Louis Nicolas Davout

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Louis Nicolas Davout
Le maréchal Louis Nicolas Davout, duc d'Auerstaedt et prince d'Eckmühl de Tito Marzocchi de Bellucci d'après Claude Gautherot, 1852, château de Versailles.
Le maréchal Louis Nicolas Davout, duc d'Auerstaedt et prince d'Eckmühl de Tito Marzocchi de Bellucci d'après Claude Gautherot, 1852, château de Versailles.

Surnom « Le Maréchal de fer »
« La Bête »
Naissance
Annoux, Yonne
Décès (à 53 ans)
Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Grade Maréchal d'Empire
Années de service 1788-1815
Commandement IIIe corps et autres
Conflits Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Bataille de Neerwinden
Campagne d'Égypte
Bataille de Marengo
Bataille d'Ulm
Bataille d'Austerlitz
Bataille d'Auerstaedt
Bataille d'Eylau
Bataille de Friedland
Bataille d'Eckmühl
Bataille de Wagram
Bataille de la Moskova
Bataille de Rocquencourt
Distinctions Grand aigle de la Légion d'honneur
Duc d’Auerstaedt
Prince d'Eckmühl
Pair de France
voir section « Décorations »
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile (13e colonne, DAVOUST).
Autres fonctions Gouverneur-général du
Grand-duché de Varsovie
Ministre de la Guerre
Maire de Savigny-sur-Orge

Louis Nicolas d’Avout puis Davout, duc d'Auerstaedt, prince d'Eckmühl, né le à Annoux danx l'Yonne et mort le à Paris[1], est un général français de la Révolution et de l’Empire, élevé à la dignité de maréchal d'Empire par Napoléon en 1804.

Issu d'une famille de petite noblesse, Davout fait ses premières armes dans l'armée de l'Ancien Régime avant d'embrasser les idées révolutionnaires et de devenir dès 1791 chef de bataillon des volontaires de l'Yonne. Dès lors, son avancement est fulgurant : général de brigade en juillet 1793, il participe à la campagne d'Égypte sous les ordres de Napoléon Bonaparte et est fait général de division en 1800. Il inaugure son nouveau commandement en prenant la tête de la cavalerie de l'armée d'Italie avec laquelle il se signale à Pozzolo. Le 19 mai 1804, Napoléon, devenu empereur, élève Davout à la dignité de maréchal d'Empire.

Davout joue un rôle majeur lors des guerres napoléoniennes, notamment à Austerlitz en 1805 et à Auerstaedt en 1806 où il met en déroute la principale armée prussienne. En récompense de cette dernière victoire, l'Empereur lui octroie l'honneur d'entrer le premier dans Berlin, le 25 octobre 1806. Davout se distingue ensuite à la bataille d'Eylau, avant d'occuper les fonctions de gouverneur du grand-duché de Varsovie. Commandant en chef de l'armée d'Allemagne en l'absence de l'Empereur, il participe avec brio à la campagne d'Allemagne et d'Autriche à l'issue de laquelle il reçoit le titre de prince d'Eckmühl. Employé en Russie, où il dirige le Ier corps, puis en Allemagne après la retraite des troupes françaises, Davout s'enferme dans Hambourg et résiste aux attaques des armées alliées jusqu'à la chute du régime impérial. Passif sous la Première Restauration, le maréchal se rallie pendant les Cent-Jours à Napoléon Ier qui le nomme ministre de la Guerre. Après la défaite de Waterloo, il se retire dans ses terres de Savigny-sur-Orge et meurt de maladie le 1er juin 1823 à Paris, à l'âge de 53 ans.

Considéré comme le meilleur subordonné de Napoléon sur le plan tactique, Davout est le seul maréchal de l'Empire à être resté invaincu au cours de sa carrière militaire. D'un caractère difficile et exigeant à l'encontre de ses officiers, il se montre particulièrement sévère sur l'entraînement et la discipline de ses troupes. Il est toutefois sévèrement critiqué par l'Empereur à Sainte-Hélène qui déclarera, amer : « Il a fini par trahir comme les autres quand il a vu ma cause en péril, et, quand il l'a vue perdue, il a voulu conserver ses honneurs et tout ce qu'il me devait de richesses et de grandeurs ; il m'a mal servi […] Vous ne connaissez pas les hommes, vous ne connaissez pas Davout comme moi ».

Jeunesse et origines familiales[modifier | modifier le code]

Article connexe : Famille d'Avout.

« Quand un Davout sort du berceau, une épée sort de son fourreau. »

— Adage de la famille Davout.

Louis Nicolas d’Avout, né le à Annoux dans l'Yonne[2], est le fils de Jean François d’Avout et d’Adélaïde Minard de Velars. Issu d’une famille de noblesse d’épée destinant traditionnellement ses enfants au service du roi[3], Louis Nicolas, qui va s’affirmer tout au long de sa carrière comme un spécialiste du combat d’infanterie, naît dans une famille tournée vers la cavalerie. Son père, comme son grand-père avant lui, est officier au régiment Royal-Champagne cavalerie.

