Janine Sutto

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Janine Sutto est une actrice québécoise née à Paris en France le (94 ans)

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Paris en 1921, Janine Sutto, tenant des racines italiennes par son père (Léopold Sutto)[1] et françaises, alsaciennes par sa mère (Renée Rimbert)[2], sera parisienne près de neuf ans avant que ses parents ne s'installent à Montréal, en [3].

Fred Barry, Janine Sutto, Muriel Guilbault et George Alexander répètent le scénario du radioroman "Les secrets du docteur Morhanges" en 1945.

En 1935, à l'âge de 14 ans, elle débute sa carrière en jouant dans des feuilletons radiophonique tels Vie de famille et Clémentine[4]. C'est grâce à Guy Mauffette, qui était un ami de son frère, qu'elle a pu ainsi faire ses premiers pas dans le monde du spectacle[4]. Elle débuta au théâtre dans un petit rôle de la pièce L'Aiglon, au Théâtre Arcade, à la fin des années 1930.

Janine Sutto amorce donc, vers 18 ans, une carrière au théâtre, sous les encouragements combinés de son père, Léopold Sutto, un temps associé à Charles Pathé, fondateur d'une grande maison de production cinématographique, et de la comédienne Sita Riddez, une amie de la famille[5]. Au début des années 1940, elle continue de jouer au Théâtre Arcade en compagnie des sœurs Antoinette et Germaine Giroux, les grandes vedettes de cette période.

En 1943, elle fonde avec Pierre Dagenais, le Théâtre de l'Équipe et y joue entre autres Tessa et Fanny dans Marius et Julie dans Liliom. À titre de membre fondatrice et comédienne, elle s'impose rapidement tant par la qualité de son jeu que par l'influence qu'elle exerce sur la présentation d'un nouveau répertoire à Montréal. Elle se marie avec Pierre Dagenais en 1944 pour se séparer l'année suivante. En 1946, elle quitte un an le Québec pour la France[4].

De retour à Montréal en 1947, elle partage son temps entre la scène et la radio, participant aux plus populaires feuilletons radiophoniques de l'époque, dont Jeunesse dorée et Rue Principale[5]. Elle participe aussi aux débuts du Théâtre du Nouveau Monde, jouant aux côtés de Jean Gascon, Jean-Louis Roux et Guy Hoffman dans toutes les premières pièces de ce théâtre en 1951.

Elle fut du début du cinéma québécois (Le Père Chopin) et de la télévision québécoise (Les Belles Histoires des pays d'en haut).

En 1968, Janine Sutto participe à la création des Belles-sœurs de Michel Tremblay en incarnant Lisette de Courval. En 2010, elle est de la création de la comédie musicale Belles-Sœurs, en jouant cette fois Olivine Dubuc; le spectacle connaîtra un vaste rayonnement au Québec ainsi qu'au Théâtre du Rond-Point, à Paris, en 2012.

Parallèlement à ses nombreux rôles au théâtre, elle est active à la télévision pendant toute sa carrière. On se souvient aussi d'elle dans les téléromans Joie de vivre, Septième nord et, le plus célèbre, Symphorien, avec Gilles Latulippe. Elle retrouve d'ailleurs celui-ci à la Télévision de Radio-Canada dans la série Poivre et Sel.

Janine Sutto joue dans un nombre imposant de télé-séries et films québécois. En 2011, à 90 ans et plus de 75 ans de carrière artistique plus tard, elle est encore active à la télévision, au cinéma et au théâtre.

Elle a reçu plusieurs marques de reconnaissance dont une nomination comme Officier de l'Ordre du Canada en 1986, et une autre comme Chevalier de l'Ordre national du Québec en 1998. En mai 2014, Sutto a reçu le Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle de la réalisation artistique (PGGAS). C'est le plus grand honneur dans les arts du spectacle au Canada[6]. En avril 2015, elle est la première femme à recevoir le titre de Citoyenne d'honneur de la Vile de Montréal.

Janine Sutto fut l'épouse de l'acteur Henry Deyglun (en 1957). Elle est la mère de l'actrice Mireille Deyglun et la belle-mère du journaliste Jean-François Lépine. Elle est aussi la mère de Catherine Deyglun, sœur jumelle de Mireille, atteinte de trisomie 21, dont elle s'est occupée pendant près de 50 ans avant que son âge avancé ne la contraigne de prendre la décision très difficile de la placer. Cette dernière est morte le 27 avril 2011[7].

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lépine (2010), op. cit., p. 13.
  2. Lépine (2010), op. cit., p. 14.
  3. Lépine (2010), op. cit., p. 20.
  4. a, b et c Entrevue avec Céline Petit-Martinon (2007)
  5. a et b L'encyclopédie canadienne
  6. (en) « Janine Sutto », sur Fondation des Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle,‎ (consulté le 25 juillet 2014)
  7. « Janine Sutto en deuil : sa fille Catherine est décédée », La Presse canadienne,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]