui se retrouve à terre, permettant à Ford de s'enfuir; l'intervention du mâle le met une nouvelle fois en difficulté. D'un coup de queue, Godzilla envoie le mâle s'empaler dans un immeuble, le tuant sur le coup. Mais l'immeuble s'effondre sur Godzilla. Pendant ce temps, les soldats embarquent l'ogive nucléaire sur un bateau et le démarrent, activant la sirène de ce dernier qui attire la femelle (qui a repris ses esprits) droit sur eux. Ford arrive alors que la femelle est temporairement distraite de la tête nucléaire par des renforts arrivés au même moment. Il lance les moteurs et envoie le bateau au large, mais se fait rattraper par la femelle. Alors qu'elle s'apprête à le dévorer avec la tête nucléaire, Godzilla intervient et tue la femelle avec son feu nucléaire, avant de regagner le rivage et de s'effondrer d'épuisement. À la mort du dernier MUTO, tous les systèmes électroniques redémarrent et Ford est emmené en sécurité tandis que l'ogive explose au large.

Ford retrouve son fils au stade de la ville, qui a été épargné par les combats. Son épouse, qui avait été ensevelie avec d'autres civils sous les décombres durant le combat des monstres, est dégagée et le rejoint au stade. Le docteur Serizawa contemple Godzilla et assiste à son réveil. Pour finir, le roi des monstres regagne l'océan et s'enfonce dans les profondeurs, sans souci de sa popularité nouvelle …

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Production déléguée : Yoshimitsu Banno, Alex Garcia, Kenji Okuhira et Patricia Whitcher

Distribution[modifier | modifier le code]

Aaron Taylor-Johnson au Comic-Con de San Diego de 2013.
Elizabeth Olsen au Comic-Con de San Diego de 2013.
Et Bryan Cranston, également au Comic-Con de San Diego 2013

Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[11] et version québécoise (VQ) sur Doublage Québec[12]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Le projet d'adapter Godzilla pour le marché américain date du début des années 1980, lorsque le studio Tōhō cède les droits de sa célèbre saga à Hollywood. Le réalisateur Steve Miner se met à travailler sur un hypothétique film en 3D, avec l'aide de Rick Baker (Greystoke, Le Loup-garou de Londres) mais le budget calculé est trop conséquent pour les studios[13],[14].

En 1992, TriStar Pictures achète les droits de Godzilla pour produire une trilogie, avec la promesse de « rester fidèle à l’œuvre originale ». Ted Elliott et Terry Rossio livrent la version finale du scénario en 1994. Godzilla, fruit des expérimentations d'une ancienne civilisation, doit protéger la planète d'un monstre extra-terrestre surnommé « Gryphon »[13]. Le réalisateur Jan de Bont commence la pré-production du premier volet avec Stan Winston, qui a travaillé sur Terminator ou encore Jurassic Park. La sortie est prévue pour 1996, mais alors que les repérages pour le tournage débutent, TriStar refuse le budget de 120 millions de dollars et laisse mourir le projet[15].

En 1996, Roland Emmerich et Dean Devlin signent pour un film Godzilla à la condition « de le faire à leur façon[16] ». Le projet est produit par Centropolis Entertainment et TriStar Pictures, et distribué par Sony Pictures Entertainment. Godzilla devient un iguane irradié par essais nucléaires français dans le Pacifique, qui se rend à New York pour pondre des milliers d’œufs. Le studio Tōhō valide les maquettes du spécialiste des effets spéciaux franco-grec Patrick Tatopoulos (Stargate, Independence Day). Le film, avec au casting Matthew Broderick, Kevin Dunn ou encore Jean Reno, sort en 1998. Mais même si le succès est au rendez-vous, ce remake américain est loin de faire l'unanimité. Une suite est annoncée mais sombre dans les cartons. La créature de Emmerich se voit renommée GINO (Godzilla in Name Only : Godzilla seulement de nom). La Tōhō, gênée par l'impopularité du film qui aurait pourtant du être le renouveau de sa plus grande franchise, décide plus tard de renommer la créature Zilla dans son répertoire de kaiju (monstres géants japonais)[17]. Le studio s'empresse aussitôt de relancer une série de films Godzilla qui marque la création de l'ère Millenium, entre 2000 et 2004. Godzilla: Final Wars (Gojira: Fainaru uôzu), qui voit les deux versions du monstre s'affronter brièvement, est le dernier film de la saga.