En 1779, alors qu’il a neuf ans, son père meurt des suites d’un accident de chasse. Davout est alors placé, en début d’année 1780, au collège bénédictin d'Auxerre jusqu’à ce que ses aptitudes lui permettent, à la fin de l’été 1785, de faire partie des quelques cadets gentilshommes désignés pour l’école royale militaire de Brienne-le-Château, dans l'Aube[Note 1].

Davout intègre l’école militaire le [4], pour y rester trois ans. Le jeune Napoléon Bonaparte également pensionnaire de cet établissement, la quitte un mois plus tard. À sa sortie en février 1788, la France est en ébullition, la révolution en gestation glisse inexorablement des salons vers la rue. Louis Nicolas, qui rejoint le régiment de Royal-Champagne en qualité de sous-lieutenant, embrasse très vite la cause révolutionnaire. Sa sympathie pour les idées nouvelles le fait rapidement abandonner la particule ainsi qu’une pension de 200 livres[5] qu’il tient du roi depuis son entrée au collège d’Auxerre. Devenu le principal fauteur de troubles[6] du régiment, Davout organise des banquets civiques, constitue un club politique et défie à chaque occasion sa hiérarchie[Note 2]. Une attitude qui lui vaut d'être mis aux arrêts pendant six semaines à la citadelle d'Arras[7] avant d’être libéré contre sa démission de l'armée.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

Louis Nicolas Davout en uniforme de lieutenant-colonel des volontaires de l'Yonne, 1792.

Le , l’Assemblée constituante décrète la levée de 169 bataillons appelés à renforcer l’armée régulière affaiblie par les troubles internes et l’émigration des cadres[8]. La levée par le département de l’Yonne de quatre bataillons donne à Davout l’occasion de réintégrer l’armée. Il s’enrôle en tant que volontaire et est élu[Note 3] le , par 400 voix sur 585 votants[9] : lieutenant-colonel du 3e bataillon de volontaires de l'Yonne. Il se marie, dans la foulée, avec Marie de Séguenot — avec laquelle, il divorce pour inconduite deux ans plus tard[9].

Affecté le à l'armée du Nord, après plusieurs mois de cantonnement à l'armée du Centre, Davout se voit chargé, avec son bataillon, de surveiller les mouvements de l'ennemi et de sécuriser les communications entre les garnisons de Condé et de Valenciennes[10]. Réputé pour la bonne tenue de ses troupes et pour l’énergie qu’il déploie à harceler l’ennemi, Davout se distingue rapidement. Il parvient à prendre d’assaut les lignes de Péruwelz en novembre 1792, il poursuit vigoureusement les troupes du feld-maréchal Clerfayt suite à la bataille de Jemappes et se signale avec son bataillon à la bataille de Neerwinden en mars 1793.

C'est toutefois un événement singulier, paradoxalement éloigné des champs de bataille qui va mettre en lumière les capacités du jeune Davout. Le , le général Dumouriez — alors commandant de l'armée du Nord — fait arrêter et livrer à l’ennemi le ministre de la Guerre Beurnonville ainsi que quatre commissaires envoyés par la Convention afin d'obtenir des éclaircissements sur sa conduite[11]. Les rumeurs de trahison se confirmant, Davout décide — alors que la confusion est générale — de faire arrêter le général Dumouriez. À leur rencontre, des coups de fusils sont tirés, mais le général parvient à s'enfuir et à rejoindre en fugitif le camp des coalisés.

Ce coup d'éclat vaut au 3e bataillon de l'Yonne ainsi qu'à son chef, d’être distingués par décret pour avoir « bien mérité de la patrie ». Davout reçoit également, en récompense de ses actions, le grade de général de brigade en juillet 1793 avec affectation provisoire à l'armée de l'Ouest[12]. Déployé sur le front vendéen, il participe à quelques combats mineurs avant d'être à nouveau promu. Un nouvel avancement au grade de général de division, que Davout refuse toutefois en raison de son manque d’expérience dans le commandant d'une grande unité combattante. Ce refus, loin d'être pris pour un acte d'humilité, le rend au contraire suspect, du fait de de son ascendance noble et du contexte de Terreur qui règne alors en France[Note 4]. Accusé d'être un ennemi de la Révolution, mis en disponibilité puis arrêté quelques heures avant d'être relâché, il est contraint de démissionner des armées le pour la seconde fois de sa carrière[13].

Davout ne réintègre l'armée qu'après la chute de Robespierre pour prendre part, durant l’hiver 1794, au siège de Luxembourg sous les ordres du général Ambert. Reversé à l'armée de Rhin-et-Moselle en 1795, il participe aux combats pour la prise puis la défense de Mannheim durant laquelle il est fait prisonnier avec toute la garnison, avant d'être relâché sur parole. De retour en activité en juin 1796, il rejoint l'armée du Rhin commandée par Moreau et participe au franchissement du Rhin, à l'avance victorieuse à travers l'Allemagne, mais aussi à la retraite restée célèbre qui le ramène à Kehl. C'est pendant le siège de cette ville que Davout se lie d'amitié avec Desaix, dont il restera le plus fidèle ami jusqu'à la mort de ce dernier.

