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John Armstrong, Jr.

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John Armstrong
John Armstrong Jr.
Fonctions
Secrétaire à la Guerre des États-Unis
-
Ambassadeur des États-Unis en Espagne
Sénateur des États-Unis
8e congrès des États-Unis (en)
New York Class 1 senate seat (d)
-
Theodorus Bailey (en)
Ambassadeur des États-Unis en France
-
Sénateur des États-Unis
8e congrès des États-Unis (en)
New York Class 3 senate seat (d)
-
John Smith (en)
Sénateur des États-Unis
7e congrès des États-Unis (en)
New York Class 3 senate seat (d)
-
Sénateur des États-Unis
6e congrès des États-Unis
New York Class 3 senate seat (d)
-
John Laurance (en)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
Red HookVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Rhinebeck Cemetery (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Mère
Rebecca Lyon Armstrong (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Alida Livingston (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Henry Beekman Armstrong (d)
Margaret Rebecca Armstrong (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Arme
Grade militaire

John Armstrong Junior, fils de John Armstrong () est un soldat de l’armée américaine, diplomate et homme d’État qui fut délégué au Congrès continental. Il fut sénateur de l'État de New York et secrétaire à la Guerre des États-Unis entre 1813 et 1814 au cours de la guerre de 1812 sous le président James Madison.

De 1804 à 1810, il est ambassadeur des États-Unis en France.

Armstrong est né à Carlisle, en Pennsylvanie, fils cadet du général John Armstrong, Sr.. Son frère aîné est James Armstrong médecin et membre du Congrès américain[1].

Il interrompit ses études à l'université de Princeton en 1775 pour s'enrôler dans la milice de Pennsylvanie et participer à la guerre d’Indépendance[2].

En 1776, il fut nommé aide de camp du général Hugh Mercer de l’armée continentale. Après la mort du général le 12 janvier 1777, Armstrong devient l’assistant du général Horatio Gates. Il resta avec Gates jusqu’à la bataille de Saratoga, puis démissionna en raison de problèmes de santé. En 1782, Gates lui demanda de revenir. Armstrong rejoint l’état-major du général Gates en tant qu’aide de camp avec le grade de major, qu’il conserve jusqu’à la fin de la guerre[2].

Armstrong s’impliqua dans la conspiration de Newburgh. Il est généralement reconnu comme l’auteur des deux lettres anonymes adressées aux officiers du camp appelant a discuter des arriérés de salaire et d’autres griefs avec le Congrès et élaborer un plan d’action.

Washington a réussi à désamorcer cette protestation. Il n’y a jamais eu d’action officielle à l'encontre de l'auteur des lettres[1].

Après la révolution

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Armstrong reprit la vie publique après la démission de John Laurance de son poste de sénateur américain de New York. En tant que républicain jeffersonien, il fut élu en novembre 1800 pour un mandat se terminant en mars 1801. Il prend son siège le 6 novembre et est réélu le 27 janvier pour un mandat complet (1801-1807), mais démissionne le 5 février 1802. DeWitt Clinton fut élu pour combler le poste vacant, mais démissionna en 1803, et Armstrong fut nommé temporairement à son ancien siège[2].

En février 1804, Armstrong est réélu au Sénat des États-Unis pour combler la vacance causée par la démission de Theodorus Bailey, mais ne sert que quatre mois avant que le président Jefferson ne le nomme ambassadeur des États-Unis en France (1804-1810)[3].

Lorsque la guerre de 1812 éclata, Armstrong fut appelé au service militaire. Il fut nommé brigadier général et chargé des défenses du port de New York[4]. Puis, en 1813, le président Madison le nomma secrétaire à la Guerre. Il a été à peine confirmé par le Sénat avec 18 voix contre 15[3].

Armstrong a apporté un certain nombre de changements importants aux forces armées, mais il était tellement convaincu que les Britanniques n’attaqueraient pas Washington, D.C., qu’il n’a rien fait pour défendre la ville, même lorsqu’il est devenu clair que c’était l’objectif de la force d’invasion. Après la défaite américaine à la bataille de Bladensburg et l’incendie de Washington, Madison le force à démissionner en septembre 1814[5].

Vie personnelle

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En 1789, Armstrong épousa Alida Livingston (1761-1822), la plus jeune enfant du juge Robert Livingston (1718-1775). Alida était également la sœur du chancelier Robert R. Livingston et d’Edward Livingston. Ensemble, ils ont eu sept enfants[1].

Armstrong meurt à Red Hook, dans l’État de New York, le 1er avril 1843.

Notes et références

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  1. a b et c Skeen, Carl Edward (1981). John Armstrong, Jr., 1758-1843: A Biography. Syracuse, N.Y.: Syracuse University Press. (ISBN 9780815622420). Retrieved August 10, 2017.
  2. a b et c Tucker, Spencer (2009). U.S. Leadership in Wartime: Clashes, Controversy, and Compromise. ABC-CLIO.
  3. a et b https://bioguide.congress.gov/search/bio/A000282
  4. Quimby, Robert S. (1997). The U.S. Army in the War of 1812: An Operational and Command Study. East Lansing, Michigan: Michigan State University Press.
  5. Pitch, Anthony, The Burning of Washington: The British Invasion of 1814. Bluejacket Books, 2000. p. 168

Liens externes

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