Poster du Godzilla de 1954.

Plus d'une décennie après le Godzilla de Roland Emmerich, les studios Legendary Pictures et Warner Bros. achètent les droits de Godzilla à la Tōhō. Le producteur Brian Rogers annonce un nouveau remake où un Godzilla en image de synthèse affrontera « un ou plusieurs monstres[18] ». Le studio annonce également Pacific Rim de Guillermo del Toro, hommage au genre kaiju eiga («film de monstres géants»). Gareth Edwards, réalisateur du film Monsters, est attaché au projet. Le scénariste et réalisateur Frank Darabont retravaille un script de David S. Goyer, Max Borenstein et David Callaham. Ce reboot est annoncé comme étant très proche de l'esprit du film original de 1954. Le monstre redevient un titan de la Préhistoire dont le réveil est lié aux essais nucléaires américains, mais il devra cette fois affronter des monstres se nourrissant des radiations. « Le nucléaire est très présent au cœur du film, et notre thème principal est l'homme contre la nature. Et dans ce combat, la nature gagne toujours », explique le réalisateur. « Pour moi, [Godzilla] est comme la colère de Dieu ou sa vengeance pour la façon dont nous nous sommes comportés[19] ».

En 2011, la catastrophe nucléaire de Fukushima freine considérablement le projet Godzilla, alors que le film est encore au stade de pré-production. « Il a fallu choisir : renonce-t-on à faire un film sur la radioactivité et le Japon, ou assume-t-on ce sujet au sein de notre film ? », explique le réalisateur Gareth Edwards. « Mais c'est le boulot de ce genre de films de refléter les problèmes de leur temps […] Nous avons ouvert la boîte de Pandore de la puissance nucléaire et on ne peut plus la refermer. D'une certaine manière, le monstre de notre film reflète cette idée[20] ». Donner une seconde jeunesse au célèbre monstre du point de vue esthétique prend une année entière, avec la participation des artistes de Weta Workshop et de l'acteur Andy Serkis pour la captation de mouvements[21].

Legendary Pictures fixe la date de sortie à mai 2014[22], ce qui coïncide avec le 60e anniversaire de la sortie du film de Ishirō Honda.

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

La distribution principale est composée de Aaron Taylor-Johnson, Elizabeth Olsen, Bryan Cranston, Juliette Binoche, David Strathairn et Sally Hawkins. Ken Watanabe interprète le rôle du docteur Serizawa, clin d’œil à un personnage du film original de 1954 tenu par l'acteur Akihiko Hirata. Pour le rôle de Ford Brody (interprété à l'écran par Aaron Taylor-Johnson), les premiers choix étaient Joseph Gordon-Levitt, Henry Cavill, Caleb Landry Jones et Scoot McNairy[réf. nécessaire].

Un véhicule maquillé en transport de troupes utilisé pour le tournage à Richmond (Colombie-Britannique).

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a débuté le et s'est conclu le 18 juillet de la même année. Parmi les principaux lieux de production : Vancouver et Nanaimo (Canada), ainsi qu'O'ahu, troisième île de l'archipel d'Hawaï, « le plus impressionnant tournage de film jamais vu à Waikiki Beach »[23],[24].

Musique[modifier | modifier le code]

Godzilla
Original Motion Picture Soundtrack
Bande originale de Alexandre Desplat
Sortie [25]
Durée 60:27
Compositeur Alexandre Desplat
Producteur Peter Afterman (exéc.), Paul Broucek (exéc.), Gareth Edwards (exéc.), Jason Linn (exéc.), Dave Jordan (exéc.), Dominique Lemonnier[26]
Label WaterTower Music

Albums de Alexandre Desplat

Le réalisateur Gareth Edwards a fait appel au français Alexandre Desplat pour composer la bande originale[27], qui est commercialisée le 13 mai 2014[28].