Campagne d’Égypte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Campagne d'Égypte.

Davout parvient à rencontrer, grâce à l’entremise de Desaix, le général Bonaparte. Ce dernier, auréolé par ses victoires contre les Autrichiens sur le front italien, est alors employé à former une nouvelle armée destinée à une expédition contre la Grande-Bretagne. Leur première rencontre, qui a lieu le 22 mars 1798 à l’hôtel de la rue Chantereine[14] à Paris, est un échec. La première impression est mauvaise[15]. Toute l’influence du général Desaix est nécessaire pour permettre à Davout d’être intégré à la campagne d'Égypte à venir.

Affecté à l’armée d’Orient en tant que général de cavalerie, Davout embarque à Marseille à bord de l’Alceste le , à destination d’Alexandrie. Il reçoit alors très vite le commandement de la cavalerie de Desaix (en remplacement du général de brigade Mireur, tué par un tir isolé) et marche sur Le Caire. La marche de l'armée est signalée par la bataille de Chebreiss, le 13 juillet, et enfin par la bataille des Pyramides le 21 qui ouvre les portes du Caire aux Français[16].

Le général Davout menant ses grenadiers à l'attaque d'une position mamelouke.

Tombé malade, Davout reste cantonné au Caire tandis que Desaix effectue plusieurs percées en Haute-Égypte. Il s’acquitte néanmoins durant sa convalescence de la réorganisation complète de la cavalerie. En effet, la flotte n'a transporté à son départ de Marseille que 300 chevaux pour 2 800 cavaliers[17], un nombre que l’épreuve de la traversée a encore diminué. Grâce aux réquisitions drastiques opérées par Davout dans la région, la cavalerie et l’artillerie deviennent opérationnelles en quelques mois. Disposant dès décembre de 1 000 cavaliers montés[18], il part rejoindre Desaix afin de poursuivre les troupes de Mourad Bey qui ne cessent d’échapper aux Français. Toutefois, le départ de Bonaparte pour la Syrie en février 1799 finit par créer en Basse-Égypte un vide aspirant toutes les rébellions[19]. Arabes et mamelouks, traqués sans répits en Haute-Égypte par les troupes de Desaix, viennent chercher refuge plus bas dans la vallée. Davout est alors envoyé à la tête de sa colonne mobile pour réprimer durement tout acte de rébellion. Il y maintient l’ordre jusqu’au 14 juin, date de retour au Caire de Bonaparte.

Le 14 juillet 1799, 16 000 Ottomans convoyés par une flotte britannique débarquent à Aboukir, dans la baie d’Alexandrie. Davout, à peine rétabli d’un nouvel épisode dysentérique, est relégué sur l’aile gauche de l’armée en vue de prévenir un éventuel retour offensif des mamelouks dans le dos des Français[20]. La bataille, menée par le général Bonaparte, donne lieu à une brillante victoire de l'armée d'Égypte. Murat, à la tête de la cavalerie – y compris de la brigade Davout –, s’attribue une grande part de la victoire et est promu le soir même au grade de général de division. Déçu de n’avoir pu se distinguer au cours de cette bataille, Davout sollicite la faveur de participer au blocus de la citadelle encore aux mains des Ottomans. C'est sous son commandement que le camps français parvient dans la nuit du 29 au 30 juillet à repousser une sortie des assiégés, à les suivre dans leur retraite et à enlever leurs dernières positions. Complètement isolée et torturée par la soif[20], la garnison se rend le 2 août à la discrétion des Français[Note 5].

Bonaparte, apprenant la dégradation de la situation politique en France, quitte l’Égypte le 22 août 1799 et confie le commandement supérieur à Kléber. Découragés par ce départ, les généraux restés sur place décident de ne pas suivre les instructions laissées par Bonaparte et entament dès le mois d'octobre des négociations afin de procéder au rapatriement du corps expéditionnaire français. Lors du conseil de guerre réuni par Kléber le 15 juillet 1800 à Salahieh, Davout est le seul officier à s'opposer à la ratification de la capitulation d'El Arisch[21] qui prévoit l’abandon de l’Égypte aux Anglais et aux Turcs. Alléguant à la suite de cet événement la fragilité de son état de santé[22], Davout obtient l'autorisation de rentrer en France. Kléber cherche à le retenir en lui offrant le grade de général de division mais Davout le refuse, saisissant habilement cette occasion pour marquer avec davantage d'éclat sa désapprobation vis-à-vis du traité[23].

Après une navigation tumultueuse en Méditerranée, au cours de laquelle les navires français sont interceptés par la Royal Navy et retenus malgré leurs laissez-passer[24], Davout finit par débarquer à Toulon le 3 mai 1800. Alors que Desaix part aussitôt rejoindre Bonaparte en Italie afin de lui rendre compte des événements qui se sont déroulés depuis son départ d'Égypte, Davout se retire auprès de sa famille en Bourgogne. Le témoignage appuyé que procure Desaix à Bonaparte fixe définitivement l'attention du nouveau Premier consul sur ce général connu jusqu’ici pour ses propos cyniques et ses excès jacobins de jeunesse. Desaix est tué quatre jours plus tard à la bataille de Marengo[25]. Le Premier consul, rentré le 2 juillet à Paris, nomme le même jour Davout général de division et commandant de la cavalerie de l'armée d'Italie[22].

Le Consulat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Consulat.
Napoléon inspectant les troupes de l'armée des côtes de l'Océan[26], armée regroupant les trois camps (Boulogne, Montreuil et Bruges) destinés à préparer l'invasion de l’Angleterre.

La seconde campagne d'Italie arrive à sa conclusion lorsque Davout prend ses fonctions à la tête de la cavalerie. Malgré sa mésentente[27] avec le général Brune[Note 6], il se signale en décembre 1800 à la bataille de Pozzolo où il force le passage du Mincio et décide du sort de la journée[28]. Ce brillant fait d'armes est toutefois éclipsé par la bataille de Hohenlinden remportée au même moment par l'armée du Rhin qui contraint les Autrichiens à demander la paix.

De retour à Paris en mai 1801, ses amis Junot et Marmont l’introduisent dans le cercle des habitués de la Malmaison afin de lui permettre de se faire mieux connaître de Bonaparte. Le Premier consul découvre alors un homme dévoué et instruit mais également préoccupé par certains aspects de la science militaire que les Français, éternels improvisateurs[29], affectent habituellement de tenir pour négligeables tels que l'organisation, l'instruction et la discipline[30]. À l'heure où Bonaparte projette de faire des armées débraillées de la République le garant d'une paix inviolable, l'occasion lui est offerte de mettre en pratique ses idées à travers un homme capable de les comprendre et de les appliquer. Le 24 juin 1801, Davout est nommé inspecteur général des troupes à cheval[31] puis le 28 novembre, commandant des grenadiers à pieds de la garde consulaire[31].

Signe de son intérêt et de sa confiance grandissante pour Davout, Bonaparte décide de le marier à Aimée Leclerc, sœur du général Leclerc. Par cette alliance matrimoniale, Davout intègre ainsi le cercle familial du Premier consul en devenant son beau-frère au second degré. Le mariage est célébré le 9 novembre 1801[32].

Le 17 mai 1803, après un an de paix, le gouvernement britannique décide, sans déclaration de guerre préalable, de saisir tous les navires français et bataves à sa portée. Conséquence de la reprise des hostilités, Davout reçoit dès le mois d'août le commandement du camp de Bruges[33] avec pour mission de protéger les côtes de l'embouchure de l'Escaut jusqu'à Calais, et d'organiser sur cette partie du littoral l'armée qui doit permettre la conquête du Royaume-Uni. Il déploie, au cours de ces deux années, une activité frénétique[34] qui lui permet de façonner les 25 000 hommes[29] dont il a la charge et de tisser un esprit de corps qui va distinguer sous l'Empire le 3e corps de Davout de tous les autres.

3e corps[modifier | modifier le code]

Le 19 mai 1804, il est élevé à la dignité de maréchal d'Empire. En 1805, il reçoit le commandement du 3e corps de la Grande Armée, avec lequel il prend part à la victoire d’Ulm et joue un rôle déterminant dans la bataille d'Austerlitz (1805)[4],[Note 7].

Il obtient une victoire brillante lors de la bataille d'Auerstaedt (le même jour que la bataille d'Iéna, le 14 octobre 1806) contre la moitié de l’armée prussienne, plus de deux fois supérieure en nombre et dirigée par les deux principaux commandants de l’armée adverse, le duc Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel — qui meurt lors de la bataille — et le roi Frédéric-Guillaume III de Prusse en personne. Sa victoire est d'autant plus brillante que Bernadotte lui refuse le soutien de son propre corps d'armée. Cette victoire lui vaut en 1808 le titre de duc d'Auerstaedt et l’honneur d’entrer le premier dans Berlin le 25 octobre 1806[Note 8], même si elle est éclipsée par celle remportée par l'Empereur le même jour à Iéna. Il commande l'aile droite française lors de la bataille d'Eylau (1807)[4]. Après la campagne, Napoléon le désigne donataire du domaine polonais de Lowiez : Davout reçoit ainsi un capital estimé à plus de 4,8 millions de francs[35].