Liste des titres
No Titre Durée
1. Godzilla
2. Inside The Mines
3. The Power Plant
4. To Q Zone
5. Back to Janjira
6. Muto Hatch
7. In The Jungle
8. The Wave
9. Airport Attack
10. Missing Spore
11. Vegas Aftermath
12. Ford Rescued
13. Following Godzilla
14. Golden Gate Chaos
15. Let Them Fight
16. Entering The Nest
17. Two Against One
18. Last Shot
19. Godzilla's Victory
20. Back To The Ocean
60:27

Accueil[modifier | modifier le code]

Promotion[modifier | modifier le code]

Les premières images du film sont officiellement présentées au public lors du Comic-Con de San Diego en 2012[29].

En 2013, Warner Bros et Legendary Pictures annoncent à la Licensing Expo de Las Vegas un partenariat avec plusieurs fabricants de jouets et figurines de collections, dont Bandai et Sideshow Collectibles[30]. La même année, un mystérieux site du nom de Godzilla Encounter, appartenant à Legendary Pictures, fait son apparition sur la toile. Le site reporte des phénomènes étranges sur la côte Ouest des États-Unis comme des disparitions de bateaux ou des activités sismiques, liés au passage du monstre[31]. Legendary Pictures dévoile au Comic-Con de San Diego deux nouvelles affiches officielles, dont une représentant une ville dévastée dont les bâtiments en ruines forment la silhouette iconique du monstre[32],[33]. L'équipe du film présente un teaser au public. Une exposition consacrée à l'histoire de la saga Godzilla est également ouverte non loin de l'évènement, où les visiteurs peuvent avoir un aperçu de l'apparence du monstre tel qu'il apparaîtra dans le nouveau film[34].

En octobre, Warner Bros. demande que deux bandes-annonces diffusées illégalement en ligne soient retirées [35]. Le trailer est finalement annoncé pour la sortie de Le Hobbit : La Désolation de Smaug. À cette occasion, un site viral du nom de MUTO research, contenant des informations sur le film que les internautes doivent décrypter (comme le nom des personnages), est mis en ligne[36].

Une seconde bande-annonce est dévoilée le 25 février 2014[37]. La promotion démarre en mars avec la publication d'affiches, de bandes-annonces et de photos des produits dérivés. Des extraits du film sont dévoilés au CinemaCon et au South by Southwest (salon des nouvelles technologies à Austin) [38]. La première américaine de Godzilla a lieu le 8 mai à Los Angeles en présence de l'équipe du film [39]. Les avant-premières européennes se déroulent à Paris (au Grand Rex[40]) et à Londres les 10 et 11 du même mois[41].

Réception critique[modifier | modifier le code]

Sur le site Allocine, les 22 critiques presses sont positives pour une moyenne de 3,4/5. Les spectateurs lui donnent une moyenne plutôt positive, 3/5 pour une moyenne de 9 922 notes dont 1 714 critiques.

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis 200 616 740 $[42],[43] 14
Drapeau de la France France 1 361 689 entrées[43] 9
Monde Monde 529 076 069 $[42] -