Dans la guerre de 1809, il est présent à la bataille d'Eckmühl, à la bataille de Ratisbonne et à Wagram[4] où il commande l’aile droite. Il est alors fait prince d’Eckmühl le 15 août 1809. Il est peu après nommé gouverneur-général du grand-duché de Varsovie[36] qui comprend la surveillance des villes hanséatiques après le traité de Tilsit en 1807. Dans ces fonctions, il réorganise l’armée polonaise et dénonce les activités frauduleuses de Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne en poste à Hambourg.

1er corps – campagne de Russie[modifier | modifier le code]

Articles connexes : 1er corps et Campagne de Russie (1812).
Le maréchal Davout au monastère de Tchoudov à Moscou (par Vassili Verechtchaguine).

En 1812, Napoléon lui confie la tâche d’organiser le corps d’observation de l’Elbe, composé de 70 000 hommes, qui devient le 1er corps de la Grande Armée pour la campagne de Russie. Il obtient pendant cette campagne une victoire sur les Russes à Moguilev mais ne parvient pas à encercler l’armée russe de Bagration du fait de la lenteur de Jérôme Bonaparte, chargé de l’aile droite de la Grande Armée. Davout pleure la mort de son fidèle général de division, Gudin, tué à la bataille de Valoutina Gora. Son cheval est tué sous lui lors de la bataille de la Moskova. Le général Sorbier l'ayant vu s'écrouler, il annonce sa mort à Napoléon qui lui envoie son chirurgien Larrey. Son plan qui consiste à contourner la gauche de l'ennemi avec le 1er corps et les Polonais n'est pas retenu par Napoléon lors de cette bataille, qui est une véritable boucherie pour ouvrir la route de Moscou.

Davout assure, alternativement avec Ney, le commandement de l'arrière-garde de l'armée lors de la terrible retraite de Russie. Davout perd son bâton de maréchal à la bataille de Krasnoï (il est aujourd'hui exposé au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg). Une réplique de ce bâton est conservée dans les collections du musée de l'Armée[37].

Hambourg[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siège de Hambourg.

En 1813, il commande l’aile gauche de l’armée française en Allemagne. Victorieux et seul invaincu français de la campagne, il doit, à la suite des échecs de ses collègues et de Napoléon lui-même, se replier dans le secteur militaire de Hambourg qu’il fait fortifier et approvisionner. Il établit son quartier général à Hambourg (30 mai 1813) ; il y est bientôt assiégé par l’ennemi victorieux. En vain, les armées russe, prussienne et suédoise, formant un total de 80 000 hommes, cherchent-elles à s’emparer de la place et à ébranler la fermeté du prince d’Eckmühl ; leurs menaces et leurs efforts sont également inutiles.

Il tient la place jusqu'à l'abdication de Napoléon en avril 1814. Refusant d'accorder le moindre crédit aux affirmations des officiers alliés, il fait tirer sur le drapeau fleurdelisé du roi de France, maladroitement hissés par les Prussiens pour le convaincre. Il consent finalement à remettre la ville au général Gérard, porteur des ordres de Louis XVIII, qui enjoignent au général de prendre le commandement du corps de Davout et de l'évacuer de Hambourg.

Première Restauration[modifier | modifier le code]

Article connexe : Première Restauration.

À peine rentré en France, le maréchal Davout se voit signifier par le ministre de la Guerre l'ordre de ne pas résider à Paris[38]. Il se retire alors dans son domaine de Savigny-sur-Orge[39]. Le 17 juin, moins d'une semaine après son arrivée, le général Dupont de l'Étang l'informe que le roi a reçu des plaintes sur son comportement à Hambourg[39]. Trois accusations sont portées contre lui : avoir fait tirer sur le drapeau blanc après avoir acquis la certitude du rétablissement des Bourbons, avoir accaparé les fonds de la banque de Hambourg et avoir « commis des actes arbitraires qui tendaient à rendre odieux le nom français[38] ». Après avoir reçu fin juin les archives de son commandement, Davout rédige le Mémoire de M. le Maréchal Davout, Prince d'Eckmühl au Roi qu'il envoie à Louis XVIII le 20 juillet[40]. Dans cet ouvrage d'une trentaine de pages, il réfute scrupuleusement toutes les accusations portées contre lui, sans céder au style courtisan en vogue à l'époque[41]. Le 26 juillet, le ministre de la Guerre l'informe que le roi a accepté son Mémoire, qu'aucune poursuite ne sera menée contre lui, et qu'il est même autorisé à publier le document pour faire taire les critiques[41].

Malgré cela, le maréchal est poursuivi par la vindicte des milieux ultra-royalistes et Louis XVIII est contraint de le maintenir en disgrâce[42]. Une démarche collective des maréchaux, y compris des très « en cour » Ney et Soult, ne parvient pas à faire infléchir la position du souverain[43]. Cette disgrâce a deux conséquences : la propriété de Davout devient assez vite un repère de mécontents et de bonapartistes, et le maréchal lui-même n'est pas appelé à venir prêter son serment de fidélité au nouveau souverain[44]. C'est donc sans états d'âme qu'il rallie Napoléon dès son entrée aux Tuileries lors des Cent-Jours[45].

Les Cent-Jours[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cent-Jours.

Après le retour de l’île d'Elbe, appelé par Napoléon Ier au ministère de la Guerre[4], Davout, de concert avec l’Empereur, organise en trois mois l’armée française sur le pied où elle est avant les événements de 1814, et crée d’immenses ressources militaires pour la défense du pays. Toutes les mesures ont été prises pour que, dans le courant du mois d’août, 800 000 hommes soient sur pied, armés et équipés[46].

Après Waterloo[modifier | modifier le code]

Article connexe : Bataille de Rocquencourt.
Tombe de Davout.

Il reçoit le commandement général de l’armée sous les murs de Paris après la bataille de Waterloo, à laquelle il n’a pas participé. Le 3 juillet 1815, il se dispose à livrer bataille à Wellington et à Blücher, lorsqu’il reçoit du gouvernement provisoire l’ordre de traiter avec l’ennemi. Ce même jour, il signe à Saint-Cloud la convention de Paris, d’après laquelle l’armée française doit se retirer derrière la Loire. Le 6 juillet, le prince d’Eckmühl se met à la tête des troupes qui abandonnent la capitale.

Avant de partir, il a fait disposer dans le fort de Vincennes environ cinquante mille fusils, en donnant des ordres au général Daumesnil pour que ce fort ne soit, en aucun cas, livré à l’étranger. Il organise l’armée française en deçà de la Loire, en faisant évacuer tous les objets de valeur du musée d’artillerie[Note 9]. Quand les Autrichiens franchissent le fleuve, il lui suffit de les menacer d’une bataille pour que ceux-ci fassent chemin inverse. Son seul nom suffisait à faire trembler ses adversaires, même après l’abdication de Napoléon.

Le maréchal fait sa soumission au gouvernement royal le 14 juillet, au château de la Source, près d'Orléans (actuel siège de l'université). Il remet le commandement de l’armée au maréchal Macdonald, chargé de la licencier. Quand il a connaissance de l’ordonnance du 24 juillet, qui proscrit les généraux Gilly, Grouchy, Exelmans, Clauzel, etc., il écrit au maréchal Gouvion-Saint-Cyr, ministre de la Guerre, pour demander qu’on substituât son nom à celui de ces généraux, attendu qu’ils n’ont fait qu’obéir à ses ordres.

Retiré sur ses terres, il revient toutefois pour défendre Ney, mis en accusation[Note 10]. Privé de ses traitements, il connut une période difficile qu'il passe à Louviers[47] avant de recouvrer finalement ses titres en 1817[Note 11]. Il ne parut à la cour de Louis XVIII qu’en 1818. Il rentre à la Chambre des pairs le 5 mai 1819 et se rallie complètement à la cause de la Restauration. Il est élu maire de Savigny-sur-Orge de 1822 à 1823, ainsi que son fils de 1843 à 1846 et plus tard son beau-fils, le comte Vigier. Une des places principales de la ville porte leur nom.

Davout meurt le 1er juin 1823, dans l'hôtel parisien du 107, rue Saint-Dominique[1] de phtisie pulmonaire. Il est enterré à Paris, au cimetière du Père-Lachaise (28e division) dans une sépulture qu’il a fait préparer pour sa famille. Sa veuve revend en 1838 l'hôtel de Monaco, son hôtel particulier, au banquier William Hope.

Activité municipale[modifier | modifier le code]

Il a été maire de la ville de Savigny-sur-Orge.

Titres et distinctions[modifier | modifier le code]

Davout est fait duc d'Auerstaedt par lettres patentes du 02 juillet 1808[48] et prince d'Eckmühl par lettres patentes du 15 août 1809[48]. Il se voit attribuer, en outre, plusieurs distinctions françaises et étrangères :

Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Est, 13e et 14e colonnes.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason fam fr d'Avout (Ancien Régime).svg Armes des d'Avout

De gueules, à la croix d'or chargée de cinq molettes de sable.[52]

  1. Justum et Tenacem
  2. Virtuti Pro Patria
  • Adage : « Quand un Davout sort du berceau, une épée sort de son fourreau. »
Orn ext Maréchal-Duc de l'Empire GCLH.svg
Blason Louis Nicolas d'Avout (1770-1823).svg
Maréchal de l'Empire (), 1er duc d'Auerstaedt et de l'Empire (, lettres patentes du ), 1er prince d'Eckmühl et de l'Empire (, lettres patentes signées au palais de Schönbrunn), pair de France ( (Cent-Jours), duc et pair le , lettres patentes du ),

D'or, à deux lions léopardés rampants de gueules, tenant de la patte dextre une lance polonaise de sable, l'un en chef à dextre, et le second contourné en pointe à sénestre, bordure componée d'or et de gueules ; au chef des ducs de l'Empire brochant.[53],[54].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Mémoire de M. le Maréchal Davout, Prince d'Eckmühl au Roi, Paris, Éditions Gabriel Warée, Réimpression par les Éditions Berger-Levrault, 1814 (réimp. 1890), 172 p. (lire en ligne).
  • Le Maréchal Davout, Prince d'Eckmühl. Correspondance inédite (1790-1815). Pologne, Russie, Hambourg., Paris, Éditions Perrin, (lire en ligne).
  • Opérations du 3e corps (1806-1807) : Rapport du Maréchal Davout, Duc d'Auerstaedt, Paris, Éditions Calmann-Lévy, , 385 p. (lire en ligne).