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le personnage du docteur Serizawa, incarné par Ken Watanabe, est un clin d’œil à un personnage du film original de 1954 tenu par l'acteur Akihiko Hirata[44]
  • On peut apercevoir un poster de kaiju eiga typique des années 1950 dans la scène qui introduit la famille Brody au Japon[45].
  • Selon le réalisateur Gareth Edwards, le nom de Brody est un clin d'œil au personnage de Roy Scheider dans Les Dents de la mer de Steven Spielberg[46].
  • Un caméo de Akira Takarada, acteur phare dans la saga originale Godzilla, a été coupé au montage. Gareth Edwards s'est excusé auprès de l'acteur octogénaire[47].
  • Le film s'achève sur Godzilla regagnant l’océan après une bataille éprouvante, à la manière de la plupart des films de la saga.
  • Le roman graphique Godzilla Awakening fait office de préquelle au film. L'histoire, écrite par Max Borenstein, l'un des scénaristes, se concentre sur le père de Serizawa, alors qu'il se remémore ses jeunes années passées à prouver l'existence de Godzilla à la fin de la seconde Guerre mondiale[48]. La couverture est de Arthur Adams, auteur des comics Godzilla dans les années 1990.
  • Dans l'appartement dévasté des Brody, on peut voir un vivarium avec une étiquette Mothra. Le vivarium étant vide on peut supposer que la créature, un papillon géant, pourrait apparaître dans une éventuelle suite.
  • Dans la scène où Ford Brody et les soldats de l'armée sautent en parachute en plein orage, tout au long de leur cascade, on peut entendre un extrait du Requiem de Ligeti pour choeur et orchestre, bien connue pour être apparue dans 2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick.
  • Au moment où le personnage de Ford Brody, incarné par Aaron Taylor-Johnson, se retrouve face à Godzilla qui le regarde avant de fermer les yeux, on peut supposer que cette scène serait un clin d'œil au Godzilla de Roland Emmerich où le docteur Nick Tatopoulos, autrefois joué par Matthew Broderick, était face au monstre qui le regardait une dernière fois avant de mourir.
  • Bryan Cranston s'est révélé déçu du timing de la mort de son personnage dans le film qui, selon lui, aurait dû intervenir plus tard pour faciliter le processus de réconciliation avec son fils. Il aurait tenté de modifier cette situation mais le processus de production étant d'ores et déjà enclenché, la marge de manœuvre demeurait difficile[49].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Reportage sur le tournage de GODZILLA | ESI
  2. Graphic Novel "Godzilla : Awakening" Review
  3. Cosmic Book News
  4. Entrevista Elizabeth Olsen & Bryan Cranston
  5. (en) Gareth Edwards brings the mega-monsters sur TotalFilm, en juillet 2013
  6. [1] Godzilla Score to be Composed by Alexandre Desplat
  7. http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=179616.html
  8. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  9. MUTO Monarch Surveillance Archives
  10. MUTO Monarch Surveillance Archives
  11. « Fiche du doublage français du film » sur RS Doublage, consulté le 14 mai 2014, m-à-j le 12 juin 2014
  12. « Fiche du doublage québécois du film » sur Doublage Québec, consulté le 17 novembre 2014
  13. a et b | The Film Connoisseur | Three America Godzilla films
  14. Blog Godzilla | Dossier : Godzilla et Hollywood
  15. TriStar lands monster of deal with ‘Godzilla’
  16. The Tri-Star Godzilla film
  17. [2]
  18. The Mighty 'Godzilla' Will Roar Once More!
  19. Interview de Gareth Edwards
  20. LeMatin.ch
  21. Daily News
  22. Legendary News
  23. (en) Godzilla (2014) Filming Locations
  24. Godzilla : impressionnante scène de tournage à Hawaii
  25. (en) Alexandre Desplat - Godzilla (2014) (Original Motion Picture Soundtrack) - AllMusic.com
  26. (en) Alexandre Desplat – Godzilla (Original Motion Picture Soundtrack)
  27. (en) 'Godzilla’ Score to be Composed by Alexandre Desplat Screenrant.com
  28. (en) Godzilla - Original Motion Picture Soundtrack
  29. Le Figaro Godzilla : la première affiche et un teaser dévoilés
  30. ‘Godzilla’ Licensing Reveals Plenty Of Interest, New Creatures, In Franchise
  31. GODZILLA : la campagne virale commence
  32. Un teaser Poster pour Godzilla
  33. [3]
  34. Godzilla se dévoile au Comic-Con !
  35. [Produced as part of Godzilla's 30th anniversary, the film returned the series to the darker themes and mood of some of the early films and returned Godzilla to his destructive antagonistic roots]
  36. [4] MUTO]
  37. 2014Allociné
  38. La promo de GODZILLA bat son plein
  39. Godzilla shuts down Hollywood Boulevard for movie premiere
  40. Syfantasy.fr
  41. London Film Premiere
  42. a et b « Godzilla », sur Box Office Mojo
  43. a et b « Godzilla », sur JP's Box Office
  44. Ken Watanabe: dans le sillage de Gojira
  45. 17 Easter Eggs (…) Ford’s Poster
  46. 17 Easter Eggs (…) The Spielberg Influences
  47. Godzilla Director Apologises For Cutting Akira Takarada Cameo
  48. Graphic Novel GODZILLA: AWAKENING Review
  49. Benjamin Rozovas, « Alerte rouge », Première n°469,‎ mars-avril 2016, p. 13

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]