Les papiers personnels de Louis Nicolas Davout sont conservés aux Archives nationales sous la cote 133AP[55].

Mémoire[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une nomination probablement aidée par l’intervention de son oncle paternel, alors major à Royal-Champagne.
  2. Convictions qui vont se renforcer à la faveur d'une circonstance familiale. Le , sa mère épouse en seconde noce Louis Turreau de Linières, ancien officier acquis aux idées nouvelles, membre de la convention et partisan de la mort du roi qui aura une influence certaine sur le jeune Davout.
  3. Les volontaires présentent la particularité, contrairement aux soldats de tradition, de pouvoir choisir leurs officiers et sous-officier par voie d’élection.
  4. Joignant le geste au principe, une loi d'exception dite « Loi des suspects » sera voté, un mois plus tard le , afin de pouvoir purger la société ainsi que les armées des nobles, jugés comme étant des ennemis naturels de la révolution : « Sont réputés suspects les ci-devant nobles qui n'ont pas constamment manifesté leur attachement à la Révolution ».
  5. Le lendemain de cette action qui faisait présager la chute imminente du fort, Menou alors en charge de la conduite des opérations, écrit à Bonaparte : « bonne nouvelle ! Le général Davout s’est conduit avec la plus grande distinction. À la tête de la 22e, un bataillon de la 25e, de la 18e et de trois compagnies d’éclaireurs, il a repris le village entier jusqu’au fort, une pièce de 8 et deux de 16 qu’on vient d’enclouer. Ils ne s’attendaient pas à une attaque aussi vigoureuse ! ».
  6. Dans une lettre adressée à Bonaparte en date du 11 février 1801, Davout décrit Brune comme étant un commandant « sans talents, sans courage, sans caractère et sans bonne foi ! », SHAT, Vincennes, dossier K1-50.
  7. Le 3e corps qu’il dirige, après une marche forcée de quarante-huit heures, résiste lors de la bataille d'Austerlitz à la principale attaque des alliés à près de un contre quatre. Il oblige ainsi l'ennemi à découvrir son centre afin de renforcer son attaque contre lui… décidant de la victoire finale.
  8. Un ordre du jour fait connaître à l’armée que l’Empereur, voulant témoigner sa satisfaction au 3e corps du maréchal Davout par la plus belle récompense pour des Français, avait ordonné que ce corps entrerait le premier à Berlin le 25 octobre. En effet, dix jours après, Berlin voit entrer dans ses murs le maréchal Davout à la tête du 3e corps qui a battu la principale armée prussienne, commandée par le roi et le duc de Brunswick. Ce dernier était mourant. Le roi a passé l’Oder.
  9. Il a aussi fait évacuer, sur La Rochelle, le musée d’artillerie, et, pendant sa route, il fait jeter dans les places fortes près de treize mille pièces de canon qui sont ainsi conservées à la France.
  10. Lors du procès du maréchal Ney, Davout, interpellé sur l’extension que doit avoir la convention du 3 juillet, relativement au prince de la Moskowa, répond que, si la sûreté des militaires qui se trouvaient alors à Paris n’eût pas été garantie par les alliés, il n’aurait pas signé la convention et aurait livré bataille.
  11. Il vécut jusqu’en 1818 dans la disgrâce des Bourbons. On alla jusqu’à faire enlever son portrait de la salle des maréchaux aux Tuileries.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b A. d’Avout, « Maison d’Avout : sa généalogie avec pièces à l’appui », Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, Auxerre, s.n. (impr. de La Constitution), série IV (Ve de la série), vol. LV,‎ , p. 427 – 428 (lire en ligne).
  2. Daniel Reichel 1975, p. 45
  3. Pierre Charrier 2005, p. 25.
  4. a, b, c, d et e Alain Pigeard, Dictionnaire de la Grande Armée, p. 203
  5. Pierre Charrier 2005, p. 34.
  6. Pierre Charrier 2005, p. 36.
  7. Louis Joseph Gabriel de Chénier 1866, p. 29.
  8. Pierre Charrier 2005, p. 41.
  9. a et b Pierre Charrier 2005, p. 42.
  10. Louis Joseph Gabriel de Chénier 1866, p. 40.
  11. Louis Joseph Gabriel de Chénier 1866, p. 49.
  12. Pierre Charrier 2005, p. 48.
  13. Pierre Charrier 2005, p. 49.
  14. Pierre Charrier 2005, p. 62
  15. Mémoires de Bourrienne, T. IV, Paris, 1829, p. 294: « je l'avais pris pour une foutue bête, mais je ne le connaissais pas bien. Il vaut mieux que sa réputation, vous en reviendrez aussi ». Paroles de Napoléon à Bourrienne concernant Davout.
  16. Louis Joseph Gabriel de Chénier 1866, p. 75.
  17. Pierre Charrier 2005, p. 63
  18. Pierre Charrier 2005, p. 68
  19. Pierre Charrier 2005, p. 78
  20. a et b Daniel Reichel 1975, p. 291
  21. Général Pelleport, Souvenirs militaires et intimes, Paris, 1851, T.1, p. 167
  22. a et b Pierre Charrier 2005, p. 83
  23. Commandant Rougelin, Journal des campagnes, Paris, 1829, p. 11 : Rougelin fait dire à Davout au sujet de Kléber : « quand on capitule à la tête d'une pareille armée, on n'est pas digne de faire nommer un caporal ».
  24. Daniel Reichel 1975, p. 292
  25. Pierre Charrier 2005, p. 86
  26. Pierre Charrier 2005, p. 122
  27. Daniel Reichel 1975, p. 295
  28. Daniel Reichel 1975, p. 294
  29. a et b Pierre Charrier 2005, p. 111
  30. Pierre Charrier 2005, p. 90
  31. a et b Daniel Reichel 1975, p. 297
  32. Daniel Reichel 1975, p. 298
  33. Louis Joseph Gabriel de Chénier 1866, p. 113.
  34. Daniel Reichel 1975, p. 305
  35. C'est le donataire le mieux pourvu sur les vingt-six généraux concernés par le décret du 30 juin 1807 (18 % du total de 26 582 652 francs estimés pour tous les domaines polonais précédemment prussiens, récupérés par Napoléon). Source : http://www.histoire-empire.org/correspondance_de_napoleon/1807/juin_03.htm.
  36. C. Mullié indique qu’il gouverne la Pologne avec un despotisme outré qui lui mérite les reproches de l’Empereur.
  37. « https://basedescollections.musee-armee.fr/ark:/66008/2178I?posInSet=3&queryId=N-df0ad37b-0493-47f8-8b15-644feef134da », sur basedescollections.musee-armee.fr (consulté le 7 mars 2018)
  38. a et b Jean Tulard 1999, p. 617
  39. a et b Frédéric Hulot 2003, p. 204
  40. Frédéric Hulot 2003, p. 205
  41. a et b Pierre Charrier 2005, p. 664
  42. Frédéric Hulot 2003, p. 206
  43. Frédéric Hulot 2003, p. 207
  44. Frédéric Hulot 2003, p. 208
  45. Jean-Claude Gillet, La part d'ombre des maréchaux de Napoléon, Bernard Giovanangeli Éditeur, (ISBN 978-2-7587-0092-0), p. 379
  46. C. Mullié indique que tous les ordres, toutes les instructions émises par le maréchal prince d’Eckmühl peuvent être considérés comme des modèles d’organisation tant pour l’offensive que pour la défensive. À Paris, on fabriquait ou l’on réparait jusqu’à 2 000 fusils par jour ; l’activité de toutes les manufactures d’armes fut quadruplée ; le ministre de la guerre fit donner à la cavalerie 12 000 chevaux de gendarmes tout dressés, et quinze jours après ceux auxquels on avait payé comptant le prix de leurs chevaux, se trouvaient déjà remontés.
  47. « Hôtel de Graveron, dit hôtel de la sous-préfecture. », notice no IA00019096, base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. a et b Jean Linden 1979.
  49. a et b Almanach impérial 1810.
  50. Base Léonore n° de notice : L0675037
  51. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j André F. Borel d'Hauterive 1845, p. 95.
  52. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887.
  53. Arnaud Bunel, « Héraldique européenne : France Maison ducale – 1er Empire - Avout Davout », sur blog personnel via Blogger (consulté le 9 décembre 2014).
  54. J. F. Jules Pautet du Parois (appartient aux manuels Roret), Nouveau manuel complet du blason : ou code héraldique, archéologique et historique, avec un armorial de l'Empire, une généalogie de la dynastie impériale des Bonaparte jusqu'à nos jours, etc., ect., Paris, Nicolas Roret, , 2e éd. (1re éd. 1842), VI-340 p., in-16° (lire en ligne), partie 5, « Signes distinctifs de la noblesse de l’Empire. Ornements extérieurs. Signes intérieurs », p. 185 (fig. 150 : vue 355/360), 195 (fig. 205 : vue 337/360).
  55. Archives nationales.
  56. Source : https://e-monumen.net/patrimoine-monumental/monument-au-marechal-davout-auxerre/.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Vol. 1 : Années de jeunesse, Vol. 2 : Années de commandement, Vol. 3 : La Russie et Hambourg et Vol. 4 : Un dernier commandement. L’exil et la mort.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]